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Economie

Les comptes nationaux calculés autrement

Par L'Economiste | Edition N°:2263 Le 26/04/2006 | Partager

. Un système plus intégré mis en place . Il se traduit par une hausse des agrégats économiquesLes comptes nationaux changent de norme. Ils passent au Système de comptabilité nationale (SCN) de 1993, en remplacement de celui de 1968. Ceci, avec 1998 comme année de base au lieu de 1980. Ce nouveau système sera définitif dès janvier 2007, date à laquelle la série couvrant la période 1998-2005 sera présentée. Entre-temps, le Haut-commissariat au plan en fait la promotion. Le séminaire qu’il a organisé lundi 24 avril à Rabat a été l’occasion de présenter ses principales caractéristiques et les changements qui en découlent. Elaboré conjointement par les Nations unies, la Banque mondiale, le FMI, l’OCDE et la Commission européenne, le SCN 1993 se distingue par une meilleure appréhension des évolutions économiques. Il intègre les derniers développements des systèmes statistiques, de la science économique et des concepts comptables. Ce passage introduit des changements importants dans les concepts, les nomenclatures et les méthodes. «Il se solde par des variations, parfois significatives, des niveaux et des évolutions temporelles des agrégats économiques, notamment du PIB», a d’emblée précisé Ahmed Lahlimi, haut-commissaire au plan.Les résultats provisoires de 1998 à 2003 confirment cette donne. Le changement de norme et d’année de base se traduit ainsi par une réévaluation de 11,8% du PIB. Et pour cause, le cadre conceptuel et comptable du nouveau système est plus complet. Il fournit une base de données macroéconomiques plus exhaustive. Les changements apportés portent sur l’élargissement de la notion de production, de formation brute du capital fixe (FBCF) et de l’analyse des revenus. La notion de consommation subit également une modification de taille. Elle est désormais scindée en consommation effective et en dépenses de consommation. Le système d’évaluation de l’évolution des grandeurs économiques dans le temps a également été développé, à la lumière des changements affectant les structures des prix. Il permet de mieux cerner la contribution effective des branches et des secteurs économiques à la richesse nationale. Ce qui explique en grande partie les écarts enregistrés en matière de PIB. L’apport de plusieurs activités a été revu à la hausse, notamment pour l’agriculture (16,4%), le loyer (115%), les assurances (105%), les administrations publiques (15,5%). «Mais les révisions lors des changements de base ne veulent pas dire que le diagnostic passé était faux», a souligné Maryvonne Lemaire, chef du département des comptes nationaux (France) de 2001 à octobre 2005. «Il faudra à ce moment-là distinguer entre ce qui relève des performances et ce qui est le fait des simples changements de concepts ou de méthodes comptables», a expliqué Lahlimi.Pour la mise en place du nouveau système, une réforme profonde de la comptabilité nationale et d’une rénovation du système d’information statistique se sont avérées nécessaires. «A commencer par un effort de formation et de mise en place d’outils de collecte et de traitement de l’information pour maîtriser les spécificités de cette nouvelle norme et l’adapter à la réalité de notre pays», a déclaré Mostapha Afkir, chargé de la direction de la comptabilité nationale au HCP. Les sources statistiques ont également été élargies. Des enquêtes ont été réalisées auprès des entreprises, des ménages et des administrations. Elles ont porté sur le secteur informel, les niveaux de vie, la consommation des ménages, l’investissement, le recensement économique. «De même, et outre l’industrie et l’agriculture, un dispositif d’enquêtes permanentes sur les BTP, le commerce et les services a été mis en place pour couvrir, autant que possible, l’ensemble des activités économiques du pays», a rappelé Lahlimi. Il n’en demeure pas moins que l’information statistique demeure incomplète, notamment en matière d’entreprises. La nécessaire mise en place d’un répertoire et un identifiant unique des entreprises a été soulignée à cette occasion. En attendant, le HCP réfléchit d’ores et déjà à la préparation d’une nouvelle année de base, dont le délai se situe entre 5 et 10 ans. Pour le Maroc, ce sera chose faite «dès le passage définitif à la base 1998», a promis le haut-commissaire. Le HCP y incorporera de nouvelles informations dont la disponibilité est programmée à partir de cette année. Celles-ci concernent notamment les institutions privées à but non lucratif, le secteur informel et les niveaux de vie des ménages. D’autres actions sont programmées en partenariat avec des départements ministériels producteurs de l’information notamment l’agriculture et l’économie non observée (secteur informel, économie souterraine et activités illicites).


Souplesse

Ce système offre de multiples possibilités d’adaptation aux besoins des utilisateurs potentiels, en particulier, à travers la construction de comptes satellites et de matrices de comptes sociaux. De telles constructions permettent, notamment, d’évaluer l’impact des programmes de lutte contre la pauvreté ou des accords internationaux. Elles permettent également d’évaluer les politiques économiques et d’étendre les capacités d’analyse à des secteurs spécifiques (tourisme, l’environnement, l’habitat, l’éducation, la santé…). Pour en présenter les différents avantages, le HCP a prévu d’organiser dans les prochains mois une manifestation internationale à laquelle devraient participer des pays maghrébins et africains. Tarik QATTAB

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