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Comment l’université s’est adaptée à la réforme

Par L'Economiste | Edition N°:2303 Le 22/06/2006 | Partager

. Celle-ci est au cœur des projets structurants . La réflexion sur les études doctorales déjà entaméeDepuis quelques années, la réputation d’excellence dont jouissait l’université Sidi Mohamed ben Abdallah a été ternie par l’accentuation du problème du chômage mais aussi par la grogne quasi permanente des étudiants qui affecte le fonctionnement de cet établissement. «C’est au niveau des structures à accès ouvert que le bât blesse», souligne le président Taoufik Ouazzani Chahdi. La démarche adoptée n’est rentable ni pour l’Etat qui investit pour un résultat maigre (seuls 10% arrivent à obtenir la licence) ni pour les étudiants qui viennent renforcer le rang des chômeurs. Depuis 2001, l’université tente de redorer son blason en s’arrimant au train de la réforme. Le pari n’est pas facile quand il s’agit d’impliquer 35.000 étudiants et 1.100 enseignants dans une démarche qui bouscule les repères et enterre quelques habitudes. «L’obstacle de taille est la réticence de certains étudiants à adhérer à la réforme. Pour mettre fin à la vague de contestations, nous étions obligés de dialoguer avec eux», explique Chahdi. Il s’agit dans la plupart des cas d’un dialogue de sourds puisqu’il n’y a pas de représentants légitimes des étudiants. Les islamistes et les progressistes à la fois revendiquent le droit de négocier au nom de leurs camarades. D’ailleurs, l’élection des représentants d’étudiants au conseil d’administration de l’université en est fortement impactée. «Il n’y a pas une véritable représentativité puisque seuls les étudiants d’établissements à accès restreint siègent au niveau du conseil», commente le président. L’application de la charte n’a pas été non plus une promenade de santé étant donné le nombre élevé d’étudiants. Dans les facultés de droit et des lettres de Dhar Lmhraz, le système des contrôles continus, un des piliers de la réforme, ne profite pas à tout le monde. Cela ne pousse pas pour autant le président à être un adepte de l’instauration d’une sélection à l’entrée à l’université. «Nos effectifs au supérieur sont encore en deçà de certains pays de la région (Algérie, Tunisie…). De plus, des créneaux nécessitent d’urgence des ressources qualifiées telles que l’offshoring (Casashore), le paramédical (manque de 10.000 infirmiers) et les call centers». Et c’est pour répondre à une telle demande que l’université Sidi Mohamed ben Abdallah est aujourd’hui partie prenante dans tous les projets structurants de la région. Elle est à l’origine du projet d’une technopole censée développer les activités NTIC à Fès. La concrétisation du projet est déjà entamée à travers le lancement d’une étude d’opportunité et d’accompagnement commandé auprès de l’Université Sophia-Antipolis (Nice-France) et aussi la création d’un groupement d’intérêt économique pour accompagner le projet. L’encouragement à l’entreprenariat est également une des fenêtres d’ouverture de l’université sur son environnement économique. A cet effet, un espace d’innovation et d’essaimage d’une superficie de 500 m2 a été mis en place doté d’un incubateur. Il est ouvert aux étudiants de 3e cycle et doctorants qui désirent créer leur entreprise. L’intérêt pour les besoins des entreprises se manifeste également via des partenariats tendant à former des profils directement opérationnels. Dans ce cadre, l’opérateur national historique des télécoms a financé cinq projets de recherche dans les technologies de l’information et la communication à hauteur de six millions de DH ainsi que des études d’impact réalisées par des étudiants de la faculté de droit portant sur des aspects législatifs et réglementaires. C’est aussi le cas du géant informatique Microsoft qui s’est associé à l’université pour la formation d’étudiants et l’équipement de ses établissements en intranet et service de messagerie. Le Plan régional du tourisme (PDRT) a été également un excellent alibi pour initier des contacts avec le CRT de Fès afin d’adapter les profils formés aux besoins du secteur. Pour cela, l’université a proposé aux professionnels de former des ressources qualifiées en fonction de leurs desiderata. La coopération avec les opérateurs institutionnels a également le vent en poupe. Pour Mohamed El Harti, secrétaire général de la CGEM-Fès, la convention signée récemment avec l’université permettra de mieux centrer la formation par rapport aux besoins des entreprises. Dans ce sens, l’union régionale a été fortement impliquée dans la mise en place de masters professionnels avec la Faculté de droit dans les disciplines de la fiscalité et du droit notarial. L’accord porte également sur la facilitation des stages aux étudiants ainsi que l’accompagnement de ceux qui veulent créer leur propre entreprise. La participation à la dynamique économique se réalise également à travers l’activation de la recherche. L’université s’est déjà inscrite avec force dans la réforme du 3e cycle en proposant 59 projets de master pour accréditation (12 masters proposés par la faculté de droit) dans des domaines aussi variés que l’informatique, l’entreprenariat, le tourisme culturel et rural ainsi que les technologies de l’information. De plus, l’université a amorcé une réflexion sur les écoles doctorales. Le choix de ce modèle d’organisation vise à donner un souffle au travail d’équipe ainsi qu’à la promotion de l’initiative privée notamment l’incitation au développement des projets individuels et de l’esprit innovant.Pour le président Chahdi, il n’est pas question de tomber dans une inflation des infrastructures comme ce fut le cas par le passé. «Nous allons mettre en place une ou deux écoles par champ disciplinaire. Il s’agit de structures dédiées à la recherche interdisciplinaire».La restructuration de la recherche qui constitue un prérequis à la réussite du nouveau système doctoral a été déjà entamée à travers la mise en place de trois pôles d’excellence dans l’analyse biochimique, le patrimoine et les nouvelles technologies ainsi que l’accréditation de 46 laboratoires.


Formation continue

 Pour se rapprocher des entreprises et diversifier ses sources de revenus, l’université Sidi Mohamed ben Abdallah s’est engagé dans la voie de la formation continue. Dans ce cadre, elle a mis en place des diplômes d’université dont celui des technologies de l’information et de la communication enseigné à la FST et un autre dans le thermalisme qu’abritera prochainement la Faculté de médecine et de pharmacie.De plus, quatre DESS en formation continue payante sont dispensés en informatique, en biologie et en management. Etant un acteur central dans la promotion du développement humain, l’université a organisé 91 jours de formation au profit de cadres d’associations et du ministère de l’Intérieur.


L’enseignement privé explose

L’enseignement ne cesse de gagner de l’importance depuis que l’activité économique de la région de Fès a repris de la vigueur. Quatre nouvelles écoles verront le jour à la prochaine rentrée universitaire dans les domaines de l’informatique, de l’ingénierie, du management et de l’ophtalmologie. Le secteur est appelé à connaître un véritable essor suite aux effets bénéfiques du plan Emergence et aussi du développement de l’offshoring et des call centers. Selon Azzeddine Khamlichi, directeur d’HEC, les lauréats des écoles privées sont très bien placés sur le marché du travail où ils sont essentiellement recrutés par les banques et les assurances. Et il ajoute que beaucoup d’entre eux s’orientent de plus en plus vers la création de leurs entreprises. Morad EL KHEZZARI

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