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    Economie

    Les médecins-résidants durcissent le ton

    Par L'Economiste | Edition N°:504 Le 11/05/1999 | Partager

    · Les médecins résidants lancent un appel à la grève pour le 19 mai
    · Un service minimum sera assuré aux urgences


    Après avoir multiplié les arrêts de travail au cours de ces derniers mois, les médecins résidants et internes ont lancé un appel pour un nouveau mouvement de grève le 19 mai. Au cours de la conférence de presse qui a été tenue avant-hier à Rabat, la Commission nationale des médecins internes et résidants a annoncé l'arrêt des consultations dans les hôpitaux Avicenne à Rabat et Ibnou Rochd à Casablanca. Les gardes au niveau des urgences et des services de réanimation seront également concernés. Le fait que la conférence de presse ait eu lieu au siège de l'Organisation des droits de l'Homme à Rabat n'est pas un hasard. Les médecins résidants, dont la marche avait été violemment réprimée le 6 mai veulent manifestement mobiliser l'opinion publique autour de leur cause. Après les diplômés-chômeurs, les médecins veulent à leur tour être intégrés dans la Fonction Publique. Les toubibs semblent en revanche avoir plus de pouvoir de négociations. Du moins si l'on en juge d'après l'enjeu: assurer les services de soins à la population.
    Hier, les médecins avaient marqué un arrêt de travail de deux heures au niveau des urgences. Un sit-in est également prévu aujourd'hui devant le siège du Ministère de la Santé Publique. Les membres de la Commission n'ignorent sans doute pas que cette formule de protestation, à s'avoir s'abstenir de prodiguer des soins aux personnes souffrantes, "n'est pas sans conséquences". En principe un service minimum sera assuré de manière à permettre une prise en charge des cas d'urgence. "Les autres cas devront attendre que les problèmes des médecins résidants et internes soient résolus" (Sic!)
    Les médecins résidants affirment avoir multiplié les contacts avec les différents ministres qui se sont succédé à la tête de la Santé Publique. En vain. La dernière rencontre avec des représentants du gouvernement remonte au mois de janvier dernier. C'était avec M. Lahlimi. Les médecins résidants avaient alors décidé de suspendre la grève prévue pour les 26, 27 et 28 janvier 1999 "en gage de leur bonne volonté".
    On précisera que le résidanat instauré en 1995 est devenu aujourd'hui la seule voie pour la spécialisation en médecine. On distingue généralement deux types de résidants. Les premiers n'ont pas la qualité de fonctionnaires ou de salarié d'un établissement public ou privé. Ils perçoivent une indemnité de fonction de 2.000 DH. "C'est la catégorie la plus lésée", indiquent les membres de la commission.
    Le seconds souscrivent un engagement en qualité d'enseignant-chercheur ou de médecin de santé publique pendant une durée de huit ans et perçoivent une indemnité de fonction de 4.700 Dirhams pendant les première et la deuxième années du résidanat et de 5.600 Dirhams pendant les troisième, quatrième et cinquième années selon la spécialité.


    Le cursus


    Les modalités de recrutement permettent de distinguer deux types de candidats: les internes ayant validé deux années effectives d'internat qui peuvent accéder aux fonctions de résidants sur titre et les docteurs en médecine admis au concours de résidanat qui se déroulent dans les facultés de médecine et de pharmacie de Casablanca et de Rabat. La durée de la formation varie selon la spécialité choisie. Elle peut donc s'étaler sur 3, 4 ou 5 ans. Durant cette formation, le médecin résidant est chargé d'assurer les gardes aux urgences, dans les services, les consultations ainsi que les nombreuses tâches qui reviennent à tout médecin praticien. A cela s'ajoute également l'encadrement des étudiants en médecine.
    Les résidants contractuels non fonctionnaires s'engagent en fait à servir l'Etat pour une durée de huit années et ce, à partir de la fin de la spécialité. Actuellement le nombre de ces résidants est de près de 500.

    Khadija MASMOUDI

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