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Economie

Le schéma des Eaux et Forêts pour contenir les effets de la sécheresse

Par L'Economiste | Edition N°:577 Le 20/08/1999 | Partager

· Agir simultanément sur trois variables, entre autres réduire la part relative de l'agriculture dans le PIB
· Instituer des fonds de régulation interprofessionnels des produits agricoles


Comment réduire au maximum les effets d'une sécheresse structurelle? Une réflexion menée par le Département des Eaux et Forêts tente de fournir quelques éléments de réponse à cette question.
Selon M. Saïd Chbaâtou, ministre en charge de ce Département, l'action doit porter simultanément, sur trois variables. Il s'agit de réduire, en premier lieu, le poids relatif de l'agriculture dans le PIB national et accélérer en deuxième lieu la mise en oeuvre du programme d'irrigation. Le troisième volet d'action concerne le choix des activités agricoles à privilégier sous ces contraintes connues. Pour ce dernier point, le ministre explique que, dans une économie où la sécheresse est une donnée structurelle, "il est primordial de procéder à une restructuration des activités agricoles pour ne retenir que celles qui subissent moins l'aléa climatique".
L'exemple donné est celui de l'activité céréalière et de l'élevage. M. Chbaâtou propose une réduction du poids des céréales tout en intensifiant leur culture sur des terrains à haut potentiel productif dans des zones bour irriguées. Cette opération s'accompagnerait d'un abaissement de la superficie agricole utile (SAU) de 9 à seulement 5 millions d'hectares, "le reste servant de pâturages d'autant plus que le rendement n'y dépasse jamais en moyenne 5q/ha". Parallèlement, une détaxation de la filière élevage devrait s'opérer pour le rendre plus rentable. "L'élevage deviendrait alors semi-intensif et moins aléatoire". L'objectif, avance le ministre, est de préserver aussi bien le pouvoir d'achat de l'éleveur que celui du consommateur et d'atténuer la pression sur la forêt. Selon lui, il est possible de proposer la viande rouge à 30-35 DH le kg. "L'exportation deviendrait alors envisageable et plus vraisemblable encore quand on s'oriente plus vers des produits au label biologique" .
A ce niveau, le modèle de M. Chbaâtou n'est qu'à sa moitié. Pour l'achever, "il est important de penser à des fonds de régulation", indique le chargé des Eaux et Forêts. Comme leur nom l'indique, ces fonds auront pour mission une adaptation, le long de l'année, entre l'offre et la demande de tous les produits périssables et de la viande. "Leur installation permettrait une réduction des risques de chute des prix et des difficultés que pourraient vivre les agriculteurs et les éleveurs en période de surproduction ou de sécheresse", explique-t-il.
Dans ce sens, une multiplication des structures de conservation et de réfrigération permettrait, quant à elle, une conservation régulatrice des produits, "ce qui constituerait un soutien inestimable pour les agriculteurs". Cette régulation aurait ainsi la vertu d'agir sur l'économie nationale, "puisqu'elle permettrait de maintenir la croissance du secteur à des niveaux stables", est-il expliqué.
"Nous souhaitons aussi à travers ce schéma sécuriser l'investissement dans le secteur". Le ministre est clair quant aux modalités et conditions préalables de mise en place de ces structures. "Il faut développer les associations professionnelles ainsi que les contacts entre ces dernières, les élus et l'Administration. Aussi, il ne faut pas demander à l'Etat de tout faire, le secteur a de très grandes potentialités qu'il doit exploiter".

Aniss MAGHRI

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