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L'après-accord de pêche: Les conserveurs proposent des mesures d'accompagnement

Par L'Economiste | Edition N°:499 Le 04/05/1999 | Partager

· L'Unicop dénonce la multiplicité des intervenants en matière de contrôle

· Depuis 1992, l'industrie de la conserve suit un rythme de croissance moyen de 7%


"Nous demandons le respect et l'application réaliste et pragmatique des règles en vigueur ou en cours de dépoussiérage". C'est sur un ton à la fois critique et volontariste que M. Majid Joundy, président de l'Unicop (Union Nationale des Industries de Conserve de Poisson) résume les doléances des conserveurs. En tête de liste, l'approvisionnement. "Il faut généraliser pour tous les ports du Royaume les contrats bateaux entre la pêche côtière industrielle et les unités de conserverie", indique un rapport sectoriel de l'Unicop d'avril dernier. Ce document a d'ailleurs fait l'objet de la réunion du 9 avril 1999 entre l'Unicop et M. Thami El Khyari, ministre des Pêches Maritimes.
En fait, l'approvisionnement demeure le noeud stratégique chez les unités de conserverie. Ces dernières ne tournent pas à 100% de leurs capacités de production. En cause, la vétusté de la flotte de la pêche côtière, la saisonnalité de son activité et le dysfonctionnement des circuits de commercialisation. Du coup, les normes actuelles de la qualité "organoleptique" du poisson industriel ne sont pas adoptées.

Outre l'approvisionnement, l'Unicop dénonce le goulot d'étranglement provoqué par la multiplicité des intervenants en matière d'exportation et de commercialisation des conserves: services vétérinaires municipaux, Répression des Fraudes, Ministère de la Santé, Service vétérinaire du port d'exportation, EACCE... sont en effet autant d'organismes qui interviennent aussi bien en amont qu'en aval pour effectuer des contrôles quantitatifs et qualitatifs sur la conserve de poisson. Reste que l'Unicop, dans son rapport, ne propose pas de solutions pour remédier à la complexité des procédures techniques et administratives en matière de contrôle. En revanche, elle souligne énergiquement que "l'obstacle de l'après-accord sera facilement franchi" si une partie des suggestions de l'Unicop "est rigoureusement appliquée". Poursuivant leur analyse, les conserveurs préconisent une série de mesures. D'abord, une réactualisation des accords bilatéraux auprès des pays africains et des Etats-Unis en matière de droits de douane. Ensuite, un aménagement de la dotation "taxe de promotion" à l'export en augmentant la part "transport et déplacement" pour les opérations de prospection. Sur le registre fiscal toujours, l'Unicop émet le souhait de finaliser le projet de taxe parafiscale de prélèvement sur les achats de poisson industriel. Enfin, ils mettent l'accent sur la protection de l'appellation "Sardinas Pilchardus Walbaum". A rappeler que, malgré toutes ces défaillances, l'industrie de conserve suit depuis 1992 jusqu'à maintenant un rythme de croissance moyen de 7%. Ainsi, près de 170.000 tonnes de matières premières ont été transformées durant l'année 1997, générant un chiffre d'affaires à l'export de près de 1,5 million de DH.

Hassan BOUCHACHIA



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