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L'industrie traditionnelle portée par le textile et le cuir

Par L'Economiste | Edition N°:2303 Le 22/06/2006 | Partager

. Ces secteurs représentent 69,25% des emplois dans la région . Mais difficultés structurelles et manque d’investissementsDe tradition industrielle dans le domaine du textile et du cuir, située au cœur d’une région agricole particulièrement riche, la ville de Fès n’a pas réellement vu se modifier la structure de son appareil productif. Le secteur du textile et cuir concentre, à lui seul, 41% des établissements (250 unités) et 69,25% de l’emploi (19.407 emplois).«C’est l’un des secteurs les plus dynamiques à l’export et les plus importants employeurs, suivi des industries agroalimentaires», indique Mohamed Zouhair, directeur-adjoint du Centre régional d’investissement. Malheureusement, le secteur du textile (au même titre que le cuir) affronte des difficultés structurelles, qui limitent les investissements et la croissance. Sa composition reste à dominante familiale, faiblement ouverte sur des stratégies de rapprochement ou de fusion. En d’autres termes, c’est un secteur sous–capitalisé et donc sensible aux fluctuations de son environnement. Sa culture reste essentiellement productive et son approche marketing se trouve en conséquence insuffisamment agressive et peu structurée. Dominance de la sous-traitance, dépendance des donneurs d’ordre étrangers, taux d’encadrement faible, formation de la main-d’œuvre réduite, poids de l’informel, sont, entre autres, les principales caractéristiques de cette activité. A ces faiblesses, s’ajoutent celles liées à l’environnement concurrentiel: une appréciation constante du taux de change ainsi que des coûts pénalisant l’investissement et la compétitivité. A cet égard, les industriels de Fès assument des coûts de transport plus importants que ceux des villes côtières, aussi bien sur les intrants que sur les produits finis.Malgré ces faiblesses, la ville de Fès dispose pourtant d’importantes atouts, notamment ceux liés à l’activité même. Elle abrite une industrie fortement concurrentielle (faibles barrières à l’entrée et à la sortie, nombre important d’entreprises…). Fès dispose d’une bonne expérience en matière de confection de vêtements et de certains produits de l’amont. Avec une main-d’œuvre qualifiée et disponible, les coûts de travail demeurent relativement compétitifs pour la confection; la majorité des confectionneurs ont une grande connaissance des marchés. Ils maîtrisent les normes européennes et profitent de la disponibilité des zones industrielles à des prix compétitifs.Pourtant, un des désavantages concurrentiels est le transport. En effet, dans le système actuel des transports, l’éloignement des marchés et de la clientèle est un facteur pénalisant notamment par rapport à la région de Tanger et à celle de Casablanca. L’état moyen du réseau routier vers Tanger et vers Nador met la région dans la dépendance notamment vis-à-vis du port de Casablanca. Par ailleurs, la région ne bénéficie d’aucun avantage d’ordre administratif et fiscal par rapport aux villes de la côte depuis le remplacement de l’ancien code des investissements par la charte des investissements en 1995. Les industriels regrettent que la situation soit moins favorable qu’autrefois, où Fès était classée en classe 2, puis en classe 4, ce qui lui valait des avantages spécifiques. En outre, la région se trouve en situation d’infériorité, sur le plan de l’activité économique, avec celle du nord du Royaume, qui fait l’objet de mesures fiscales et de promotion de l’investissement exceptionnelles. «Globalement, on peut dire que la région Fès-Boulemane souffre de désavantages non compensés par rapport aux zones de Casablanca, de Rabat, d’Agadir et de Tanger, et se trouve dans une situation comparable à celle de Marrakech et Nador, et plutôt meilleure, tant que la frontière algérienne reste fermée, à celle d’Oujda», note Zouhair. Et d’ajouter que de façon générale les industries de la région sont fortement concurrencées, au Maroc même, par les importations de produits finis en provenance des pays d’Europe (surtout d’Espagne) qui produisent à des coûts inférieurs. L’échéance de 2010 est donc plutôt redoutée aussi bien par le secteur textile que par l’agro-industrie. Toutefois, parmi les autres branches industrielles, la seule qui trouve des avantages concurrentiels nets est celle du cuir et de la tannerie, qui dispose de matières premières locales et qui a pu bénéficier d’appuis internationaux pour faciliter le traitement des effluents («déchromisation»), sur son principal site de production. Elle écoule une bonne partie de sa production sur place, auprès des artisans, et le reste à l’exportation surtout vers l’Italie. Les qualités produites sont cependant moyennes et ne se prêtent pas facilement à la maroquinerie de luxe. Cette branche (qui n’occupe que 1.300 personnes) traverse cependant des difficultés et n’est pas optimiste quant à son avenir. L’autre branche qui est soutenue, surtout, par une forte production, est celle de la capre.Y. S. A.

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