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    Courrier des Lecteurs

    SMDC: Redressement en marche

    Par L'Economiste | Edition N°:296 Le 18/09/1997 | Partager

    Au bord de la faillite, il y a quatre ans, la SMDC est en train de réussir son redressement. Histoire d'un come back.


    J'opère dans le secteur bancaire. Au début de la décennie 1990, j'ai traversé une crise qui a failli me coûter la vie. Aujourd'hui, j'arbore un nouveau look qui consacre ma santé retrouvée. Qui suis-je? Réponse simple: la SMDC. «Dans le passé, nous ne nous étions pas préoccupés de cet aspect, parce que le redressement constituait notre seul objectif» , explique, très sereinement, M. Mohamed Belghazi, administrateur directeur général de la banque. Aujourd'hui, la rénovation du siège et celle des agences est un signe. Mais que des frayeurs et de quiproquo avant d'en arriver à une situation plus confortable.
    Les difficultés de la SMDC étaient apparues au grand jour en 1989 avec l'éclatement de l'affaire Pêchex-SIP (Société Industrielle de Pêche)(1) . Une année plus tôt, la ban-que française Worms qui détenait 22% du capital, avait apporté un de ses clients, Pêchex, un chantier naval français, à la SMDC. Par deux accords le liant à la SIP, une société marocaine détenant des agréments de pêche, Pêchex devait fournir des bateaux à son contractant et les gérer. La banque marocaine s'était rendu compte par la suite que le dossier n'était pas fiable contrairement aux informations fournies par Worms. Trop tard. Le mal était déjà fait. Ce dossier a pesé sur un portefeuille, à l'époque, miné par des affaires difficiles.

    Les pouvoirs publics avaient alors pris le dossier en main pour pousser les actionnaires français, Worms et Paribas à s'entendre sur un plan de sauvetage avec leur partenaire marocain. Après que l'ONA ait été approchée par les deux banques françaises, c'est en définitive la BMCE et la BCP qui ont «été fermement invitées» par les autorités monétaires à entrer dans le capital. Nous sommes en 1993. La SMDC avait terminé cet exercice sur une perte de 53,4 MDH. Les résultats avant provisions totalisaient -22,8 MDH et le résultat d'exploita-tion était négatif (-60,7 MDH).

    Fonds propres nets en hausse


    M. Abdellatif Laraki, devenu Pdg de la banque à la place de M. Abdelkader Bensalah, affiche les objectifs. Un seul mot d'ordre: le redressement. La lumière est entrevue une année plus tard. En 1994, les résultats avant provisions s'élèvent à 47 MDH. Cependant les résultats d'exploitation restent négatifs, s'établissant à -15 MDH.
    La SMDC n'est réellement sortie du rouge qu'en 1995. Elle affichait un bénéfice net de près de 14 MDH. Rebelotte en 1996, avec un résultat net en hausse de près de 25%. Corrélativement, les provisions ont été consolidées. Le taux de couverture des créances en souffrance (y compris les créances douteuses par signature) a atteint 75% en 1996 contre 66% en 1995, 59% en 1994 et 48% en 1993.
    Les fonds propres nets ont progressivement grimpé pour atteindre 250 MDH en 1996 au lieu de 146 millions en 1993. Il est attendu 300 MDH à fin 1997.

    La recette appliquée: «Il a fallu d'abord mettre en confiance le personnel» , explique M. Belghazi. A noter qu'aucun plan social n'a été décidé en dépit des difficultés de l'époque.
    Au plan organisationnel, les procédures ont été revues et un système d'information moderne permettant le suivi de toutes les opérations mis en place. Le DG souligne que la banque s'est dotée d'un système informatique sous Unix aussi bien en agence qu'au siège. Parallèlement, d'énormes efforts de recouvrement ont été fournis, la comptabilité assainie et les dépenses rationalisées.
    La SMDC continue ainsi son chemin selon un plan de dévelop-pement 1997-2000 sans s'inquiéter sur le comportement futur de son actionnariat. «Le redressement définitif est notre seul souci» , rap-pelle M. Belghazi. Reste le dossier Pêchex-SIP.»Il va bientôt aboutir» , confie-t-il. Le cas pourra alors être présenté dans les écoles de gestion.

    (1) Voir L'Economiste N° 29, 41, 42 et 76.

    Carte de visite


    LA SMDC (société Marocaine de Dépôt
    et de Crédit) est dotée d'un capital de 625.920.900 DH. La BCP contrôle 28,5%, Paribas 27,79% et BMCE 14,25%. Al Amane et Worms détien-
    nent 17,79%. La part du groupe Bensalah s'élève à 5,5%. Le reste est réparti entre divers autres actionnaires. La SMDC dispose d'un réseau de 22 agences.

    Alié Dior NDOUR

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