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Economie Internationale

Londres soutient Romano Prodi pour la présidence de la Commission Européenne

Par L'Economiste | Edition N°:470 Le 24/03/1999 | Partager

· Les chefs d'Etat devraient nommer à Berlin un président en attendant les élections du 13 juin
· Tony Blair propose une liste de réformes: Equipe antifraude, révision des méthodes de gestion...


Les travaux du Sommet de Berlin démarrent aujourd'hui. A côté du dossier de l'Agenda 2000, la réussite de cette rencontre passe également par la nomination du nouveau président de la Commission Européenne. M. Tony Blair est ferme sur ce point. Il déploie en effet tous ses efforts pour amener les Quinze à trouver un compromis sur le futur "patron" de cette institution. L'objectif du Premier ministre britannique est de restaurer le plus rapidement possible la crédibilité de la Commission bafouée après la démission en bloc de ses membres la semaine dernière.
Après l'annonce de la candidature officielle de l'ex-Premier ministre italien Romano Prodi à ce poste, le gouvernement britannique a exprimé son appui à ce politique considéré comme une personnalité capable de mener des réformes profondes. Même si le Néerlandais Wim Kok, qui n'a pas encore déposé sa candidature, satisfait aux critères des Britanniques, il semble qu'il ne jouit pas du même appui.
La nomination en urgence du président de la Commission n'est pas la seule ambition de M. Blair. Il a déjà proposé une liste de réformes pour ses confrères européens portant essentiellement sur l'instauration d'une équipe antifraude au sein de la Commission, la réduction des niveaux de hiérarchie, la révision des grilles de salaires et des méthodes budgétaires. Les groupes au Parlement européen et le Conseil des Ministres des Affaires Etrangères tiennent aussi à désigner le plus vite possible les nouveaux commissaires.

Un sommet spécial?


Même si le Parlement britannique s'efforce à trouver une solution à la crise de la Commission Européenne, plusieurs observateurs excluent la possibilité de désigner le successeur de M. Jacques Santer à la tête de la Commission au Sommet de Berlin qui s'achève demain. Des experts européens estiment qu'il est fort probable que les Quinze nomment simplement un président tout en examinant en détail les méthodes de nomination. Les 19 autres commissaires seront désignés par leur gouvernement. Cette nouvelle Commission fonctionnera en attendant l'aval du Parlement européen issu des élections du 13 juin prochain. Le Parlement européen, à l'origine de la démission collective du collège rédigeant le rapport accablant sur la mauvaise gestion, entend donc poursuivre ses démarches pour jouer un rôle important dans la constitution de la nouvelle Commission. Si le nouveau président de l'exécutif européen n'est pas désigné à Berlin, il y a de fortes chances qu'il le soit lors d'un sommet spécial quelques jours après celui de la capitale allemande.

Mohamed DOUYEB (AFP)

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