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Economie

9ème conférence de la CCI : Priorité au multilatéralisme

Par L'Economiste | Edition N°:30 Le 21/05/1992 | Partager

Porte-parole des milieux d'affaires, la chambre de Commerce Internationale (CCI) a tenu du 11 au 15 Mai à Marrakech, sa 9ème conférence sur "les nouvelles dimensions du développement dans les années 90". Les milieux d'affaires internationaux étaient au rendez-vous pour se pencher sur les préoccupations d'un groupe de pays commerçant avec le plus important groupe économique: la Communauté Européenne, le protectionnisme a le vent en poupe et on assiste à l'émergence de nouveaux blocs commerciaux en Amérique et au Pacifique. Les pays extérieurs à ces zones ont besoin de réaffirmer leur position pour le multilatéralisme du commerce international, principe de base de l'Accord Général sur les Tarifs Douaniers (GATT). Or, l'Uruguay Round a déjà pris du retard: 18 mois. Les points qui restent à résoudre dépendent des dirigeants politiques. Là, le facteur temps est essentiel.

En ce qui concerne le Marché Commun, la Politique Agricole Commune (PAC) est en passe d'être révisée. Encore pour des raisons de temps, il conviendrait de ne pas attendre les changements majeurs et conclure l'Uruguay Round sans tenir compte de la PAC estiment les opérateurs. Un échec de l'Uruguay Round signifierait une crise dans la conclusion des accords commerciaux dans le monde entier. Le rôle constructif du tiers-monde dans l'Uruguay Round a été mis en exergue. Les pays en voie de développement seraient prêts à contribuer à la réussite totale du Round. S'ils ont accès aux marché, ils seraient disposés à exporter des produits textiles, agricoles ou autres avec en contrepartie du renoncement au protectionnisme. Mais si l'accès refusé aux PVD, la solution résiderait dans les arrangements bilatéraux. Exemple de l'Accord Multifibre (AMF) qui donne aux textiles l'accès aux marchés ne pourra disparaître que si tous les accords textiles sont inclus dans l'Uruguay Round.

Par ailleurs, l'expérience a montré que le capital privé est le moteur de la croissance économique. De ce fait, les PVD devraient encourager les flux de capitaux. Même dans le contexte de concurrence et de pénurie, le capital va là où on en a besoin et reste s'il est bien traité. Les PVD devraient se rendre compte de la nécessité de l'ouverture. Le Maroc, par son ouverture sur l'extérieur aussi bien pour les investissements que pour les flux commerciaux attire de plus en plus les investisseurs. "Nous serons très heureux d'investir au Maroc" a déclaré l'un des participants. De plus, le Maghreb, pont entre l'Europe et l'Afrique, présente de grande opportunités aux investisseurs étrangers. Il comptera 100 millions d'habitants en l'an 2000.

Leïla TAARJI

Les principales conclusions

- Le développement et la croissance économique peuvent être atteints par la création et l'existence d'accords commerciaux régionaux.

- Un système commercial véritablement multilatéral, au bénéfice commun et mutuel de tous, constitue le but et le sens des négociations de l'Uruguay Round. Tous les pays ont à gagner à une conclusion positive du Round. - Le développement est la responsabilité finale de chaque pays. Pour atteindre cet objectif, il faut des connaissances, du savoir-faire et de la compétence. La CCI s'engage à continuer et intensifier l'échange d'informations sur les programmes de formation, particulièrement sur l'environnement et sur la formation assurée par les Chambres de Commerce dans le monde. - L'éducation et la formation sont une composante nouvelle dans toute coopération effective dans le domaine de la technologie. Cette dernière doit être transférée par le biais d'activités commerciales, de co-entreprise. et d'investissements.

- Le développement ne doit pas se faire au prix d'une détérioration de l'environnement. Nous devons faire tous nos efforts pour améliorer et sauvegarder l'environnement, mais en harmonie avec le besoin concomitant de croissance économique et de développement.

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