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    Courrier des Lecteurs

    Le taux d'inflation à 2% en 1997

    Par L'Economiste | Edition N°:296 Le 18/09/1997 | Partager

    Le rythme de hausse des prix a connu un important ralentissement. La désinflation est bien là, mais il est encore prématuré de parler de déflation. En 1996, le 3% s'expliquait par l'abondance de la campagne agricole. En 1997, les raisons sont plus complexes.


    Sommes nous en phase déflationniste? Les conjoncturistes comme les experts de la Direction de la Statistique sont catégoriques. «Il est prématuré de parler actuellement de déflation. La baisse des prix ne s'accompagne pas d'une régression des autres indices économiques, bien au contraire,» expliquent-ils. Prudents, les analystes du Centre Marocain de Conjoncture préfèrent parler de «décélération des prix», et la Direction de la Statistique de «désinflation». En tout état de cause, la tendance est nette. Depuis 1993, le rythme de hausse des prix a connu un ralentissement (5,2% en 1993, 5,1% en 1994, 6,1% en 1995). Cette évolution est particulièrement marquée en 1996. En effet, durant cette année, l'évolution de l'indice du coût de la vie a enregistré l'une des plus fortes décélérations depuis le début de cette décennie. Les prix n'ont augmenté que de 3% contre une moyenne annuelle de 5% les années précédentes. En 1997, la tendance se poursuit. L'indice des huit premiers mois n'a connu qu'une hausse très insignifiante. Il a progressé de 0,5% par rapport à celui de la même période l'année passée.

    Fait historique, au courant de ce premier semestre, les deux courbes 1996 et 1997 s'enchevêtrent. De mémoire de conjoncturiste, c'est la première fois que les deux courbes se rejoignent. Habituellement, elles évoluent en parallèle, les unes au dessus des autres. Les prix de l'année N-1 sont toujours inférieurs à ceux de l'année en cours.
    Pour le second semestre 1997, les experts prévoient un mouvement de hausse. Néanmoins, l'inflation devrait être continue autour de 2%. En revanche, pour 1998, aucun indice ne prouve que les prix ne continueront pas de baisser.

    Inflation importée faible


    Si la faible inflation en 1996 a coïncidé avec une excellente campagne agricole, il n'en est pas de même pour 1997. La recherche des causes «désinflation» est plus problématique, selon les analystes du CMC. Selon eux, cette décélération s'explique par une chute notoire des prix de céréales, des légumes, des fruits frais et des viandes. A l'origine, conjoncturistes et statisticiens avancent «un tassement du pouvoir d'achat des ménages consécutif à la baisse des revenus des ruraux et à l'état de déprime du marché de l'emploi». L'inflation importée qui pourrait pousser l'évolution vers le haut reste elle même faible.
    A une demande intérieure atone s'ajoute une offre de produits alimentaires encore abondante. En dépit d'une mauvaise campagne agricole, les stocks de céréales disponibles sont considérables et les productions de légumes et fruits se maintiennent. L'élevage, ayant bénéficié de grands parcours, se porte bien.

    Côté porte monnaie, les consommateurs ne sentent pas la baisse des prix. «Il y a souvent confusion entre le niveau des prix et leur évolution. Dans l'esprit du consommateur, son niveau de référence en matière de prix correspond généralement à son dernier achat. Celui-ci varie à travers le temps, et d'une personne à l'autre,» indique un expert de la Direction de la Statistique. En tout cas, en volume les consommations de produits alimentaires (légumes, fruits et viande) sont en hausse. Le panier de la ménagère reste largement donné par l'alimentaire. Concernant les autres produits, ils ont connu une quasi- stagnation. Dans le calcul de l'indice du coût de la vie, le groupe alimentaire est prépondérant avec un coefficient de pondération de 45%. Il est suivi de l'habitation avec 12,5% et des autres biens et services: 12,6% pour les transports et les com-munications; 7,6% pour l'habil-lement. Les loisirs et la culture représentent respectivement 7,5%; et enfin, 4,8% pour les soins médicaux.

    Fatima MOSSADEQ

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