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Les industriels du poisson veulent une filière intégrée

Par L'Economiste | Edition N°:466 Le 18/03/1999 | Partager

· Les armateurs affirment que l'intégration des industriels favorisera la constitution de monopoles
· Les industriels ne partagent pas cet avis
· Une solution fait son chemin: Substituer le conflit par une logique de complémentarité


Faut-il intégrer la filière de la pêche? Anodine, cette question l'est certainement auprès des industriels du poisson. "L'intégration de la filière permettra à coup sûr d'augmenter l'avantage concurrentiel des conserveurs et du coup procéder à des investissements colossaux à même de créer un très grand nombre d'emplois", affirme M. Abdelhamid Ayouch, président de la Fenip(1). Les armateurs de la pêche côtière, eux, ne l'entendent pas de cette oreille. Le ton monte. "Mais pourquoi donner des licences d'affrètement aux industriels et donc favoriser la constitution de monopoles qui vont, non seulement concurrencer les petits chalutiers de la côtière, mais pourraient aussi supprimer plusieurs postes d'emplois". Compliquée, la question devient alors complexe. Parallèlement, d'autres contestations montent au créneau: "Nous n'allons pas faire sortir les Européens pour les remplacer par des Marocains".
Reste qu'aujourd'hui une solution émanant du Ministère des Pêches Maritimes (MPM) fait son chemin. "Il faut que la logique de complémentarité se substitue au conflit opposant les deux parties". Traduction: les armateurs doivent s'associer avec les industriels et vice versa.
Loin de favoriser la constitution de monopoles ou encore la suppression d'emplois dans la pêche côtière, la solution proposée est salutaire. Encore faut-il que les deux parties la concrétisent.
Pour l'heure, rien ne préfigure une telle orientation. En effet, les industriels considèrent que le seul moyen permettant à leurs machines de tourner à "100%" est que le Ministère de tutelle leur accorde des autorisations d'acquisition de bateaux. "Cette perspective nous paraît d'autant plus plausible que l'accord de pêche entre le Maroc et l'Union Européenne ne sera pas reconduit". Or, précisent les experts du MPM, cette perspective ne peut être envisagée tant que des données fiables ne sont pas encore disponibles.
En fait, le souci du MPM aujourd'hui est d'effectuer des projections et des études d'impact des différentes flottilles de pêche sur l'écosystème marin et ce, après le retrait de la flotte étrangère.
Par ailleurs, l'industrie de la pêche traîne toujours derrière elle le passif des "farineurs". "Cette industrie n'est pas seulement polluante, mais elle absorbe plus de 60% de la sardine pêchée, entraînant ainsi une désarticulation du circuit de distribution", contestent quelques conserveurs. Pas très convaincu, le président de la Fenip rétorque que "cette industrie, malgré le mauvais rôle que nous lui prêtons, permet de réguler les recettes des marins. Ce rôle durera tant que la flottille de pêche côtière est artisanale".

Hassan BOUCHACHIA


(1) Fédération Nationale des Industries de Transformation et de Valorisation des Produits de la Pêche.

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