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Culture

Le cinéma marocain: Les origines du mal

Par L'Economiste | Edition N°:1634 Le 30/10/2003 | Partager

. “Absence d'une véritable industrie”. “Les acteurs souffrent matériellement”Véritable industrie, “le cinéma marocain a commencé à bouger surtout vers la fin des années 90 et le début des années 2000. Et ce, par le nombre de films produits, la qualité des sujets choisis et la prestation des acteurs en exponentiel développement”. C'est l'avis de Abdelkrim, un internaute qui s'est exprimé dans notre forum. Le cinéma marocain se porte-t-il bien? “Mais pour que le cinéma marocain puisse prendre de l'élan, il faut que les responsables de cette activité l'érigent non seulement comme un troisième art, mais comme une véritable industrie du cinéma, à l'image de ce qui se passe en Egypte par exemple. Et c'est seulement ainsi que nous pourrons espérer un vrai cinéma marocain”, précise Abdelkrim.De son côté, Bellahsen “est satisfait des réalisations faites dans ce domaine. Je suis pour le développement des partenariats ONG/CCM et PME/CCM pour la moralisation de la vie publique et la mise à niveau de l'entreprise et de la société marocaine”.Abdelhafid D “reconnaît que le cinéma marocain a progressé et que ses films sont de plus en plus connus un peu partout dans le monde et que leur qualité s'améliore progressivement. Mais ce que je regrette le plus, c'est la pénurie des acteurs et actrices professionnels”. “Je ne sais pas si cela est faute de centres de formation ou si c'est l'orientation pédagogique vers ce domaine qui n'est pas efficace”, s'interroge Abdelhafid.Pour sa part, Walid se demande de quel cinéma il s'agit? Est-ce celui destiné au tourisme festivalier? Est-ce le cinéma populaire qui devrait en principe concerner le public marocain? Est-ce le cinéma des prestataires de services et vendeurs des paysages bibliques du sud marocain? Est-ce le cinéma du festival de Marrakech? Seul le cinéma de salon se porte bien au Maroc, souligne Walid. Pour cet internaute, “au lieu de chercher à s'adresser au public marocain, notre cinéma mise sur 3 éléments: la maîtrise technique, la folklorisation de l'image du Maroc ainsi que les publics et les jury des festivals. Résultat, nous sommes un des rares pays au monde qui peuvent s'enorgueillir d'avoir créé un genre cinématographique nouveau: le cinéma de salon”.. Qualité des filmsHanane, de Casablanca, évoque la qualité des films qu'on propose. “J'étais très en colère la dernière fois que j'ai vu un film marocain, c'était Casa by night. C'était tout sauf un bon film. Au Maroc, il n'y a pas que des prostituées et des charmeurs. La majorité des films traite le même sujet avec une façon qui laisse à désirer. Je ne dis pas que ça n'existe pas mais un peu de retenue quand même dans l'élaboration du dialogue, le choix des expressions... Ce sont des films qu'on ne peut pas regarder en famille. Toutefois, nous sommes avancés par rapport aux films des années 80”.Un autre internaute estime que le cinéma marocain brille par son absence. Et d'ajouter: “Avec une moyenne de production de 3 films par an, nous ne pouvons certainement pas dire que le cinéma marocain “crève l'écran”. Quant au Festival de Marrakech, personne n'est dupe pour ce qui est de connotation publicitaire, destinée à promouvoir le tourisme au Maroc. Voilà où en est réduit notre pauvre cinéma: à faire de la pub!”Pour Ahmed, “la caractéristique commune aux nouveaux films marocains, c'est l'exploitation des jeunes (garçons ou filles) qu'on déshabille pour faire de l'audience. C'est une honte de parler d'un cinéma national actuellement...”Oubenali, de Khémisset, évoque le manque de subventions: “Nos comédiens ne touchent aucune subvention comme c'est le cas de beaucoup de pays civilisés. Ils méritent le plus grand respect car ils font avec les moyens du bord. Ce sont eux qui doivent rappeler les politiciens à l'ordre dans l'exercice de leurs fonctions. Si nos comédiens décident un jour de faire de la politique, je suis sûr qu'ils réussiront”.


Les bons vieux films...

Un internaute évoque avec nostalgie des souvenirs de cinéphile. “Ah qu'il est loin le temps des bon vieux films noir et blanc, muets, il n'y a que ça de vrai. Au cas où vous ne me reconnaîtriez pas, je m'appelle Charlie Chaplin. Je suis mort ça fait déjà un bout de temps. Votre forum aura réussi à réveiller un mort! Est-ce que le cinéma marocain se porte bien? J'aurais été encore vivant j'aurais fait un de ces muets! vous en seriez mort de rire. Mais la situation est tellement tragique que je ne peux même pas en tirer du burlesque, vous avez sûrement deviné mes pensées de défunt: si je regarde encore un de ces films, j'en perds mon inspiration pour l'éternité. C'est quand même une gageure que de réussir à faire pire que du navet. Les films marocains sont un antidote contre l'inspiration et le travail élaboré. Je crois qu'il est temps que je m'en retourne dans ma tombe avant qu'on ne me tue une seconde fois”.Leconomsite.com

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