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    Courrier des Lecteurs

    Sociétés cotées: Un exercice faste en perspective

    Par L'Economiste | Edition N°:296 Le 18/09/1997 | Partager

    L'essentiel des sociétés inscrites à la Bourse de Casablanca enregistreront sans doute de bons résultats en 1997. A mi-parcours, elles affichent une forme olympique. Les premières tendances.


    Les actionnaires des sociétés cotées n'ont pas de souci à se faire pour leurs dividendes 1997. Les premiers résultats semestriels qui viennent de tomber le confirment. L'échantillon est limité et ne couvre pas tous les secteurs représentés à la côte. Pour autant, la tendance est claire. Toutes ont déclaré des bénéfices semestriels, en nette progression par rapport à la même période de l'année précédente. Les banques s'affichent comme les meilleurs exemples de cette belle évolution.
    Les bénéfices bruts de la BMCE ont grimpé de plus de 25% à 283,7 MDH. Le résultat net du Crédit du Maroc est passé de 70,2 MDH au premier semestre de 1996 à 86,1 millions à fin juin 1997. Ceux de la BMCI ont explosé, marquant une hausse de 60,8% à 59,2 MDH. Il est attendu que des établissements comme BCM et Wafabank réalisent des performances similaires.
    Coté crédit à la consommation, les résultats avant impôts de Diac Salaf ont grimpé de 12,6% à 25,9 MDH. Pour Diac Equipement, ils sont passés de 3,33 MDH à 4,07 millions soit une progression de 22,4%.
    La CTM-LN a également suivi la même courbe ascendante. Elle a renoué avec la vitesse après la décélération de l'année dernière. La première moitié de son exercice a ainsi été couronnée par un bénéfice net de 6 MDH au lieu de 2 millions pour l'égale période de 1996.

    Les sociétés cotées sont regardées comme «la place de vitrine de l'économie marocaine» et traduisent le bon comportement du secteur non agricole dans cette année de récession. Leur niveau de rentabilité est le résultat d'une gestion saine, source de valorisation de l'action. Plus que la perception d'un dividende, cet aspect constitue la déterminante d'un placement boursier. Pour l'instant, rien semble saper le moral des investisseurs. Après avoir connu sa phase de correction au courant du deuxième trimestre, la bourse s'est montrée indifférente à la tourmente qui a sévi sur les bourses asiatiques. Tous les indices de la place ont perforé. Au 15 septembre, l'indice général avait progressé de 51,07% par rapport au 31 décembre 1996. A la même date, CFG 25, le baromètre de Casablanca Finance Group marquait une évolution de 49,15 %, alors que l'USI, celui de Upline Securities affichait une progression de 55,56% au 10 du même mois.

    Le virus de la bourse


    Corrélativement, la capitali-sation boursière ne cesse de monter. Au 15 septembre, elle était de 120,3 milliards de DH, en hausse de 59,19% comparativement au 31 décembre.
    Dans ce contexte certaines valeurs se sont vigoureusement appréciées à un rythme plus élevé que les différents indices. Au 5 septembre, Sonasid à pris 78,2% depuis décembre passé. Wafabank s'est bonifiée de 58,3%, CIOR de 86,6% et ONA de 63,1%
    Casablanca semble donc être entrée dans un cercle vertueux, lequel devra cependant être entretenu par une économie en mesure de soutenir une croissance forte et régulière.

    En principe, l'économie marocaine, et par ricochet la bourse de Casablanca, devrait tirer profit de la croissance durable de l'économie mondiale pronostiquée par les théoriciens du «New Age». Cette école, dont le chef de file est Steven Weber, professeur de sciences politiques à l'Université de Berkeley en Californie, estime que cette phase d'expansion «pourrait conduire à un doublement des performances de l'économie mondiale tous les douze ans et enrichir des milliards de personnes» .
    En attendant que cette thèse soit pleinement vérifiée, le virus de la bourse est en train de pénétrer progressivement entreprises et investisseurs.
    De plus en plus d'entreprises s'ouvrent au public par le biais du marché. Dans le même temps, nombre de petits épargnants ont cassé leur tirelire, attirés par les perspectives de gains alléchants. La correction du deuxième trimestre est venue à point nommé pour les rappeler à l'ordre.
    La bourse n'est pas un jeu gagnant à tous les coups, même si l'essentiel des valeurs inscrites affichent économiquement une solide santé.

    Alié Dior NDOUR.

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