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Le secteur avicole tire la sonnette d'alarme

Par L'Economiste | Edition N°:1672 Le 29/12/2003 | Partager

. Les céréales importées coûtent de plus en plus cher. Cette hausse sera évidemment répercutée sur le prix final des produits avicoles. Les professionnels requièrent l'appui du gouvernement LE prix du poulet augmentera probablement dans les jours à venir. Et pour cause, les prix des céréales importées servant à l'alimentation avicole, se sont encore une fois envolés. Cette flambée des cours mondiaux préoccupe profondément les opérateurs du secteur avicole marocain. “Depuis quelques mois, le prix des céréales et notamment le maïs ne cesse d'augmenter”, déplorent les professionnels. En effet, le dernier achat de maïs a été contracté à un prix (coût et fret) de plus de 160 dollars par tonne, soit une augmentation de près de 30% par rapport à la moyenne des tarifs à la même période l'année dernière. D'après la Fédération interprofessionnelle du secteur avicole (FISA), rien ne laisse présager un retour à des cours normaux. “Bien au contraire, la tendance à la hausse se confirme”, estime-t-on à la FISA.Cette augmentation du tarif du maïs sera à l'évidence répercutée sur les coûts de production des produits avicoles. Ces derniers sont non seulement prohibitifs, mais considérés par les aviculteurs parmi les plus chers au monde. De plus, “la situation très fragile de l'éleveur marocain, ne peut lui permettre d'assumer une nouvelle hausse de ses coûts de production”, déclarent les responsables de la FISA. Selon eux, le surcoût est également amplifié par une taxation douanière excessive du maïs.Très inquiètes de cette situation qui risque de mettre à genoux de nombreuses exploitations, la FISA ainsi que l'Association de fabricants d'aliments composés (AFAC) se disent prêtes à défendre bec et ongles leurs intérêts. Elles interpellent à cet effet le gouvernement. “Les autorités compétentes doivent prendre d'urgence les dispositions qui s'imposent pour atténuer les effets négatifs d'une telle situation”, réclame-t-on au niveau des deux associations. A ce sujet, les doléances sont claires. “Elles ont déjà été formulées par notre fédération à maintes reprises”, soutient un responsable de la FISA. Aussi, la fédération réitère sa revendication de réduire le droit à l'importation appliqué sur le maïs à 2,5%. “Il s'agit d'une revendication majeure du secteur et ce, depuis plusieurs années maintenant”, affirme-t-on auprès de la FISA.Selon les responsables de l'Association, l'appui gouvernemental est plus qu'important pour le secteur. “Face à la hausse des cours mondiaux du blé, le gouvernement n'a pas dépassé un mois pour ajuster les droits de douane sur l'importation du blé. Pour quelle raison, la filière avicole ne bénéficierait-elle pas du même traitement?” s'interrogent ces professionnels.Outre les problèmes que rencontrent les aviculteurs sur le marché local, telles que les conditions d'insalubrité des tueries traditionnelles qui font fuir de plus en plus les clients, la hausse du prix du maïs pourrait bien porter le coup de grâce au secteur. Par ailleurs, ajoutent ces professionnels, la signature des accords de libre-échange imminente risque de les enfoncer encore plus. “S'engager sur la voie du libre-échange sans résoudre au préalable la question du coût du maïs reviendrait à condamner la filière avicole à disparaître. Et ce, sans même lui laisser la moindre chance de se mettre à niveau”, assure un aviculteur. Déjà en août dernier, le prix de la viande blanche avait connu une véritable envolée, passant du simple au double. La hausse avait pour cause la vague de chaleur enregistrée au cours du mois de juillet. Pour les professionnels, la filière n'est pas encore arrivée à contrôler le prix sur le marché. Ils invoquent la désorganisation totale de la structure de distribution. “Si notre activité continue à subir autant les affres internes de la désorganisation que les pressions externes de la hausse des prix, nous ne pourrons en aucun cas voir le bout du tunnel”, soutient ce même aviculteur. Une constatation d'autant plus vraie que la compétitivité du secteur sur le plan international est loin d'être édifiante.Naoufal BELGHAZI

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