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    Tribune

    L'informatique de l'an 2000 se prépare aujourd'hui

    Par L'Economiste | Edition N°:269 Le 27/02/1997 | Partager

    par T. Debbagh (IMS)

    La quasi-totalité des programmes informatiques sont susceptibles de dysfonctionnement à l'horizon 2000, selon une étude. Et pour cause, les traitements de dates ne prennent pas en compte le changement de millénaire.


    Le problème est tellement anodin que beaucoup de chefs d'entreprise et de responsables informatiques ne lui accordent pas l'importance qu'il mérite.
    De quoi s'agit-il? le plus souvent, les systèmes d'informations ont été construits sur la base d'une date à 6 caractères (JJ_MM_AA), soit deux caractères pour indiquer l'année 'exemple (26.11.96), et ceci sans tenir compte du siècle (exemple 26.11.1996). Cette économie est certainement due aux coûts élevés du stockage des données sur les anciens systèmes informatiques, et les concepteurs essayaient d'optimiser la longueur d'un enregistrement car, avec l'effet multiplicateur du nombre d'enregistrements sur un fichier, on arrivait à des économies substantielles.

    Quelques exemples pour illustrer ce problème:
    1. Dans une compagnie d'assurance, un programme consiste à calculer l'âge du client pour en déterminer les conditions d'un contrat d'assurance-vie.
    Age du client: Année en cours - Année de naissance
    En 1996 Age = 96-62=34 ans
    En 2000 Age=00-62=-62!!!
    2. Dans une entreprise, on élabore des lettres de mises en demeure, si la date prévue du règlement est inférieure à la date du jour, et pour cela on inversait la date sous la forme AA-MM-JJ avant de faire la comparaison.
    En février 1997 : 961226 <970205
    En février 2000 : 991226 <000205
    3. Plusieurs programmeurs utilisaient le code "99" pour contrôler la fin d'un traitement pour purger des enregistrements. Imaginons les conséquences de ce type de traitement dès le 1er janvier 1999.
    4. Actuellement, à l'échelle internationale, des cartes de crédit ou de paiement sont remises aux clients avec une période de validité de 3 ans, la date-fin est janvier 2000. Les réseaux internationaux (Visa, Master, Card) appliqueront des pénalités entre 5.000 et 50.000 Dollars à toute banque qui ne sera pas en mesure de traiter les dates de validité au-delà du 1er janvier 2000.

    «Catastrophes en chaîne»


    L'impact est énorme et surtout imprévisible. Le problème est simple, mais les modifications nécessaires se chiffrent en millions de Dirhams.
    Une étude effectuée sur un échantillon représentatif d'applications informatiques fait ressortir que 95% des programmes analysés sont susceptibles de dysfonctionnement, car les traitements de dates ne prennent pas en compte correctement le changement de millénaire.
    Le problème de passage en l'an 2000 présente les caractéristiques suivantes:
    · Il concerne la totalité des systèmes d'information de toutes les entreprises, les banques, les assurances, les administrations, les offices
    · Il est contraint par une date-butoir certaine et inamovible: le 1er janvier 2000.
    · Les risques encourus par une mauvaise interprétation des dates sont extrêmement diversifiés, et les spécialistes évoquent des scénarios du type "catastrophe en chaîne" impliquant des éléments très nombreux internes à l'entreprise (applications, licences de logiciels, procédures d'exploitation automatisées, messagerie, routeurs, standards téléphoniques) et externes (les échanges de données informatisées entre client-fournisseur, entre banques et entreprises, entre partenaires etc).
    La préparation de son système d'information à l'échéance de l'an 2000 est un projet de grande envergure qu'il ne faut plus repousser au risque de démultiplier les coûts et les incertitudes.
    Le problème est posé à l'échelle internationale et concerne généralement le Maroc, alors qu'un sondage récent nous a permis de constater que la plupart des responsables informatiques d'organismes importants ont tendance à minimiser l'ampleur et les conséquences du problème.

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