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    Economie

    Le Centre Marocain de Conjoncture courtise les attachés commerciaux

    Par L'Economiste | Edition N°:48 Le 08/10/1992 | Partager

    Le Centre Marocain de Conjoncture a tenu sa deuxième rencontre avec les attachés commerciaux des ambassades à Rabat. Le but était de faire connaître le travail réalisé par les prévisionnistes et de nouer des contacts qui permettront de recueillir des informations de différents pays.

    Après le rendez-vous, devenu d'ores et déjà traditionnel, d'abord avec les chefs d'entreprises, puis avec la presse, les membres du Centre Marocain de Conjoncture ont présenté aux attachés commerciaux des ambassades une partie de leurs travaux. L'objectif de la rencontre étant de créer "un courant d'échanges", selon l'expression même de M. Habib El Malki. Les attachés commerciaux d'Ambassade sont habituellement friands d'informations concernant l'évolution économique. Ils peuvent conseiller les opérateurs économiques de leur pays d'origine qui souhaitent entretenir des relations commerciales avec les secteurs public et privé de leur pays d'accréditation.

    Le CMC, propose trois types de publications qui permettent de connaître les tendances de l'économie marocaine. Les travaux du Centre, financés par la fondation O.N.A, entrent dans le cadre d'une évolution dont le besoin s'est fait sentir ces dernières années.

    Le CMC s'est doté d'outils d'analyse économique qui informent les entreprises (marocaines et étrangères) sur la conjoncture du pays. La première publication est un diagnostic de l'économie nationale. Monnaie, crédit, prix, commerce extérieur, budget, etc... les principaux agrégats sont analysés. Ils sont contenus dans la lettre du CMC qui en est maintenant à son numéro 12. Sa publication régulière en fait un outil de travail qui renseigne les opérateurs sur les fluctuations des marchés. A titre d'exemple, le représentant finlandais a demandé, lors de la réunion quelles étaient les raisons du manque de liquidités sur le marché. M Aboudi, l'un des six membres du comité scientifique, a précisé que les choix de la politique monétaire en étaient la cause.

    A coté de la lettre du CMC, le Centre possède d'autres publications. Des études ponctuelles sont produites. Elles tentent alors de cerner des thèmes d'actualité. Les conséquences économiques, sur l'emploi, les prix, l'effet d'entraînement sur d'autres secteurs sont analysées. Pour améliorer le niveau de ses études, mais surtout pour engager des travaux sur des études fouillées, le Centre devrait bientôt se doter de structures lui permettant de réaliser des enquêtes.

    Si le secteur informel reste difficile à appréhender, par contre d'autres projets seront rapidement concrétisés. Le secteur immobilier, la construction, l'industrie éléctronique (avec son fameux débat sur la protection ou la non protection), les phosphates sont par exemple des projets d'études qui retiennent l'attention du centre.

    Après les lettres et les études, le Centre développe un troisième axe de travail: la prévision. La véritable vocation d'un centre de conjoncture est bien entendu la prévision. Difficile à réaliser avec exactitude, elle demande des compétences particulières en matière d'économie et de statistiques. Ces dix dernières années, les mathématiques ont fait leur entrée en force dans la théorie économique. La plupart des prix Nobel de cette décennie sont des mathématicens avant d'être des économistes, au sens où on l'entendait auparavant. L'économie était une science sociale. Mais les séries stochastiques en ont décidé autrement. Aujourd'hui, l'économie est modélisable. Dès lors qu'il devient possible d'appréhender la réalité avec des mesures de comptage des populations, ou d'échantillons, de définir des concepts-outils (grâce à l'économie science sociale justement), les lois normales, ou celles des grands nombres, permettent la construction de modèles ultra-sophistiqués.

    Le flux d'échanges entre le CMC et les ambassades n'ira bien entendu pas dans un seul sens. M. Habib El Malki souhaite que la collaboration avec les attachés commerciaux aide à l'amélioration du travail accompli. La prise de contact avec des organismes similaires réalisant les mêmes types de prévisions, pour des besoins d'informations spécifiques, seront l'autre volet du courant d'échanges que le Centre Marocain de Conjoncture voudrait voir s'installer.

    H.H.

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