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Le think tank de l'USFP critique la compensation

Par L'Economiste | Edition N°:458 Le 08/03/1999 | Partager

· La Fondation Bouabid demande une réforme, mais avec des mesures d'accompagnement
· Le Pr Akesbi, d'ordinaire sévère avec le gouvernement, applaudit Lahlimi
· Une campagne de communication en cours


M. Ahmed Lahlimi Alami a brisé un tabou. En exigeant des industriels utilisateurs du sucre granulé de rembourser la subvention, le ministre des Affaires Générales du Gouvernement a placé la subvention des produits de première nécessité au centre de l'actualité. En organisant une journée de réflexion sur "la Caisse de Compensation et la problématique du ciblage", samedi 6 mars à Salé, la Fondation Abderrahim Bouabid pour les Sciences et la Culture a été la première à réagir.
L'initiative peut être considérée comme le point de départ d'une stratégie de communication sur cette question fort sensible. La présence assidue de M. Abdelkader Bayna, président du groupe parlementaire de l'USFP, tout au long de la journée n'est pas fortuite. Elle renseigne sur l'intérêt que portera au cours des prochains mois le monde politique à cette question. D'ailleurs, M. Lahlimi devra aller affronter le Parlement afin de répondre aux questions des députés, particulièrement ceux de la Commission de l'Economie et des Finances de la Chambre des Représentants. Les instances de l'USFP vont-elles prendre en charge la vulgarisation du système des subventions, question hautement politique? Pour l'heure, personne n'est en mesure de répondre.
Ce qui est sûr, la décision de restitution a été applaudie par M. Najib Akesbi, économiste plus connu par la virulence de ses critiques à l'égard du gouvernement d'alternance. "Vous n'allez pas me soupçonner de soutenir le gouvernement, mais là, bravo. Il faut persévérer dans cette voie et continuer à assainir".

Pas de visibilité


Auparavant, M. Akesbi avait abordé les dysfonctionnements
de la Caisse dont l'un concerne la productivité, qualifiée de faible dans les secteurs subventionnés. M. Najib Benamour, DG de la Caisse de Compensation, qui a présenté des expériences étrangères en matière de ciblage, a estimé que le système actuel bloque les investissements, puisque les opérateurs ne disposent d'aucune visibilité. Selon lui, la libéralisation ne signifie pas la décompensation, mais la transmission des signaux du marché international avec les frais d'approches.
M. Ghali Sebti, président de la Fédération Nationale de la Minoterie, a affirmé que les professionnels souhaitent la suppression de la subvention de la farine, mais progressivement. Leur industrie fait preuve de dynamisme à l'exportation de la farine. Les marges ainsi réalisées à l'export sont trois fois supérieures à celle du marché intérieur, a lancé en substance. Pour M. Larabi Jaïdi, président de la Fondation, la sortie de la compensation doit se faire avec des mesures d'accompagnement.

Mohamed CHAOUI


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