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Politique

Les alliances suspendues à la réunion Istiqlal-USFP

Par L'Economiste | Edition N°:1602 Le 16/09/2003 | Partager

. Cette rencontre au sommet sera décisive. Le Premier ministre a reçu les partis de la majoritéA peine les états-majors des partis ont pris connaissance des résultats des élections communales, leurs machines se sont mises en branle. Les réunions se succèdent. L'ordre du jour est connu: analyser les résultats mais surtout choisir entre les prétendants à la mairie de plusieurs villes. Le temps presse et il s'agit de désigner ce candidat pour que tout soit prêt avant le 24 septembre, date de la convocation des Conseils de ville pour élire leurs instances. Cela ne suffit pas. Il faudra surtout voir les partenaires avec qui il sera judicieux de contacter des alliances pour obtenir la majorité des sièges dans les villes. Les tractations ont démarré. L'Istiqlal a déjà rencontré l'USFP. D'autres réunions de prise de contact ont eu lieu à plusieurs niveaux. Mais il faudra attendre la réunion décisive entre les deux premiers partis pour être fixé sur les accords à venir. Celle-ci devait avoir lieu hier ou aujourd'hui dans la journée. Les deux partis affûtent leurs armes et rassemblent le maximum d'informations régionales et locales. Car, lors de cette réunion au sommet, il s'agira de mettre à plat le dossier des candidatures, particulièrement dans les grandes villes et trouver des mécanismes et les critères pour constituer des bureaux de commune et des conseils de ville. En d'autres termes, dégager les alliances pour que tout le monde soit dans ses comptes. D'ailleurs, Driss Jettou tient au renforcement de sa majorité gouvernementale pour qu'elle ait des prolongements locaux. Cela est très important pour la mobilisation générale en vue de mettre en oeuvre son programme, particulièrement les priorités tracées par le Souverain. Ainsi, il a reçu dimanche les chefs de parti de la majorité. Il a tenu à les féliciter pour leur conduite tout au long de ce processus et à évaluer la configuration politique sortie des urnes. Les perspectives qui se dessinent ont été également abordées. Incontestablement, le Premier ministre s'est comporté en chef politique qui cherche à resserrer les rangs de sa majorité. Les consignes sont claires: continuer dans la même voie et éviter des alliances contre nature qui peuvent tenter les uns pour remporter la présidence de plus grand nombre de communes possibles. Comprenez qu'il s'agira de manoeuvrer dans le cadre de la coalition gouvernementale et éviter toute alliance avec l'opposition, particulièrement le PJD.. SpéculationEn tout cas, rien n'est joué. Pour les deux principaux partis, il s'agira de trancher entre les considérations locales et les orientations des instances dirigeantes. Ces deux logiques ne vont pas toujours dans le même sens. L'Istiqlal devra trancher entre Yasmina Baddou et Karim Ghellab pour porter les couleurs du parti à Casablanca. Mais avec qui s'allier si l'USFP maintient ses visées sur la ville, d'autant que seuls deux sièges les séparent? Cela ne servira à rien de les départager si le parti décide de laisser la mairie à Khalid Alioua. Dans cette hypothèse, l'Istiqlal sera récompensé par la présidence d'autres villes. En tout cas, ce ne sont que des spéculations. Il faudra attendre la décision des états-majors des deux partis. D'ailleurs, des réunions seront élargies à d'autres formations de la majorité comme le RNI et la mouvance populaire.Au-delà de cette course à la présidence des communes, il reste encore une inconnue: comment se comporteront les partis durant la semaine à venir, juste avant la mise en place des bureaux des conseils, l'élection des présidents? Le risque de voir l'argent couler à flot pour réunir le maximum de soutiens en faveur d'un président ou d'un autre est grand. L'expérience a montré que lorsqu'il s'agit d'une opération où les grands électeurs sont en jeu, l'achat des voix n'est pas loin. A croire que les grands électeurs ont de grands appétits. Des observateurs ne dissimulent pas leur crainte de voir le scénario du renouvellement du tiers de la Chambre des Conseillers ou l'élection des bureaux des Chambres professionnelles, en juillet dernier, se reproduire. La vigilance sera de mise pour éviter d'éclabousser la réussite du 12 septembre. L'administration devra veiller au grain. Elle n'est pas la seule: les partis assument également une responsabilité. Ils doivent tenir leurs troupes.En attendant, les tractations entre les forces en présence sont donc entamées. La règle générale est de s'appuyer sur les partis de la majorité pour dégager une coalition à même de prendre en charge la gestion de la ville. Cette logique est incontournable puisqu'aucun parti n'a obtenu une nette majorité pour diriger une grande agglomération. Il est donc impératif de contracter des alliances. Tous le savent. Chacun fait ses calculs et tous veulent contrôler plus de communes. Dans cette hypothèse, la recherche d'une majorité, à l'image de celle qui gouverne le pays, arrange beaucoup de monde. Dans certaines villes, la koutla sera appelée à la rescousse. On cherche à réactiver cette vieille dame tombée en désuétude. Elle serait une plate-forme de base idéale pour former une majorité. Les petits partis joueront le rôle d'appoint. C'est le cas de Rabat où la majorité gouvernementale ne jouera plus face à Omar Bahraoui du Mouvement Populaire qui brigue aussi la présidence du conseil. Il le disputera à l'USFP arrivée en tête avec 17 sièges. Ce parti se trouve devant un casse-tête pour choisir. Les candidatures sont nombreuses: outre les têtes de liste, d'autres placés deuxième ou troisième sont également dans la course. Pour les départager, un recours au bureau politique s'avère indispensable. Mohamed CHAOUI

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