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Les pays arabes étalent leurs divergences

Par L'Economiste | Edition N°:1735 Le 29/03/2004 | Partager

. La Tunisie reporte unilatéralement le sommet de la Ligue arabe . A l'origine, un désaccord sur le “Pacte de concordance”Le sommet de la Ligue des Etats arabes, qui devait se tenir à Tunis les 29 et 30 mars 2004, a été reporté. La décision prise unilatéralement par la Tunisie, pays qui devait accueillir la manifestation à partir de ce lundi, est sans précédent dans les annales de la Ligue arabe. “Les règles qui régissent les réunions de la Ligue arabe ne prévoient pas une décision unilatérale semblable à celle qui a été prise par Tunis”, indique l'AFP qui rapporte les propos d'une source arabe ayant requis l'anonymat. A l'heure où nous mettions sous presse, l'Egypte s'est dite prête à accueillir ce sommet arabe. “Les pays arabes ont manqué une nouvelle et précieuse opportunité d'apparaître aux yeux du monde en tant qu'ensemble régional actif et agissant capable de s'adapter aux mutations sur la scène internationale et d'être à la hauteur de ce moment historique et crucial”, lit-on dans la presse tunisienne. Et pour cause: ce report survient à un moment où l'opinion publique arabe aspire à ce que le sommet de Tunis soit un tournant décisif sur la voie de la dynamisation de l'action arabe commune. A l'origine de ce report, explique un communiqué des Affaires étrangères tunisiennes, l'amendement proposé par la Tunisie du document du sommet, “Pacte de concorde et de solidarité arabes”. La Tunisie “s'étonne” que le projet de ce ‘'Pacte'' dans sa version initiale, ne mentionne pas le concept de démocratie”. Elle a souligné la nécessité de mentionner l'attachement des pays arabes aux valeurs de tolérance et de compréhension, ainsi qu'au principe du dialogue des civilisations. Elle a également appelé les pays arabes à bannir l'extrémisme, le fanatisme et le terrorisme et à combattre ces phénomènes, dans le cadre de la coopération et de la solidarité internationales, en vue d'en éradiquer les sources. Propositions qui n'ont pas été accueillies favorablement par tous les pays arabes. Pour sa part, la Tunisie qui juge impératif d'inclure ces questions jugées “fondamentales et stratégiques dans la modernisation et la réforme des sociétés arabes”, campe sur sa position. Elle exprime par ailleurs ses regrets face à cette occasion manquée par la communauté arabe “d'émerger en tant que grande collectivité civilisationnelle et groupement régional crédible en cette conjoncture délicate marquée par l'acuité des défis et nécessitant des solutions concrètes et pratiques, en lieu et place de la rhétorique et de l'emphase”.K.E.H.

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