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L'Onu prévoit une croissance mondiale de 3,3% en 2006

Par L'Economiste | Edition N°:2201 Le 26/01/2006 | Partager

. Elle est due en grande partie à la maturation de la récente reprise économique. Le plus grand danger, les faiblesses systémiques liées aux niveaux élevés des déséquilibres financiersL’ÉCONOMIE mondiale devrait croître au rythme modéré d’environ 3,3% en 2006, les pays les moins avancés (PMA) se distinguant avec une croissance forte de 6,6% quoiqu’en léger fléchissement par rapport à 2005, selon un rapport annuel publié mardi 24 janvier par l’Onu. Si elle se confirmait à 3,3%, la croissance globale serait quasi similaire à celle de 2005 (3,2%) et nettement en recul par rapport à 2004 (4%). Cette évolution s’explique en grande partie par «la maturation de la récente reprise économique mondiale», souligne ce rapport intitulé «Situation et perspectives de l’économie mondiale en 2006» et coproduit par la Conférence de l’Onu pour le commerce et le développement (Cnuced). «Quoiqu’ayant été maîtrisés, les catastrophes naturelles et les actes terroristes ont tout de même eu des effets négatifs sur la performance de l’économie mondiale», ajoute le rapport. Dans l’avenir proche, «l’éventualité de nouvelles flambées des cours du pétrole, du passage d’une crise circonscrite de la grippe aviaire à une pandémie, ou de l’effondrement de l’immobilier dans les pays les plus riches fait planer le risque d’un ralentissement graduel de la croissance mondiale». Mais le plus grand danger, selon le document, pourrait provenir «des faiblesses systémiques liées aux niveaux élevés et croissants des déséquilibres financiers mondiaux». Ceux-ci se sont beaucoup aggravés en 2005, le déficit des comptes courants des Etats-Unis atteignant 800 milliards de dollars, tandis que les excédents du Japon, des pays émergents d’Asie et des principaux pays exportateurs de pétrole se chiffraient entre 100 et 200 milliards de dollars pour chacun. Parallèlement, une croissance plus lente aux Etats-Unis, une stagnation en Europe et une modeste reprise au Japon contrastent avec un léger fléchissement de la forte performance économique des pays en développement. Tirant profit d’un conjoncture internationale favorable caractérisée par de faibles taux d’intérêt et d’inflation et par une forte demande de produits de base, le monde en développement devrait enregistrer cette année, selon l’Onu, un taux de croissance légèrement supérieur à 5,5%, contre 5,7% en 2005 et 6,6% en 2004. Les PMA font mieux avec une croissance estimée à 6,6% pour 2006, contre 6,8% en 2005 et 6,7% l’année précédente. Outre la hausse des cours des matières premières, beaucoup de pays en développement, y compris les PMA, ont bénéficié d’une stabilité politique accrue et de politiques macroéconomiques saines, selon l’Onu. Le respect des engagements pris par les pays riches d’accroître l’aide publique au développement et les remises de dette «donneront une forte impulsion à la croissance des pays les plus pauvres». Mais les importants revenus tirés des produits de base ont un côté négatif: l’absence générale de progrès en matière de développement industriel dans les PMA et en Afrique. En outre, les exportations de produits manufacturés de beaucoup de ces pays ont diminué du fait de la perte des préférences commerciales consécutive à l’expiration en 2005 de l’Accord sur l’habillement et les textiles, souligne le document. Des milliers d’emplois ont été ainsi perdus dans le secteur textile en Afrique, tandis que d’autres pays pauvres comme le Sri Lanka et le Bangladesh résistaient mieux.


Géants asiatiques

LES économies des deux géants asiatiques, la Chine et l’Inde, devraient rester très vigoureuses en 2006, selon le rapport, avec des taux de croissance respectifs de 8,3% (contre 9,2% en 2005) et 6,8% (même taux en 2005). L’énorme demande de matières premières de ces deux pays favorise la croissance de nombreux pays en développement, notamment des producteurs nets de pétrole et d’autres produits primaires.Synthèse L’Economiste

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