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Economie Internationale

Un Arabe israélien dans le gouvernement Barak

Par L'Economiste | Edition N°:568 Le 09/08/1999 | Partager

· Poste octroyé: Vice-ministre des Affaires Etrangères

· Un pas significatif pour l'intégration des Arabes dans l'Etat hébreu


Le député israélien Nawaf Massalha est le premier Arabe à occuper le poste de vice-ministre des Affaires Etrangères de l'Etat hébreu. Il est connu pour son caractère modéré qui lutte pour l'égalité des droits des Arabes en Israël et la paix au Proche-Orient.
M. Massalha, qui sera l'adjoint du ministre des Affaires Etrangères David Lévy, est un homme de compromis, aux positions plutôt centristes, et un apparatchik, qui a fait toute sa carrière dans la mouvance travailliste. Le poste de vice-ministre des Affaires Etrangères est le plus important auquel a accédé, à ce jour, un membre de la minorité arabe, qui représente 18% de la population israélienne.
Grand, légèrement voûté, une paire de lunettes sur le nez, M. Massalha est apprécié de ses pairs à la Knesset, qui le jugent aimable et distingué. Ils l'ont chaleureusement félicité après sa désignation hier.
Il vient aussi d'être nommé à la puissante Commission des Affaires Etrangères et de la Défense de la Knesset, parmi quatre députés arabes qui y ont fait leur entrée pour la première fois.
Au cours des dernières années, M. Massalha a graduellement infléchi ses positions dans un sens propalestinien, en phase avec l'évolution générale de son électorat arabe israélien. M. Massalha est né le 26 novembre 1943 à Kafr Kara, un village pauvre où il habite toujours, dans une zone à fort peuplement arabe appelée le Triangle, au Nord-Est de Tel-Aviv.

Dans cette région, les habitants arabes étaient jusqu'en 1965 placés sous gouvernement militaire, un régime particulièrement oppressif.
Après avoir été pendant trois ans instituteur dans son village, M. Massalha entre dans l'appareil travailliste en adhérant à la Histadrout, la grande centrale syndicale israélienne. Il gravit peu à peu les échelons de la Histadrout, devenant directeur de la section arabe et membre du Comité central. En 1988, il est élu au Parlement, sur la liste du parti travailliste. Il devient immédiatement vice-président de la Knesset, un poste purement honorifique.
Lors de l'élection du Premier ministre travailliste Yitzhak Rabin, en 1992, M. Massalha commence à avoir un pied au gouvernement, comme vice-ministre de la Santé. En 1996, avec le retour de la droite au pouvoir, il redevient vice-président du Parlement. Marié, père de cinq enfants, M. Massalha est trilingue (arabe, hébreu et anglais), ce qui est utile pour son nouveau poste.
Après sa nomination, M. Massalha a estimé qu'il s'agit d'un pas significatif en vue de l'intégration des Arabes d'Israël dans l'Etat. "J'espère que le gouvernement Barak sera bien un gouvernement de paix comme il l'a promis. Quant à moi, ce sera mon premier objectif au Ministère des Affaires Etrangères", a-t-il ajouté. Il a cependant regretté de n'avoir pas obtenu un véritable poste de ministre, qui n'a jamais été attribué à un Arabe en Israël.


Un million d'Arabes israéliens


Les Arabes israéliens, qui sont environ 1 million, sont les descendants des Palestiniens qui n'avaient pas pris la route de l'exode durant la première guerre israélo-arabe en 1948.
Formellement, ils bénéficient de l'égalité des droits, et notamment du droit de vote, mais dans la pratique, ils continuent à subir une série de discriminations. Celles-ci sont particulièrement nettes dans les domaines de l'habitat et de l'éducation. En outre, les Arabes sont sous-représentés dans les instances du pouvoir. Ils ont obtenu un nombre record de 13 députés sur 120 aux élections parlementaires du 17 mai.
Le Parlement israélien devait voter hier dans l'après-midi pour donner son aval à la nomination de M. Massalha, en même temps que celle de cinq nouveaux ministres et sept autres vice-ministres. Parmi les cinq nouveaux ministres figure notamment une femme, Mme Yuli Tamir, professeur de sociologie, qui se voit confier le portefeuille de l'Intégration des immigrés. C'est la seconde femme du gouvernement Barak, après Mme Dalia Itzik (Environnement).

Hcham RAÏQ (AFP)

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