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Affaires

L'OCP au Club de L'Economiste
Forte reprise des exportations

Par L'Economiste | Edition N°:3404 Le 12/11/2010 | Partager

. Le cap de 4 milliards de dollars sera franchi en 2010. Le groupe veut mieux négocier le marché des engrais. 10 nouvelles unités programmées sur 10 ans Le miracle de 2008 sera encore réédité cette année. «Les résultats des exportations des phosphates et dérivés s’annoncent bien meilleurs que prévu», affirme Mostapha Terrab, le PDG du groupe OCP, au Club de L’Economiste. Pas moins de 4 milliards de dollars seront réalisés. Et pour cause, une conjoncture favorable portée notamment par la canicule qui a sévi en Russie. Du coup, le marché des engrais a connu un redressement notable. Mais il y a aussi l’effet de la parité dollar/dirham qui s’est bien appréciée. Au départ, est-il précisé, l’hypothèse retenue tablait sur un taux de change du dollar à 7,5 DH. Or, à fin octobre dernier, ce taux s’est situé à 8,3 DH. Mais déjà sur les neuf premiers de l’année en cours, le chiffre d’affaires à l’export du groupe s’est établi à 26 milliards de DH contre 14,1 milliards à la même période de 2009, soit une hausse de 83%. Croissance qui a profité à tous les produits. A fin septembre dernier, les exportations de l’acide phosphorique ont réalisé un chiffre d’affaires de plus de 10,4 milliards de DH au lieu de 6 milliards et celles des engrais naturels et chimiques se sont établies à 9,2 milliards de DH contre 4,5 milliards. Pour ce qui est des phosphates, le groupe a amélioré ses recettes de 2,8 milliards de DH d’une période à l’autre. Comportement favorable de la demande oblige, les volumes, tous produits confondus, se sont inscrits aussi en forte augmentation en comparaison avec les neuf premiers de 2009: 11,9 millions de tonnes contre 7,1 millions. Et tout porte à croire que la conjoncture restera favorable pour le reste de l’année. Car, outre l’effet Russie, la reprise de la demande mondiale est surtout portée par les gros marchés importateurs (Inde et Brésil). S’ajoute aussi la course à la reconstitution des stocks après leur effondrement durant les années de crise. Néanmoins, des incertitudes subsistent. Elles sont surtout liées au comportement de certains acteurs publics et privés. On cite dans ce cadre, la fermeture imminente de certaines mines aux Etats-Unis, la politique chinoise de taxation des exportations des engrais ainsi que l’octroie de subvention en Inde. D’où le risque d’une volatilité des prix sur les deux prochaines années. D’autant plus que l’industrie du phosphate s’est installée dans une phase de sous-investissement depuis 30 ans. Conséquence, l’offre affiche de manière cyclique une tendance à la stagnation, voire à la baisse, face à une demande en croissance soutenue provenant en particulier des pays émergents à vocation agricole. «Car, c’est le marché des engrais qui décide de la formation des prix», fait remarquer Terrab. Sans oublier la forte concurrence qui caractérise le marché des phosphates de manière générale. Le Maroc tient, certes, la position de leader avec 75% des réserves mondiales, mais le minerai abonde aussi aux Etats-Unis, en Chine, en Australie, en Tunisie ou encore en Amérique latine. D’où l’ambition du groupe de s’investir davantage dans la production des engrais. Le projet fait partie de la stratégie visant l’augmentation des capacités de production dans les mines, la chimie et les engrais. A elle seule, la capacité d’extraction devrait passer à 50 millions de tonnes sur les 7 prochaines années. Parallèlement, il est programmé le lancement de 9 à 10 nouvelles unités d’engrais. L’objectif est de passer de 3 millions de tonnes à 10 millions à l’horizon 2020. Le tout selon une flexibilité dans l’approche y compris l’implication de partenaires étrangers. Mais déjà entre octobre et novembre de cette année, il est prévu d’injecter 4 milliards de DH dans les DAP (Di ammonium phosphates) rien que pour l’année 2010.


12 milliards de DH engagés

L’année 2010 sera un bon cru au niveau des investissements OCP avec près de 12 milliards de DH. Pour le seul mois d’octobre, le groupe a investi 5 milliards de DH principalement le projet de pipeline (cf. édition du 8 novembre.www.leconomiste.com). Quatre autres milliards de DH devraient être injectés entre octobre et novembre pour renforcer la capacité de production des engrais et lancer le projet Maroc central, une autre composante du pipeline. Il s’agit de réaliser un oléoduc pour transporter l’eau vers le pipeline principal. Au programme aussi, le renforcement des superstructures de Jorf Lasfar pour près de 1 milliard de DH ou encore un investissement de 120 millions de DH dans une usine d’épuration d’eaux à Khouribga.A. G.

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