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    Economie

    Le marasme du logement gagne les entreprises de bâtiment

    Par L'Economiste | Edition N°:30 Le 21/05/1992 | Partager

    La Fédération Nationale du Bâtiment et des Travaux Publics marque sa "profonde inquiétude" devant la situation du bâtiment et spécialement de la construction de logements.

    Les entreprises du secteur sont plongées dans un marasme, qualifié de grave par M. Lahjouji, Président de la Fédération. Il redoute pour certaines d'entre elles la cessation de paiements.

    Il identifie deux causes à ce marasme: l'absence d'une politique nette et soutenue de l'habitat et les arriérés de paiements.

    Les entrepreneurs comparent la situation des marchés publics de logements à celle des marchés des routes: l'existence du Fonds Routier a stabilisé le comportement du marché et permis aux entreprises de planifier leur trésorerie.

    Inversement, le marché du logement reste erratique.

    Les entrepreneurs signalent les cas de programmations dont les délais de mise en oeuvre ne sont pas respectés ou bien de projets lancés, stoppés, repris, ...

    Les entreprises modernes sont étroitement dépendantes de la promotion immobilière publique, explique M. Lahjouji, dans la mesure où la promotion privée passe largement, selon lui, dans l'informel.

    par contre l'entreprise moderne se trouve directement confrontée aux problèmes de trésorerie de ses clients publics. D'une entreprise à l'autre les arriérés signalés varient aujourd'hui entre trois et six mois. Ces arriérés ramènent à l'ordre du jour, la question des intérêts moratoires et de l'inapplicabilité du Dahir du 1er Juin 1948 auquel devrait pouvoir faire appel l'entrepreneur, en vertu de l'article 49 du CCAG.

    "L'entreprise ne peut pas se développer sans une stabilité de la politique du logement" explique M. Lahjouji. Dans la notion de politique, il inclut trois questions, maintenant classiques à force d'être répétées mais pas pour autant résolues: le foncier, le crédit et la législation.

    M. Lahjouji n'aperçoit pas d'autre issue au foncier, compte tenu de l'urgence du problème et de ces impacts socio-politiques, qu'une intervention des pouvoirs publics, y compris et surtout les collectivités locales. Selon lui, l'intervention peut être graduelle pour constituer ou reconstituer des réserves foncières.

    Il s'interroge, avec ses pairs, sur les suites réellement données aux intentions qu'affichent les pouvoirs publics.

    En matière de crédit, la Fédération rejoint l'interrogation sur le financement de la politique de logement, interrogation restée sans réponse lors du dernier Conseil Consultatif du Crédit et du Marché Financier, en Février dernier.

    L'argent de la CNSS

    "Il y a dans cette question de financement deux volets, estime M. Lahjouji, le taux et la disponibilité" En Habitations à Bon Marché (VIT inférieure ou égale à 150.000 DH), le taux de sortie à grimpé à 15%, il comprend le taux de base à 14,75, auquel s'ajoute la TVA depuis le 1er Janvier dernier, soit 17%. Vient en déduction la bonification d'intérêt de 2%. Cette dernière fait en outre l'objet de retard de versements, indiquent les milieux financiers.

    La Fédération n'a pas dans ce domaine de solution à proposer d'emblée.

    Par contre, les fonds de la CNSS déposés auprès de la CDG devraient en toute logique revenir vers les assujettis. Or il se trouve précisément que cette population est sensiblement la même que celle qui a besoin d'une forte assistance financière en matière de logement, souligne la Fédération.

    M. Lahjouji réitère la proposition faite par la CGEM lors des Conseils d'Administration de la CNSS. Il s'agit d'employer une partie des ces fonds, fort mal rémunérés selon la Confédération, au lancement de programme d'habitat social.

    M. Lahjouji estime possible de "faire d'une pierre deux coups" dans ce domaine: pourquoi ne lierait-on pas le bénéfice d'un financement à la qualité d'assujettis?" suggère-t-il. Le Président de la Fédération, qui est aussi administrateur à la CNSS, pense qu'un tel lien permettrait de rapprocher le nombre des assujettis, qui stagne à 680.000, de la réalité de la population active.

    Du côté législatif, les entrepreneurs continuent d'espérer la réforme des relations entre locataires et propriétaires, qui permettrait de réduire la pression financière.

    N.S.

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