×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Tribune

    Le Pr Benamour prône une charte de développement

    Par L'Economiste | Edition N°:145 Le 15/09/1994 | Partager

    par Abdelali BENAMOUR *

    Des réformes économiques, parfois douloureuses, sont nécessaires, expliquait dans notre précédente édition M. Benamour. Ici il donne ses points de vue pour une relance économique, par des actions à la fois sur l'offre, la demande et le financement.

    Quatre grande questions semblent devoir attirer notre attention:

    Le débat général concernant la stratégie de relance économique.

    Les actions à mener au niveau de la demande.

    Les actions à mener au niveau de l'offre.

    La stratégie de financement

    1.Le débat général concernant la stratégie de relance

    Après une décennie d'ajustement structurel et les résultats positifs atteints, deux goulots d'étranglement subsistent :

    - détérioration de la situation sociale:
    - niveau de croissance largement L'Iinsuffisant.

    On assiste alors à l'émergence de courants favorables à la relance: on parle même de croissance à deux chiffres. Cette relance aurait la vertu, non seulement l'enrichissement du pays. mais également l'atténuation des disparités sociales.

    Cependant. si l'objectif est connu. la stratégie d'action sur l'offre et la demande ne semble pas être partagée par tout le monde.

    Deux stratégies sont en présence

    Une stratégie fondée sur la de mande d'inspiration interventionniste et social-démocrate.

    Cette stratégie préconise une redistribution équitable des revenus de façon à stimuler la demande et par là-même l'investissement.

    Cette stratégie. appliquée de façon orthodoxe, se heure aux limites suivante :

    - On stimule certes la demande. mais on atténue l'accumulation qui permet l'investissement.
    - Ceci est encore plus vrai pour les pays en développement qui ne disposent pas d'un tissu productif déjà conséquent .

    Une stratégie fondée sur l'offre d'inspiration libérale ; une telle orientation est généralement préconisée par les institutions monétaires et financières internationales dans le cadre des programmes d'ajustement structurel.

    Contrairement à la thèse précédente, elle préconise une certaine concentration des revenus de façon à simuler l'investissement et donc la production ; la redistribution interviendra plus tard : une telle conception pose le problème du marché ; la réponse est l'exportation. Ii importe donc de rem placer la déficience du marché interne par l'intégration au marché mondial. Le tout est de rendre l'économie nationale en mesure d'affronter les marchés internationaux: d'où l'importance de la restructuration économique Sur une base d'économie de marché ouverte et de productivité. L'action sur l'offre devient donc déterminante.

    Une telle politique se heurte tout de même aux protectionnismes régionaux malgré l'effort de libéralisation commerciale internationale.

    Equilibres macro-économiques

    Que dire sur ces deux types de stratégies?

    Je n'insisterais pas ici sur la thèse d'une forte relance fondée sur la priorité à la demande et au marché interne . Elle comporte des risques majeurs de dérapage et de perturbation des équilibres macro-économiques.

    J'essayerai plutôt de dégager quelques idées sur la stratégie d'une relance maîtrisée liée aux équilibre fimacro-économiques. Cette dernière thèse. plus viable a mon sens. met l'accent sur la continuité et l'approfondissement des politiques de l'offre ainsi que sur la priorité à l'exportation et aux investissements privés internes et étranger. Elle admet cependant une action prudente sur la demande interne. Ces actions sur l'offre et la demande sont d'ailleurs intimement liées et la maîtrise de cette dernière dépend autant de la façon dont on arrivera à contenir ses composantes que de la gestion des contraintes de l'offre

    2.Les actions sur la demande en mesure de contribuer à l'effort de relance dans la stabilité

    Lorsqu'on réfléchit en termes de demande. on pense autant à l'investissement et l'exportation qu'à la demande interne de consommation.

    D'emblée. on pourrait dire que plus important ne consiste pas à énoncer des domaines d'intervention. mais à réfléchir sur le niveau optimum des actions de façon à éviter les dérapages. On pourrait ainsi mettre en évidence deux types d'action:

    - des interventions favorables aussi bien à la croissance qu'aux équilibres macro-économiques:
    - et des actions stimulant la croissance mais présentant des risques pour les équilibres.

    Concernant la première catégorie il s'agit des mesures procéduriales et d'incitation aux investissements et aux exportations.

    Concernant les investissements. On peut dire qu'il s'agit d'un élément déterminant dans la stratégie de développement. notamment en ce qui concerne l'investissement étranger en raison de l'insuffisance relative de l'investissement interne pour déclencher un processus massif de valorisation économique. Les pays qui ont émergé ont su utiliser à certains moments de leur histoire des opportunités adéquates pour lancer le processus. Il me semble que la chance du Maroc réside dans l'exploitation et le renforcement du capital confiance qu'il inspire.

    Pour ce faire. au-delà des procédures techniques d'interlocuteur unique de code unique des investissements. le Maroc doit d'abord réformer, comme on l'a dit, son cadre administratif et institutionnel. Il doit ensuite moraliser sa vie publique. Il doit enfin, et réfléchir à des mesures d'ordres bancaire et fiscal destinées à rendre le Maroc pays refuge pour les capitaux étrangers, particulièrement les capitaux arabes.

    Concernant les exportations, il s'agit entre autres de profiter des nouvelles opportunités offertes par le GATT, des négociations pour l'association avec l'Europe, du ciblage et de la démarche systématique d'autres marchés, de la réflexion sur les moyen indirects d'incitation aux exportations de façon à être en conformité avec le GATT et de la récupération des surcoûts occasionnés par la protection des industries travaillant pour le marché interne.

    Taux d'intérêt

    Nous arrivons maintenant aux mesures à risque destinées à promouvoir le niveau de la demande globale. particulièrement la demande interne: il s'agit de l'investissement public. de la politique fiscale. de la politique du crédit. de la politique des salaires. de la libéralisation des prix et de la protection de l'industrie nationale.

    L'investissement public

    L'investissement public, notamment les grands travaux, est de nature à stimuler la demande. mais encore faut-il trouver les moyens non inflationnistes pour le financer. D'où la problématique fiscale.

    La politique fiscale

    L'effort entrepris depuis un certain nombre d'années en vue de baisser la pression fiscale devrait continuer et contribuer ainsi à la relance de la demande globale.

    Nous verrons plus loin comment compenser la problématique de la baisse des recettes publiques qui dé coule de cette mesure.

    La politique du crédit et de financement

    Les secteurs productifs ont besoin, aussi bien pour leur activités d'investissement que pour leur exploitation. de moyens financiers suffisants à des coûts supportables.

    Que constate-t-on actueliement9 Des problèmes de moyens financiers et de coût de l'argent.

    - Les moyens financiers internes et externes sont insuffisants pour les considérations suivantes: volume in suffisant de l'épargne nationale; étroitesse du marché boursier; déficiences du système bancaire quant aux possibilités de collecte des fonds prêtables: concurrence du Trésor qui accapare une bonne partie de l'épargne longue sur des bases non concurrentielles, qui prélève de façon autoritaire une bonne partie des ressources bancaires et évince le secteur privé des marchés financiers interne et international: politique prudentielle de Bank Al Maghrib liée à la sous-capitalisation des entreprises elles-mêmes: insuffisance des dossiers présentés aux financements internationaux et multilatéraux: hésitations quant à l'opportunité d'entamer le processus de convertibilité pour les opérations en capital.

    - Concernant les taux d'intérêt, ils restent relativement élevés par rapport à la situation internationale et celle de pays comparables malgré les dernières baisses.

    Attention à la déprotection brutale

    Ceci découle de la politique prudentielle de Bank Al-Maghrib; des structures bancaires encore insuffisamment concurrentielles: de la ré percussion par les banques sur les demandeurs de crédit de la moins value due aux prélèvements du Trésor à des taux sous-rémunérés; enfin de la sur-rémunération de l'épargne.

    Face à une telle situation, notre réflexion devrait porter sur tous c éléments qui sont interdépendants. C actions sont bien sûr de nature à atténuer les mesures prudentielles de Bank Al-Maghrib mais également à l'lnciter à renforcer la tendance du marché quant à la baisse des taux d'intérêt.

    La politique des salaires et protection sociale

    La demande interne de consommation est faible. Dans quelle direction peut-on agir ?

    - Concernant les salaires, la latitude d'action est limitée; un quasi consensus semble s'établir à ce sujet Entre la lutte contre le chômage e l'augmentation des salaires. la balance penche vers le premier choix Cependant notre réflexion devrai porter sur le mouvement des salaires en fonction de la productivité.

    - De plus si les salaires posent problème. des actions significative pourraient par contre être menées a niveau du social collectif en agissant avec prudence afin d'éviter les dérapages qui ont connus beaucoup de pays compris parmi les plus riches. Lu projet d'assurance maladie est particulièrement capital: mais il doit être engagé avec beaucoup de prudence.

    Le débat sur la libéralisation des prix

    La libéralisation des prix invoque autant la question du contrôle administratif de certains prix que celle des subventions étatiques à certains produits de consommation de base.

    Une telle orientation est en théorie conforme au bon fonctionnement de l'économie de marché. Cependant une analyse plus fine démontre qu'il s'agit d'une arme à double tranchant et qu'il importe d'agir avec prudence.

    Il est évident que la libéralisation des prix ne peut théoriquement que stimuler la concurrence et favorise, ainsi la baisse des prix: il importe cependant de préciser qu'on peut craindre des résultat pervers de hausse des prix dans certains secteurs et donc d'essoufflement de la demande. Tout dépend en fait de la structure concurrentielle des branches d'activité. De plus. des étapes doivent être prévues .

    Le débat sur la protection de l'industrie nationale

    L'objectif à terme. comme on le verra dans les mesures de renforcement de l'offre. est de limiter au maximum ces protections afin d'éviter les rentes, de stimuler la productivité e de minimiser les surcoûts pour no exportations

    Mais il n'en reste pas moins qu'une déprotection brutale risque de déstabiliser beaucoup de nos indus tries et d'affaiblir la demande interne de produits nationaux.

    Il me semble qu'un certain nombre d'orientations devraient (Tuider nos réflexions:

    - Il s'agit d'abord de taire une différenciation entre les branches d'activité en déprotégeant les branches à productivité correcte et en maintenant une protection relative des branches qui en ont encore besoin. sous réserve de contrats de productivité limités dans le temps, de mise en place comme le demande la CGEM. d'un fonds de restructuration et en évitant les actions de lobbying.

    - Il s'agit ensuite de prévoir des mécanismes de protection temporaires pour des industries naissantes. notamment lorsqu'il s'agit de secteurs stratégiques.

    - Il importe enfin de dépasser le réflexe de protection par les tarifs douaniers au profit d'une protection plus subtile à travers une politique adéquate de normalisation et de gestion de la qualité.

    3. Les actions sur l'offre et la relance

    Quatre séries de questions s'imposent. Elles sont liées aux choix sectoriels à la disponibilité des facteurs au sens large du terme au coût des facteurs et à la productivité.

    Les priorités sectorielles

    Trois questions majeures:

    - le choix des secteurs (agriculture - industrie-tourisme...) ;
    - les tests de cohérence au niveau des choix ;
    - l'analyse des relations inter-sectorielles et ses conséquences.

    Ceci nécessite une programmation à moyen et long termes des réalisations et de leurs implications.

    La disponibilité des facteurs

    Trois problèmes importants:

    - la main-d'oeuvre et l'encadre ment qualifiés:
    - l'infrastructure:
    - le terrain d'activité économique.

    Il s'agit de réfléchir sur les conditions de levée de ces contraintes en conformité avec deux principes.

    - le principe d'une nécessaire action des pouvoirs publics:
    - le principe d'une contribution du secteur privé à la gestion de ces domaines sur des hases concurrentielles et de transparence.

    Le Coût .les facteurs

    Il s'agit essentiellement du Coût de l'argent et de l'énergie.

    La problématique des taux a été abordée précédemment.

    La difficile productivité

    Quant à la question du coût excessif de l'énergie. il importe donc de réfléchir sur les possibilités de contenir les prix par:

    la réflexion sur d'autres possibilités de ressources énergétiques ;
    l'amélioration de la gestion des entreprises privées ;
    la production concurrente par des entreprises privées ;
    la défiscalisation de l'acquisition d'équipements énergétiques individuels.

    Les problèmes de productivité de l'entreprise

    Il s'agit là d'un problème crucial pour le développement du secteur pris é au Maroc .

    Jusqu'à présent. on a assimilé cette question à la pratique de bas salaires ce qui n'est vrai que partiellement.

    Le problème de la productivité concerne aussi bien le facteur travail que l'entreprise.

    la productivité du facteur travail dépend bien sûr des conditions de rémunération et de la protection sociale qu'on doit améliorer sachant d'avance que ça ne peut pas aller très loin. mais également de la formation et de l'éducation qui doit se faire aussi bien à l'école qu'au niveau des organisations de masse. Au-delà des responsabilités des pouvoirs publics. les partis politiques et les syndicats peu vent contribuer à l'atténuation de l'ambiance de lutte des classes qui règne depuis de longues années et qui se traduit par l'existence d'un niveau médiocre de productivité: tant qu'il n'y a pas élévation du degré de conscience civique des travailleurs. il ne peut avoir ni compétitivité. ni développement.

    Concernant la productivité du capital. au-delà des données relatives aux mentalités a l'état d'esprit général et la question de déprotection invoquée précédemment. elle dépend de facteurs plus opérationnels liés à la problématique de la normalisation de la gestion de la qualité et de la faible diffusion technologique. La responsabilité des pouvoirs publics. des entrepreneurs et des organisations patronales est primordiale dans ce domaine.

    Notre réflexion devrait porter sur ces questions qui sont toutes fonda mentales.

    4. La stratégie de financement

    Il n'y a pas de politique de développement sans stratégie fiable de financement.

    Les pouvoirs publics devraient d'abord essayer de concilier l'impératif de l'orthodoxie budgétaire avec la nécessité de la relance. Le déficit budgétaire avec la nécessité de la relance. Le déficit budgétaire qui peut être un facteur de croissance ne devrait cependant pas être excessif ; un taux de 3 % par rapport au PIB pourrait être retenu. Une action combinée sur l'augmentation des ressources et la diminution des dépenses improductives s'impose.

    Notre réflexion devrait ensuite porter sur la politique fiscale.

    Si un certain nombre d'actions s'imposent :

    - baisse de la pression fiscale sur les secteurs productifs ;

    - baisse des prélèvements douaniers sur les équipements. les matières premières certains produits vitaux de consommation;

    - suppression de la double imposition de dividendes...

    Il importe également de réfléchir sur les mesures de nature à atténuer les dérapages ;

    - augmentation de l'assiette fiscale: oui à la baisse de la pression fiscale, non à 'évasion et à la fraude:- la transparence fiscale est indispensable Les sanctions doivent devenir pénales en relation avec la normalisation de la vie publique et l'assainissement de l'Administration. L'usage de la facture doit être réellement généralisé ;

    - suppression de la discrimination fiscale au détriment des secteurs productifs, notamment l'industrie et la mise en oeuvre d'une stricte justice fiscale sont fondamentales.

    La réforme du marché financier déjà entamée devrait se poursuivre en s'assurant avant tout de la moralité des autorités de contrôle et des opérateurs directs.

    Une plus grande émulation entre banques

    La réforme du secteur bancaire devrait être renforcée sur la base d'une plus grande émulation entre les banques et de leur implication dans le processus de développement économique.

    La privatisation peut être une source de financement appréciable à condition de tenir compte des impératifs stratégiques invoqués auparavant et d'éviter l'utilisation des fonds récupérés dans des dépenses de fonctionnement. Les grands travaux publics seraient un usage plus judicieux.

    L'appel des pouvoirs publics au financement interne devrait se faire sur le base des conditions du marché.

    Le recours public au marché financier international s'impose de nouveau, mais sous réserve d'orienter les nouvelles ressources vers des emplois qui assurent l'amortissement de la dette. Les pouvoirs publics devraient oeuvrer pour faciliter au secteur privé l'accès aux marchés internationaux.

    Un espace refuge

    Comme nous l'avons déjà souligné, le Maroc devrait oeuvrer pour que notre pays devienne un espace refuge pour les capitaux et les investissements étrangers.

    Pour terminer, une conclusion importante : Elle nous ramène au fait que l'examen des mesures pratiques n'a de sens que si on les situe dans une logique d'ensemble de politique économique. On sera ainsi amené à réfléchir sur la gestion de certains paradoxes et cercles vicieux.

    Quelques exemples:

    Premier exemple: on ne peut pas demander à l'entrepreneur de capitaliser son entreprise

    en l'incitant par ailleurs fiscalement à faire autre chose. notamment de l'agriculture et l'immobilier.
    un immobilier qui s'avère invendable pour des considérations économiques et difficile à louer à cause de la loi sur les loyers et du fonctionnement de la justice: ,
    en même temps. supprimer la discrimination actuelle au profit de l'immobilier ne signifie pas que ce secteur n'a pas une grande importance

    - il faut donc résoudre ses problèmes de fonds en l'orientant vers le logement économique où la demande existe et en amendant notamment la loi sur les loyers
    - comme il faut trouver une solution ponctuelle à la mévente des appartements de luxe.

    Deuxième exemple:
    On ne peut pas demander à l'entreprise d'augmenter son taux d'encadrement:
    si par ailleurs on ne forme pas des gens qui répondent à ses besoins sur le plan des compétences et du civisme:

    et s'il n'y a pas de solution juridique au problème des contrats de travail et des licenciements.

    Un troisième exemple :

    On ne peut pas demander à l'Etal de baisser les impôts, d'améliorer les infrastructures. de réaliser des zones d'activité. si on ne cherche pas les moyens de partage de ses charges et d'augmentation de ses ressources.

    - Celui-ci doit d'abord minimiser ces charges en permettant aux entre prises l'accès aux marchés financiers national et international.

    - Il doit également. pour assurer son équilibre financier, agir d'une façon parallèle sur un certain nombre de fronts: fiscalité. emprunts internes. financements internationaux et multilatéraux, incitations à l'investissement extérieur direct.

    Un dernier exemple:

    On ne peut pas considérer le secteur touristique comme étant prioritaire ;

    et en même temps éviter, pour des considérations sociales. de mettre en oeuvre toute les mesures qui s'imposent.

    En conclusion. je pense que les conditions objectives sont favorables aux grands débats au Maroc et à l'émergence d'un processus de croissance accéléré et maîtrisé. La classe politique devrait saisir cette opportunité pour mettre le pays sur orbite du développement.

    Les défis majeurs de la prochains. décennie concernent la conciliation entre le cosmopolitisme et nos valeurs profondes, la problématique de la productivité de notre tissu économique et administratif, la capacité du Maroc à drainer les capitaux et les investissements étrangers ainsi que la question sociale.

    * Professeur à l'Université Hassan II et président de HEM.

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc