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    Le travail au noir continue à prendre de l’ampleur

    Par L'Economiste | Edition N°:2639 Le 26/10/2007 | Partager

    . La moitié des Européens fournit des prestations non déclaréesLE travail au noir prend de l’ampleur dans l’UE même si peu d’Européens avouent y participer, s’inquiète le commissaire européen à l’Emploi Vladimir Spidla qui prône en premier lieu des salaires minimums adéquats.«Aucun signe ne permet de conclure à un recul de ce phénomène, au contraire dans certains secteurs et pour certaines formes d’emploi, celui-ci semble prendre de l’ampleur», a jugé mercredi dernier le commissaire, tout en rendant hommage à un certain nombre d’initiatives nationales.«L’économie souterraine sape le financement des systèmes de sécurité sociale, entrave l’application de politiques économiques adéquates et peut aboutir à un dumping social», a souligné Spidla lors d’une conférence de presse.Le commissaire estime qu’une meilleure lutte contre la fraude, mais aussi une réduction du fardeau bureaucratique et du poids de la fiscalité, pourraient résorber une partie du travail illégal.«Si vous avez un salaire minimum correct, nombre de travailleurs choisissent de sortir de la clandestinité», a surtout insisté Spidla.Il a également critiqué les mesures transitoires limitant parfois dans l’UE l’emploi légal de travailleurs issus des nouveaux Etats membres d’Europe de l’est.Un questionnaire rempli par plus de 26.000 Européens, âgés d’au moins 15 ans, fait ressortir que 11% de la population aurait recours à des services au noir (garde d’enfants ou de personnes âgées, ménage, jardinage, réparations, construction) ou achèterait des biens non déclarés (vêtements, ordinateurs, meubles, DVD, etc.). La majorité d’entre eux se dit motivée par des prix moindres.Ils sont 5%, dont une majorité de jeunes, à admettre avoir réalisé du travail clandestin, un pourcentage considéré comme un minimum par les sondeurs étant donné la nature sensible de la question. Près de la moitié des Européens fournissant des prestations non déclarées arguent que les deux parties en bénéficient, tandis que 16% (notamment dans des pays d’Europe centrale ou orientale) indiquent tout simplement ne pas avoir trouvé un travail régulier. 5% des Européens avouent aussi avoir reçu une enveloppe non déclarée en complément de leur salaire.Autre enseignement: une majorité des personnes interrogées – 55% jugent très faibles les risques de se faire prendre. Synthèse L’Economiste

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