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Les boulangers réitèrent la menace de grève

Par L'Economiste | Edition N°:1670 Le 25/12/2003 | Partager

. Un mouvement est annoncé les 14 et 15 janvier . En cas de non-application de la hausse, ils comptent passer à “une grève ouverte”C'est une réunion marathon qui a rassemblé les délégués du Syndicat national des patrons de boulangerie, le 23 décembre à Casablanca. Plus de 5 heures de pourparlers pour trancher sur la “crise du pain” et les dispositions à prendre concernant la hausse du prix. Finalement, les boulangers se sont résolus à décréter un arrêt de travail de 48 heures en guise de protestation. Une décision unanime qui prendra effet les 14 et 15 janvier 2004. “Cette décision vient contester l'attitude des pouvoirs publics qui n'arrivent pas à sortir de leur mutisme”, soulignent les boulangers. “Nous avons privilégié la mi-janvier pour ne pas entraver la bonne marche du tourisme et les opportunités de fin d'année”, a précisé El Houssine Azaz, président du Syndicat national. Selon ce dernier, le syndicat refuse pour le moment l'appellation “grève”, eu égard à sa connotation péjorative. Mais il n'en demeure pas moins, ajoute-t-il, que les boulangers seront contraints d'y recourir de façon ouverte si rien n'est entrepris par les autorités après le 15 janvier prochain. Le message est on ne peut plus clair! Pour rappel, les boulangers disent avoir multiplié les recours auprès des autorités. Ils ont saisi la Primature, le ministère chargé des Affaires économiques et de la Mise à niveau, “mais sans réponse concrète au sujet de la hausse”. Face à ce constat, les boulangers dénoncent “des tergiversations préméditées”. D'autres encore préfèrent parler de “la politique de l'autruche”. Mais au préalable, ajoute-t-on, des promesses ont été faites de la part du Premier ministre, le 14 octobre dernier. Date à laquelle devait prendre effet la première hausse de 10 centimes. Un ajournement de l'augmentation a été conclu “sous réserve de l'appliquer juste après le mois de Ramadan en plus de l'amorce d'une politique de mise à niveau dans tout le secteur”, ajoute Azaz. A noter que les négociations autour de la hausse ont commencé il y a bientôt une année. Un arrangement avec le département de tutelle avait été arraché afin d'étaler une hausse de 30 centimes sur trois étapes, à compter du mois d'octobre dernier. La dernière augmentation devrait prendre effet vers l'été 2004.A l'évidence, la hausse du prix du pain semble être une décision douloureuse à prendre, les autorités considérant cet aliment comme stratégique. Raison pour laquelle la farine est subventionnée.Entre-temps, le prix de la baguette reste suspendu entre le marteau des boulangers et l'enclume du pouvoir d'achat des consommateurs. A présent, pour rompre le silence des autorités, le Syndicat national a tenu à informer les deux ministères précités en plus du département de l'Intérieur de l'arrêt de l'activité, prévu pour les 14 et 15 janvier. Si rien n'est entrepris, les boulangers ont envisagé un autre scénario: la grève ouverte et le recours à l'arbitrage royal. A moins que le gouvernement ne leur fasse un cadeau de fin d'année…Amin RBOUB

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