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Le taux d'électrification rurale sera de 60% en 2003

Par L'Economiste | Edition N°:473 Le 30/03/1999 | Partager

· Une enveloppe de 6 milliards de DH sera allouée au PERG sur la période 1999-2003
· Près de 200.000 foyers sur un total de 2 millions sont électrifiés grâce au solaire

Les objectifs du programme d'électrification rurale global (PERG) sont ambitieux pour le prochain quinquennat. Le Plan 1999-2003 vise à atteindre un taux d'électrification de 60% (contre 21% en 1994) en fournissant la lumière à 550.000 foyers, dont 500.000 par le réseau interconnecté. Pour cela, une enveloppe de 6 milliards de DH est nécessaire.
Durant les trois dernières année, 2.728 villages regroupant 284.000 foyers environ ont été électrifiés. Ces réalisations ont nécessité des ressources de 2,7 milliards de DH.
La philosophie du PERG se base sur trois principes. Le premier vise à toucher l'ensemble des foyers avec une condition que le coût d'électrification soit inférieur à 10.000 DH. Le deuxième cherche à équilibrer les taux d'électrification au niveau national en avantageant les provinces, voire les cercles faiblement ou moyennement desservis. Le troisième vise à créer une véritable dynamique de l'électrification décentralisée par kits photovoltaïques.
Concernant ce dernier volet, il est prévu d'électrifier quelque 200.000 foyers en solaire sur un total de 2 millions.

Electricité de second choix


Cette technique reste marginale et concerne les villages dispersés qui ne peuvent être électrifiés par raccordement au réseau. Dans ce cas, comme les autres d'ailleurs, l'ONE participe pour 55% au coût. Tous les foyers bénéficiaires doivent répondre aux critères et faire l'objet de conventions entre les collectivités locales et l'ONE.
Sur le terrain, le solaire est quelquefois considéré comme une «électricité de second choix», pourtant elle est aussi efficace, selon l'Office. En conséquence, pour l'encourager, ce dernier a adopté plusieurs approches. Il peut acheter l'équipement, l'installer par ses équipes avec l'assistance technique du CDER (Centre de Développement des Energies Renouvelables) et en assurer également l'entretien et le service après vente. Cette solution, bien qu'adaptée aux régions difficiles, reste non rentable pour le privé. La deuxième approche consiste pour l'ONE à confier l'installation, le service après-vente et le recouvrement des échéances auprès de bénéficiaires pour son compte à une société privée. C'est le cas à Boujaâd dans la province de Khouribga.
Dernière approche, plus consensuelle, elle s'effectue à travers une action de partenariat. L'ONE fournit des panneaux photovoltaïques et des batteries à des entreprises choisies par voie d'appel à la concurrence. Ces dernières se chargent de les installer et s'engagent à compléter à leurs frais l'équipement et assurer l'installation, l'entretien et le service après-vente. Elles se font payer par leurs clients, les foyers bénéficiaires.

Fatima MOSSADEQ

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