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Politique

Elections communales: Ce qu'en pensent les patrons

Par L'Economiste | Edition N°:1602 Le 16/09/2003 | Partager

Alors que l'environnement de l'entreprise marocaine est directement tributaire de la bonne gestion des affaires communales, les milieux d'affaires sont unanimes à déclarer que les dernières élections ont constitué une véritable réussite en matière de transparence, tant du côté de l'administration que de celui des partis politiques. Ils déplorent toutefois le faible taux de participation et considèrent, en majorité, que les élites ne se sont pas renouvelées.. Hassan Chami, président de la CGEM: “J'aurais souhaité qu'il y ait un renouvellement des élites municipales”Je tiens tout d'abord à exprimer mon entière satisfaction quant au bon déroulement de ces élections, tant du côté de l'administration que de celui des partis politiques. La transparence a été totale, ce qui est tout à l'honneur de ceux et celles qui ont participé à ces premières élections organisées sous le règne de SM Mohammed VI. Cependant, je trouve déplorable l'obtention d'un faible taux de participation dans les villes, ce qui dénote un manque d'intérêt du citoyen pour la chose politique. En tant qu'organisation patronale, nous avions appelé à voter en masse car nous considérons qu'une participation massive est une condition importante pour mener à bien et améliorer la gestion des affaires communales. Cela n'a pas été le cas. Les partis politiques n'ont pas déployé tous les efforts nécessaires pour mieux encadrer la population et l'inciter à participer, par le biais du vote, à l'édification d'un Maroc moderne et démocratique. Cela aurait également permis de dégager une majorité, ce qui permettrait certainement de disposer d'une plus grande visibilité économique, indispensable pour le bon fonctionnement de l'environnement entrepreunarial. Une participation massive est l'expression d'un intérêt pour tout ce qui l'entoure. Plus les citoyens sont nombreux à voter, plus les conditions pour une meilleure gestion communale sont réunies. L'autre fait que je déplore, à la lumière des résultats, concerne le faible renouvellement des élites municipales. J'aurais souhaité qu'il se dégage de ce scrutin une nouvelle génération de managers qui deviendraient désormais les nouveaux gestionnaires des affaires communales. Je constate qu'il n'en est rien: on retrouve pratiquement les mêmes personnes, ce qui n'est pas toujours un élément positif.. Mohamed Sajid, entrepreneur et candidat: “Il est temps que les partis pensent à se restructurer et rajeunir leurs rangs”La façon dont se sont déroulées ces élections a été irréprochable. L'administration et les partis politiques ont agi dans une transparence totale. Ma grande déception a concerné le faible taux de participation, particulièrement dans les grandes villes. Je n'incrimine nullement ces citoyens. Je pense que les partis politiques sont pleinement responsables du désintéressement de la population. A cause du faible encadrement de leur base dans les quartiers, à cause probablement de slogans répétitifs et de discours qui n'ont en définitive que bien peu d'influence sur la population, à cause sûrement de promesses longtemps données et non tenues, le citoyen marocain est blasé. Cela rend le travail des partis politiques encore plus colossal car il s'agit de redonner confiance. Cela ne pourra se faire qu'en restructurant les formations politiques et en rajeunissant leurs rangs. Nous avons besoin de sang neuf, d'une nouvelle génération pour manager la chose publique.Les formations politiques doivent se remettre en question, prendre conscience de cette réalité. Ils doivent être constamment présents, et non pas apparaître uniquement au moment d'échéances politiques. Tout cela aura indéniablement de l'effet sur le monde des affaires . L'entreprise évolue dans un environnement. Elle a également besoin de visibilité. Pour qu'elle se développe, il faut que l'environnement le lui permette. Or, celui-ci est directement tributaire d'une bonne gestion de la chose publique. C'est pourquoi les élections communales et leurs résultats sont très importants pour l'entreprise marocaine.. Youssef Alaoui, président de la Fédération interprofessionnelle du secteur agricole (FISA): “Tout dépendra des élections des maires” Je considère que les élections ont été bien menées. La transparence a été totale mais le taux de participation a été faible. Les conclusions sont claires: le citoyen marocain n'est pas ou plus intéressé par la politique. C'est le problème des partis politiques qui attendent en général les élections pour se manifester. Pour émettre un jugement quant aux résultats, je préfère attendre les élections des mairies et celles des présidents de région. Si le couple maire-président de région est neuf, dynamique, il n'y a aucune raison pour que la gestion des affaires communales ne se fasse pas bien. Car c'est souvent le profil du dirigeant qui est déterminant pour le reste de la pyramide.. Hammad Kassal, président de la Fédération PME/PMI Les dernières élections ont montré qu'il n'y avait pas d'émergence d'une nouvelle élite politique et pas de véritable modification de l'échiquier politique. Les petits partis n'ont pas pu percer. Nous aurions probablement tout à gagner si nos formations politiques se restructuraient et permettaient à une nouvelle génération d'accéder aux instances de décision. Il faut également déplorer l'absence de programmes et la faiblesse du travail de terrain. La gestion locale concerne le vécu quotidien, du transport public au culturel ou maisons de jeunes. Il s'agit d'un des piliers du développement économique. . Adnane Debbagh, opérateur économique: “Il faut une vision d'ensemble”En matière de transparence, ces élections ont été une réussite. Le taux de participation, pour un pays comme le nôtre, est correct. Il s'agit de voir quelles seront les actions de ces élites politiques. Elles doivent accorder une importance primordiale au développement de leur territoire et mener une gestion saine. Il ne faut par d'ailleurs oublier que la dynamique économique des communes ne peut être pertinente que si elle s'intègre dans une vision régionale. Il doit y avoir une cohérence d'ensemble. C'est pourquoi l'élection des présidents de région est, elle aussi, déterminante pour disposer d'une vision économique moderne.Propos recueillis par Amale DAOUD

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