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    Politique Internationale

    Les styles de Miloud Labied à Al Manar

    Par L'Economiste | Edition N°:54 Le 19/11/1992 | Partager

    La galerie Al Manar(1) accueille du 19 Novembre au 10 Décembre 1992 les toiles de Miloud Labied, connu sous son simple prénom, Miloud.
    Le vernissage, sous la présidence du Ministre des Affaires Culturelles, a lieu le 19 Décembre à 19 heures. Al Manar conçoit l'exposition comme un "hommage à Miloud, défricheur inspiré de pistes toujours nouvelles et témoin authentique de l'aube de l'expression picturale marocaine".
    On attend une livraison du mensuel "Les Alignés" entièrement conçu par Miloud Labied, qui accompagnera donc l'exposition. Al Manar met à la disposition des visiteurs, un catalogue comportant les témoignages de Belkahia, Bellamine et Rabi ainsi que des illustrations de l'oeuvre exposée.
    Miloud est l'un des premiers peintres marocains qu'il est difficile de classer dans une école ou dans un courant, mais qui est considéré comme un "père fondateur", aux côtés de Cherkaoui, Yacoubi, Gharbaoui,... Didier Folléas, critique, raconte qu'un jour, "Jacqueline Brodskis, qui animait à l'Indépendance des ateliers de la Jeunesse et des Sports d'où sont sortis plusieurs artistes marocains de renom, lui a dit: "Miloud, je crois que tu peux être un grand peintre".
    Une vingtaine des oeuvres de Miloud sont à Al Manar. Elles couvrent divers styles, diverses explorations du peintre.
    Critique et historien, Edouard Rodoti explique la diversité par des "méfiances" de l'artiste qui se développeraient parallèlement à la maîtrise:
    "Il est vrai que les divers styles que Miloud a jusqu'à présent pratiqués dans ses gouaches, ses toiles ou ses reliefs peuvent nous paraître, au premier abord, ne révéler que la diversité des multiples facettes d'une personnalité trop complexe pour se contenter de s'exprimer toujours en un seul et même langage pictural. Mais l'on aurait tort de penser que cette diversité ne correspond en quelque sorte qu'aux sautes d'humeur d'un artiste enclin, tantôt plus triste ou songeur, à des variations de tempérament aussi aléatoires que celles du temps qu'il fait, tantôt plus ensoleillé, tantôt plus gris ou pluvieux. Il semblerait, en effet, que cette diversité correspond plutôt, chez Miloud, à une volonté de recherche ou de progrès et parfois même d'élimination de certains éléments de style ou de technique qu'il abandonne tour à tour à mesure que son art s'épure de tout ce qui lui paraît ne plus être essentiel, Miloud semble ainsi s'être méfié, dès ses débuts, d'une peinture figurative qu'il pouvait pratiquer avec trop de facilité. Ensuite, il s'est de même méfié d'une abstraction calligraphique ou gestuelle qu'il maîtrise aussi aisément, puis des contrastes de couleur d'un exotisme trop facile et qui s'inspirerait du climat et de la vie du Maroc. De tous les peintres marocains, il est ainsi l'un des moins typiquement "marocains", mais l'un des plus "universalistes".

    M. C.

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