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Economie Internationale

Les propositions d'allégement de la dette des pays pauvres étudiées en juin prochain à Cologne

Par L'Economiste | Edition N°:470 Le 24/03/1999 | Partager

· La France a proposé d'annuler pour 30 ans le service des dettes des 41 pays les plus endettés
· Les Etats-Unis optent pour une réduction des dettes de l'Afrique


Cinq jours après la réunion du G7 le 12 mars à Bruxelles où le ministre français des Finances, M. Dominique Strauss-Kahn, a proposé d'alléger la dette des pays en développement, c'est au tour du Président Bill Clinton de proposer son plan. Un plan qui prévoit d'effacer quelque 70 milliards de dettes publiques dues par les pays africains. M. Clinton a souligné qu'il avait demandé au Congrès de porter cette année de 245 à 482 millions de Dollars le montant de l'enveloppe des Etats-Unis destinée à éponger les dettes africaines. Son plan prévoit l'accélération des remises de dettes par les institutions financières internationales, l'effacement total des dettes résultant de prêts à faible taux d'intérêt bilatéraux aux pays les plus pauvres, une réduction de 90% des autres dettes bilatérales. Il prévoit également des ventes d'or du Fonds Monétaire International (FMI) et des contributions supplémentaires par les Etats-Unis et les autres pays riches au fonds spécial de la Banque Mondiale pour contribuer au coût de ces propositions.
Dans ce cadre, M. Clinton a également appelé le Congrès à adopter sans délai un projet de loi sur le commerce en Afrique qui prévoit d'octroyer de meilleures perspectives aux exportations africaines vers les Etats-Unis. Toutes ces propositions seront étudiées par les pays du G7 lors de leur prochain sommet à Cologne (en Allemagne) en juin prochain.
La riposte française ne s'est pas fait attendre. Après s'être réjoui de la proposition américaine, le ministre français a martelé que les paroles ne suffisaient pas et qu'il fallait désormais passer aux actes. C'était le mercredi 17 mars lors de la réunion annuelle de la Banque Interaméricaine de Développement (BID) à Paris.
La France n'est pas le seul pays européen partisan de cette réduction de dettes. L'Allemagne et la Grande-Bretagne ont aussi adhéré à l'idée. La Grande-Bretagne a émis la proposition d'alléger de 50 milliards de Dollars les dettes des pays en développement à l'occasion de l'an 2000. Le plan français prévoit notamment que les premiers pays concernés seraient les pays pauvres très endettés (PPTE) au nombre de 41. Pour eux, la France propose d'annuler durant une génération (30 ans) le service de la dette (intérêts et capital) au titre de l'aide publique au développement et de ne plus leur accorder que des dons. Une deuxième catégorie de pays, ceux confrontés à un endettement important, se verraient pour leur part appliquer un taux d'annulation de leurs créances commerciales de 67%, au lieu de 50% actuellement. Enfin, Paris propose d'augmenter les possibilités de conversions de dettes en investissements pour pays à revenus intermédiaires non éligibles à des réductions de dettes. Le plafond de ces possibilités de conversions pourrait être relevé de 20 à 40%. Le Maroc fait partie de cette troisième catégorie de pays.


Rappel


La dette totale des pays en développement s'élevait en 1996 à 1.865 milliards de Dollars en valeur actuelle nette. Les institutions internationales avaient lancé en 1997 une initiative qui concernait les dettes des 41 pays pauvres les plus endettés (167 milliards de Dollars). En 1994, le G7 avait décidé à Naples d'appliquer un taux d'annulation des créances commerciales de 50% aux pays ayant un endettement important. Le FMI a proposé voilà plusieurs années de vendre une partie de ses réserves d'or pour assurer le financement de la Facilité d'Ajustement Structurel Rapide (FASR).

Nadia BELKHAT (AFP)

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