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L'E-commerce tarde à décoller

Par L'Economiste | Edition N°:627 Le 29/10/1999 | Partager


· Le faible taux d'équipement informatique et le vide juridique bloquent le développement du marché
· A l'image d'autres pays, les constructeurs informatiques et les concepteurs de logiciels sont décidés à accélérer l'introduction du commerce sur le Web


Avec plus de 40.000 internautes, comment le Maroc peut prétendre entrer dans le E-business (commerce électronique). Le chiffre est très inférieur par rapport au niveau du développement revendiqué par le pays. Pour l'heure, le E-commerce est à peine à ses balbutiements. Mais qui sait? Même s'il est difficile de l'imaginer, cette activité pourrait rencontrer un succès dans un futur proche, comme ce fut le cas pour Internet, il y a quelques années. Les entreprises doivent anticiper car la concurrence viendra demain principalement d'Internet. Selon les prévisions mondiales, en 2002 près de 98% des grands comptes auront des activités liées au E-commerce, alors que les estimations pour les PME-PMI ne dépassent pas 45%.
Quelle sera donc la part du Maroc dans le E-commerce planétaire? Difficile d'avoir une idée dans les conditions actuelles. D'ici 2003, les transactions mondiales sur la toile atteindront 3.200 milliards de Dollars, soit 5% des transactions mondiales. Ce chiffre d'affaires peut être réalisé à condition que les achats et les ventes via le Net soient clairs, sécurisés et fiables à l'échelle internationale. L'E-commerce constituera donc une partie substantielle dans l'économie mondiale. Ce type de commerce, comme l'expliquent plusieurs spécialistes, bouleversera totalement la manière avec laquelle les produits et services sont conçus par les entreprises. Idem pour le processus de production et de définition des prix.

Entraves


Pour l'heure, le vide juridique, le taux d'équipement encore bas en ordinateurs et la réglementation des changes contraignante sont les principaux obstacles au développement du E-commerce au Maroc, expliquent plusieurs professionnels. S'ajoutent à ces facteurs, l'inaccessibilité du Net pour une grande partie de clients potentiels et la réglementation qui n'accepte pas les signatures électroniques. Ce n'est pas tout, la mentalité aussi bien des consommateurs que des entreprises doit changer pour accélérer l'introduction de ce type de commerce. Ces obstacles ne découragent pas les constructeurs informatiques et les concepteurs de logiciels. Ils semblent décidés à accélérer le processus d'introduction du E-commerce au Maroc.
Quelques opérateurs proposent déjà des solutions pour les entreprises qui cherchent à se positionner sur le marché du E-Business.
A en juger par les avis de plusieurs responsables informatiques, l'ensemble des produits informatiques doivent intégrer des solutions liées au Web. A titre d'exemple, les produits proposés par Microsoft ont connu une forte demande l'année dernière suite à l'explosion du E-commerce. C'est le cas également du constructeur IBM qui propose des solutions notamment pour le paiement sécurisé, carte à puces pour consolider la relation client-entreprise, etc.
En matière de législation, les pouvoirs publics ne semblent pas pressés pour élaborer une réglementation adaptée à l'évolution de ce business. En Europe, le cadre juridique proposé par la Commission Européenne en 1998 n'a pas fait l'unanimité. Le point de discorde concerne le droit de poursuite accordé aux consommateurs. La législation donne la possibilité au client d'engager des poursuites dans son propre pays contre un prestataire avec lequel il serait en conflit.
Il y a une dizaine de jours, les responsables de British Telecom (BT) ont estimé que, dans sa forme actuelle, le projet qui établit une responsabilité juridique dans le pays d'origine du fournisseur est "contraire aux principes du marché intérieur". BT souligne que cette législation expose les compagnies aux risques de poursuites dans tous les Etats-membres de l'Union. Les auteurs du projet proposent de mettre en place des points de contact pour solutionner les litiges éventuels entre les prestataires de services et les consommateurs. La Commission entend d'ailleurs organiser le mois prochain des auditions sur les aspects légaux du commerce électronique.


L'Europe veut rattraper son retard


A en juger par une étude menée en octobre par le cabinet Price WaterhouseCoopers, les pays européens n'investissent pas suffisamment le champ du commerce électronique. Sur les cent entreprises britanniques concernées par l'étude, seulement 4% d'entre elles réservent 10% de leur chiffre d'affaires au développement de cette activité. Cette part devra passer d'ici trois ans à 15%. Pis, la moitié des entreprises interrogées affirment qu'elles n'ont pas d'activité de E-commerce, voire des plans dans cette direction. 11% des entreprises ont mis en place des solutions Internet et plus d'un tiers revendiquent qu'elles ne disposent pas des compétences nécessaires pour développer des stratégies Internet. Pour la plupart des entreprises, le commerce électronique constitue une stratégie de défense. 26% des entreprises cherchent à toucher 90% de leur clientèle à travers le Net. En revanche, 1% arrivent à réaliser cet objectif. Selon Price Waterhouse, les entreprises dont le portefeuille clientèle comprend des structures, investissent deux fois moins que celles qui s'adressent à des clients particuliers. Si les entreprises européennes affichent des ambitions en matière du E-commerce, elles ne maximisent pas tout son potentiel, concluent les auteurs de l'étude.

Mohamed DOUYAB

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