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Economie Internationale

Le transport aérien dans l'attente d'une reprise

Par L'Economiste | Edition N°:52 Le 05/11/1992 | Partager

Les 212 membres de l'IATA (Association Internationale des Transporteurs Aériens ), qui représente aujourd'hui 98% du trafic mondial, se sont retrouvés Lundi 2 Novembre, à Montréal, pour leur assemblée générale annuelle. Une fois de plus, le bilan de l'activité s'avère préoccupant.

En trois ans, le transport aérien mondial a perdu près de 10 milliards de Dollars et la reprise ne se manifeste toujours pas. La branche a cumulé un déficit de 4 milliards de Dollars en 1991 et de 2,7 milliards en 1990. L'année en cours devrait également se solder par une perte avoisinant les 2,5 milliards de Dollars sur les seules, lignes internationales. De nombreuses incertitudes planent encore sur une éventuelle reprise de l'activité. Ce que confirme l'allemand Gunter Eser, l'actuel Directeur Général de l'IATA qui s'apprête à abandonner son poste à l'ex-président d'Air Canada, en prévenant qu'il ne saurait “conseiller à quiconque d'engager des paris sur une reprise des profits des compagnies en 1993”. Toutefois, l'association internationale prévoit un taux de croissance de 10,4% du trafic international des passagers pour cette année et un taux annuel moyen de 7,4% sur la période allant de 1991 à 1996. Ce qui représente une augmentation du nombre de passagers de 43% en six ans. La croissance annuelle du fret prévue sur la même période avoisine les 7%.

Face à l'ampleur de leurs pertes et à la difficulté d'améliorer leurs recettes, les compagnies aériennes sont contraintes de jouer sur les prix et les coûts. Les guerres tarifaires battent toujours son plein. Les recettes unitaires ont considérablement chuté outre Atlantique. En Europe, la libéralisation à l'intérieur de la CEE, en Janvier 1993 constitue un nouveau paramètre dans la course aux parts de marchés. La concurrence entre l'Amérique du Nord et l'Europe étant très serrée. Les programmes de réduction des coûts lancés par la plupart des compagnies n'ont pas encore apporté leurs fruits dans la majorité des cas. Les suppressions d'emplois se sont multipliées. Les 212 membres de L'IATA ont globalement réduit leurs effectifs de 3,4% à 1,45 million d'employés en 1991 par rapport à 1990.

Pour relancer l'activité, l'IATA a demandé que soit levée toute une série de taxes sur les carburants, les acquisitions d'appareils et les billets d'avion, les compagnies supportant mal l'accroissement des taxes surtout en période de crise.

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