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    Economie

    Le Maroc, pays-test pour les nouvelles méthodes de la Banque Mondiale

    Par L'Economiste | Edition N°:499 Le 04/05/1999 | Partager

    Entretien avec Olivier Godron, représentant de la Banque

    · La réforme de l'Administration, la seule manière pour réduire le coût dans le Budget

    · Le Maroc est un cas-pilote pour les nouvelles méthodes de la Banque

    - L'Economiste: Un an après son installation au Maroc, quel est le bilan de la Banque Mondiale?
    - M. Olivier Godron: Les équipes sont maintenant en place, mais cela a pris du temps. Il y a actuellement une trentaine de personnes qui travaillent au Maroc et cinq à Washington. Il n'est pas question pour l'antenne locale de se substituer à Washington, mais nous essayons d'accélérer le dialogue avec les autorités. Nous avons grâce à notre action sur le terrain réussi à améliorer la qualité du portefeuille. Alors que 40% des projets étaient à problèmes il y a quelque temps, maintenant il n'y en a plus que 20%, ce qui nous place dans la moyenne de la Banque Mondiale dans les autres pays.
    Dans les faits, nous souhaitons porter un regard neuf et enrichir le travail de nos collègues de Washington.
    Le cas est perceptible avec l'éducation informelle où le travail de nos équipes avec les ONG sur le terrain a permis d'intégrer davantage de réalisme de notre part. Nous souhaitons qu'une grande partie des fonds distribués au gouvernement aillent aux ONG.
    En résumé, l'antenne locale contribue à une plus grande rapidité dans la prise de décision avec une plus grande adéquation avec le terrain.

    - Quelle est la vision de la Banque Mondiale sur les réformes entreprises par le gouvernement d'alternance?
    - Nous avons salué l'arrivée du nouveau gouvernement en raison du progrès que cela représente pour la démocratie. La Déclaration de politique générale du gouvernement reflète nos priorités, notamment sur la question de la réforme, de l'Administration publique et du développement social.
    Notre objectif est de catalyser l'action du gouvernement en soutenant le programme de politique économique et sociale avec le prêt de soutien aux réformes.
    Après un travail de six mois, le Conseil d'Administration de la Banque devrait approuver au début du mois de juin ce prêt de 250 millions de Dollars.
    C'est la première fois que nous ne travaillons pas avec le gouvernement en lui suggérant une ligne. Nous avons attendu que celui-ci prépare les grandes lignes de sa stratégie. Le programme est donc la priorité du gouvernement. Nous l'accompagnons et nous agissons. Le Maroc est l'un des premiers pays où nous appliquons cette nouvelle méthode.
    Concernant les grands axes du programme, outre le maintien des grands équilibres, celui-ci repose sur trois bases importantes:
    Il y a les réformes de l'Administration publique, la stimulation de la croissance et la réforme sociale avec une accélération des programmes d'infrastructures sociaux.

    - Votre vision du développement concorde-t-elle avec celle du gouvernement?
    - Il y a très peu de divergences, notre vision est en grande partie convergente. On y retrouve les idées que nous avons défendues par le passé.
    Le rythme d'exécution est en revanche variable. Les six premiers mois ont permis au gouvernement de prendre ses marques. Depuis, il y a une accélération dans l'adoption des textes.

    - Quels sont les freins au développement?
    - Au niveau interne, l'Administration a besoin d'être réformée. La déconcentration et la réforme de l'Administration sont les seuls moyens pour améliorer l'environnement du citoyen et des entreprises. C'est la manière de réduire le coût de fonctionnement dans le Budget et accroître l'efficacité de la dépense publique.
    Autre chose, je suis également frappé par le fait que de nombreuses conditions de la croissance soient réunies comme l'environnement juridique et qu'en dépit de cela il n'y ait pas un réel déclic.
    Je pense que le Maroc ne doit pas avoir peur de l'ouverture. Celle-ci peut constituer un élément moteur dans le changement des mentalités.

    - Comment est la nouvelle approche de la Banque Mondiale?
    - Notre nouvelle approche est de replacer les programmes dans un cadre plus large de développement intégré. Il ne s'agit pour l'heure que d'une intuition stratégique. Elle cherche à répondre à trois questions: Recentrer le travail de la Banque sur les aspects strictement sociaux; déterminer l'agenda du développement avec un gouvernement véritablement aux commandes; coordonner l'action des donneurs d'ordre pour accroître l'efficacité de l'aide.

    Propos recueillis par Fatima MOSSADEQ

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