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Economie Internationale

Les réformistes iraniens de plus en plus inquiets

Par L'Economiste | Edition N°:568 Le 09/08/1999 | Partager

· Des milliers de miliciens paramilitaires volontaires ont entamé la phase effective de leurs manoeuvres militaires


Le Mouvement de Libération de l'Iran (MLI, opposition libérale) a dénoncé hier "la campagne de terreur" et "la vague d'arrestations dans les milieux d'étudiants" après les émeutes de juillet.
Dans une lettre ouverte au Président Mohammad Khatami, le mouvement toléré, a affirmé que "plus de 1.500 étudiants" avaient été arrêtés depuis les troubles de Téhéran et de province.
Par ailleurs, la suspension pendant cinq ans du journal Salam, principale tribune des alliés politiques du Président iranien, est considérée comme un coup sévère contre les réformistes à six mois d'élections législatives cruciales. Cette fermeture prive ainsi les réformistes iraniens d'un important support pour la mobilisation de l'opinion publique derrière M. Khatami, en vue des prochaines législatives.
Le patron du journal, M. Mohammed Khoeinia est, tout comme M. Khatami, membre influent de l'Association des Religieux Combattants, une formation politico-religieuse radicale devenue réformatrice depuis l'élection triomphale du Président Khatami en mai 1997.
Pour rappel, l'arrêt de la publication du journal, le 7 juillet dernier, au lendemain de l'adoption par le Parlement du principe d'une loi sur le durcissement des sanctions judiciaires envers la presse, avait entraîné des manifestations sans précédent dans les milieux d'étudiants à Téhéran et dans d'autres villes du pays.

Plusieurs journaux avaient déjà été fermés cette année, plusieurs autres sont désormais menacés de fermeture. De plus, des dizaines de journalistes du camp réformateur ont été arrêtés par la justice, qui vient de codifier pour la première fois depuis la révolution islamique de 1979 les délits politiques.
Cette loi considère comme délits politiques "la propagation d'informations mensongères ou de rumeurs, tout contact et échange d'informations, d'interview et de complicité avec les ambassades, les organisations, les partis ou les médias étrangers".
D'un autre côté, 50.000 miliciens paramilitaires volontaires (Bassidjis) ont entamé hier la phase effective de leurs manoeuvres militaires. Celle-ci est notamment destinée à montrer leur détermination à défendre la révolution face aux fléaux qui la menacent.
Ces manoeuvres interviennent quelques semaines après l'intervention musclée de ces miliciens pour mettre un terme aux manifestations d'étudiants et aux troubles à Téhéran et dans plusieurs provinces.

Wissal SEGRAOUI (AFP)

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