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Le Maroc défend sa sardine

Par L'Economiste | Edition N°:2743 Le 27/03/2008 | Partager

. D’autres espèces veulent accaparer l’appellation «conserve de sardine». Le Royaume s’allie aux Européens . Agadir abritera la 30e session du Codex AlimentariusLes attaques contre la sardine marocaine se suivent et se ressemblent. A chaque réunion du comité du Codex Alimentarius relatif aux poissons et aux produits de la pêche, les délégations chilienne et péruvienne reviennent à la charge. Elles réclament l’inclusion d’autres espèces (généralement plus petites que la sardine telles que le Clupea Benticki) dans la liste des espèces autorisées à l’appellation «conserve de sardine». La dernière tentative en date a été orchestrée à Trondheim en Norvège. Elle a eu lieu lors de la 29e session du Codex Alimentarius. «Cela fait plus de 10 ans que cette bataille a lieu. Des pays de l’Amérique latine, le Chili et le Pérou notamment, veulent accaparer le nom commercial «conserve de sardine». Ce point est à l’ordre du jour de tous les comités du Codex Alimentarius», explique Mohamed Jamali, président de l’Union nationale des industries de la conserve de poisson. A Trondheim, un point relatif à l’avant projet de révision de la procédure d’ajout de nouvelles espèces a longtemps été discuté sans que les différentes parties ne puissent arriver à un consensus. «C’est pour cette raison qu’on a décidé de créer un groupe de travail pour étudier la question en attendant la 30e session du Codex Alimentarius», souligne Jamali. Et c’est le Maroc et plus précisément Agadir qui organisera la 30e session du Codex Alimentarius. Celle-ci se déroulera du 28 septembre au 4 octobre 2009. Les industriels de la conserve de sardine comptent beaucoup sur cette manifestation pour renforcer leur position. «Nous nous attendons à la participation d’une centaine de pays. Cela nous permettra de bien défendre notre position et protéger l’appellation “conserve de sardine”», indique Jamali. Selon lui, le Royaume peut faire face aux multiples tentatives péruviennes et chiliennes, «notamment en raison du soutien des pays européens». La bataille pour l’appellation «conserve de sardine» a un enjeu de taille: défendre les parts du Maroc sur les marchés internationaux. «Le Royaume occupe toujours la première place en tant que producteur mondial de conserve de sardine à base de l’espèce Pilchardus Walbaum. Nos parts des marchés internationaux sont estimées à plus de 60%», précise, chiffres à l’appui, Jamali. Au Maroc, Agadir et Safi se partagent la première place dans la production avec près de 40% pour chaque ville. Les 20% restants sont produits dans les villes de Laâyounne, Tan Tan et Essaouira.


Pilchardus Walbaum

L’appellation «conserve de sardine» ou «Sardina Pilchardus Walbaum» est menacée depuis longtemps par une invasion commerciale de plusieurs pays d’Amérique latine sur le marché européen. Pour faire face à ces attaques, le Comité international de la Sardina Pilchardus (CISAP) se réunit régulièrement et étudie la stratégie de défense. Rappelons que le CISAP, dont le Maroc fait partie, regroupe les principaux fabricants de conserve de sardine à base de l’espèce Sardina Pilchardus Walbaum et ce, à travers leurs associations professionnelles. Siégeant à Vigo en Espagne, il réunit tous les pays producteurs de sardine Pilchardus Walbaum, mais son noyau dur est constitué de la France, de l’Espagne, du Portugal et du Maroc.Naoufal BELGHAZI

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