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Agroalimentaire: La filière des câpres se démarque

Par L'Economiste | Edition N°:2303 Le 22/06/2006 | Partager

. Une branche qui brille par le volume des transactions à l’international. Les câpres en fûts représentent 91% des quantités exportées. La région dispose de 6 unités de transformation et de traitementL’INDUSTRIE agroalimentaire représente 25% des établissements de la ville et occupe 12,5% des emplois. Pour Fouad Ouzzine, directeur du Centre régional d’investissement, «si on peut constater le renforcement de certaines régions en progression régulière, d’autres comme Fès et Kénitra connaissent une progression lente et moins constante avec respectivement 58% en 10 ans pour Fès et 23% pour Kénitra».Toutefois, il y a des branches qui brillent par le volume des transactions à l’international. Il s’agit des conserves de câpres. De fait, les exportations de câpres sont constituées de plusieurs types de produits à savoir les câpres en saumure, sans sucre, sauf conservées par gaz sulfureux... Ces produits sont exportés soit en fûts soit en boîtes. Les câpres en fûts représentent 91% des quantités de câpres transformées exportées.D’après les statistiques du CRI, les exportations de câpres ont conquis plusieurs régions du monde autres que l’Europe: Amérique, Asie, Afrique et Australie. Au sein de l’Union européenne, l’Italie est le premier importateur de câpres, avec, pour l’année 2001, près de 2.906 t, ce qui représente 39% des exportations vers les pays de l’UE. L’Espagne vient en deuxième position (2.595 t) suivie de la France (1.081 t), l’Allemagne (418 t), la Grande-Bretagne (270 t) et la Belgique (75 t). «Ce produit revêt une grande importance de part sa rentabilité, les conditions de la région très favorables à ce type de plantes, et ses différentes utilisations notamment dans les domaines alimentaire, médicinal et cosmétique», indique Ouzzine. Et d’ajouter que le Maroc représente 55% des exportations internationales (11.000 tonnes). Le câprier constitue une source importante de devises avec près de 260 millions de DH, soit 12% de la valeur globale des exportations alimentaires agro-industrielles. La région dispose de 6 unités de transformation et de traitement. La superficie totale actuellement réservée à cette culture est évaluée à 16.370 ha dont laquelle opèrent près de 7.270 agriculteurs. 6.667 d’entre eux occupent 15.565 ha dédiés au secteur traditionnel, tandis que les 603 agriculteurs restants occupent 805 ha. Leur production est destinée au secteur moderne. C’est dire que le câprier est très rentable. En effet, son rendement moyen est évalué à 4 jusqu’à 5 kg par pied soit 12qx/ha. Sa production est de l’ordre de 196.400 quintaux. Notons que les atouts de la région par rapport à ce produit sont multiples. «Il y a une disponibilité d’une zone d’action, et des sites qui s’adaptent parfaitement à ce type de culture», explique Ouzzine. Et d’ajouter que la grande diversité du matériel végétal et la disponibilité de la main-d’œuvre à prix abordable, avec la possibilité d’extension de la culture, restent des avantages incontournables pour l’implantation d’unités intéressées par cette filière. Par ailleurs, malgré le cadre favorable à ce produit, des contraintes persistent. Elles sont relatives notamment à l’absence de références techniques auprès des agriculteurs, le manque d’encadrement et l’absence de programmes de sélection et d’amélioration du matériel végétal pour l’obtention de plants certifiés.Sur le plan commercial, la filière souffre de l’absence de maîtrise de la commercialisation par les agriculteurs, la non-organisation, des problèmes de qualité des câpres et le prix de vente qui est en chute, ce qui démobilise les producteursEn tout cas, cette filière peut être développée à travers l’incitation des agriculteurs à s’organiser en coopératives ou en associations, l’encadrement des producteurs sur les différentes techniques de production, l’organisation de journée annuelle et concours pour encourager la qualité des câpres. Au niveau de la transformation, l’encadrement sur les techniques de transformation, l’approvisionnement des unités industrielles en matière première de qualité, le développement de la relation de partenariat entre producteurs et industriels et la création d’unités modernes de transformation et de conservation de câpres, restent de mise. Enfin, quant à la commercialisation, l’installation des centres de collecte dans les communes rurales concernées, la recherche de débouchés pour l’écoulement de la production et l’organisation de foire seraient d’un grand apport. «Dernier constat: au niveau vertical, l’adoption du système de traçabilité et l’instauration de la procédure de certification pourront rehausser l’image de marque de la région», conclut Ouzzine.Y. S. A

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