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Les habitants de Tamadla réclament des fontaines

Par L'Economiste | Edition N°:2349 Le 29/08/2006 | Partager

. Plus de 1.200 personnes privées d’eau. Insalubrité, infections diverses Tamadla est une petite agglomération perchée sur une colline à la périphérie de la ville de Béni-Mellal. Elle est riche d’une population de près de 1.200 habitants répartis en quelque 300 foyers. Ces derniers sont pour la plupart issus des tribus rurales des Aït Atta, Ait Saïd Ouichou et Aït Bouzid. Tribus qui ont fui la sécheresse de leurs campagnes et qui sont venues trouver refuge aux abords de la ville. Aujourd’hui, ces derniers s’entassent dans des baraques de fortune, sans commodité aucune. La seule source d’eau se trouve très loin à plusieurs kilomètres, à proximité d’un immense château d’eau. Pour tous, la quête de l’eau est une corvée quotidienne qui se déroule sans relâche et dans des conditions difficiles. Pour la famille Ou Hmad, 80 litres d’eau sont nécessaires au besoin des 5 personnes qui la composent. Ainsi, deux fois par jour, très tôt le matin et tard le soir, Brahim et Aziza scolarisés et âgés respectivement de 10 et 12 ans doivent assurer l’approvisionnement en eau de la maison. L’activité est encore plus difficile en hiver quand l’eau du ruisseau devient boueuse lors des crues et n’est donc plus potable. Alors, il faut récupérer l’eau de pluie tombée sur la terrasse par des canalisations bricolées à la va-vite et toutes rouillées. Par ailleurs, les infections sont nombreuses, notamment parmi les enfants et les vieillards. A noter aussi que Beni-Mellal dispose essentiellement de fosses septiques. Souvent, les pluies draînent vers la source toutes sortes de déchets, polluant ainsi la source potable. Aussi, aujourd’hui, les habitants se mobilisent et réclament des bornes-fontaines pour mettre fin à tous ces désagréments. La plupart, vivant au dessous du seuil de pauvreté, n’ont pas les moyens de se brancher au réseau d’eau potable. La pose de bornes-fontaines serait, selon eux, de vivre dignement et d’assurer à leurs enfants une scolarité équilibrée.De notre correspondant,Salah PHILIPPE

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