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    Politique

    Les partis acculés à se renouveler

    Par L'Economiste | Edition N°:3512 Le 20/04/2011 | Partager
    L’organisation des congrès indispensable pour accompagner les réformes
    Fossé profond entre les citoyens et les partis
    Des réformes politiques sont nécessaires

    LE rôle des partis politiques attise les débats. Depuis le lancement de la révision de la Constitution, ils font l’objet de critiques de toutes parts. Certains de leurs représentants étaient sur le plateau de 2M pour une émission, animée par Khalid Moustaphaoui et consacrée aux «partis politiques comme leviers de la vie démocratique». D’emblée, des micros-trottoirs ont donné une image négative sur les formations politiques. Insatisfaction, échecs, méfiance… autant de sentiments et de critiques que les citoyens interrogés formulent à l’encontre des politiques. Pour l’un d’entre eux, les partis historiques ont échoué dans l’encadrement des citoyens. Idem pour les formations créées par l’Administration. Cela montre l’ampleur du fossé qui les sépare.
    Ce fossé existe également entre les partis eux-mêmes. Ainsi, sur le plateau, Abderrahim Lahjouji, secrétaire général des Forces citoyennes, a affirmé la fin des idéologies. A l’en croire, les clivages politiques gauche-droite n’ont plus de place. C’est la nature des choix des partis qui les distingue, souligne l’ancien patron des patrons.
    Driss Al Kaissi, député du RNI, ne partage pas cet avis. Pour lui, «les clivages restent indispensables pour la composition des coalitions homogènes entre les 35 partis qui opèrent sur la scène politique». Pour cela, toutes ces formations doivent se préparer pour mener la bataille des élections législatives de 2012. Mais dans l’immédiat, il est impératif que les partis arrivent à accompagner la révision de la Constitution.
    Pour cela, ils sont amenés à adopter de nouveaux programmes, à s’ouvrir sur de nouvelles compétences comme les jeunes et les femmes. Driss Al Kaissi a saisi cette opportunité pour lancer un appel aux autres formations pour qu’elles lancent des congrès en vue de renouveler les dirigeants et les élites pour accompagner cette nouvelle étape historique. Un peu à l’image de ce qu’a fait son président Salaheddine Mezouar en décidant d’organiser le congrès du RNI en juin prochain. Al Kaissi a appelé les partis à engager un dialogue avec les jeunes du mouvement 20 février qui ont montré leur intérêt pour la politique. Mais il ne faut surtout pas profiter de l’occasion pour les embrigader.
    Sur le registre de la contribution des partis dans le processus des réformes, Abderrahim Lahjouji a noté que «depuis sa création en 2001, sa formation a consacré les principes de la citoyenneté qui ont pris de l’importance aujourd’hui. Mais les trois dernières élections ont fait avorter notre projet ». D’après lui, «la corruption, le nomadisme et l’intervention de l’administration ont contribué à décrédibiliser les partis politiques».
    Mounir Bensallah de la Jeunesse de l’USFP a considéré que la libération des prisonniers politiques est une initiative qui permettra aux citoyens de reprendre confiance dans les institutions.
    Pour lui, la révision de la Constitution ne produira son effet que si elle est accompagnée par des réformes politiques qui touchent notamment le mode de scrutin et la lutte contre le nomadisme.


    Commission pour les élections


    SUR la neutralité de l’Administration, Abderrahim Lahjouji a proposé une solution. Il s’agit de confier la supervision des prochaines élections législatives à une commission composée de représentants des différents partis politiques. «Nous voulons connaître les résultats des élections sans l’intervention du ministère de l’Intérieur», a-t-il martelé.


    Soumia BENCHERKI

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