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    Economie

    Elevage: Le cheptel préservé de la sécheresse

    Par L'Economiste | Edition N°:48 Le 08/10/1992 | Partager

    La sécheresse cette année a faiblement touché le cheptel marocain. Les mesures prises par le Ministère de l'Agriculture ont compensé le manque d'aliments sur le marché.

    Les produits issus de l'élevage n'ont connu qu'une faible baisse dans leur production annuelle. Le cheptel des ovins, bovins et caprins est pratiquement resté identique à celui de l'année dernière. Avec 16,2 millions de têtes pour les ovins, 3,4 millions pour les bovins et 5 millions pour les caprins, les besoins de la population pour la consommation de viande sont couverts. Il faut également ajouter la production avicole qui avoisinne les 150.000 tonnes de viande par an. La production annuelle d'oeufs est de 1,5 millions. Les années de grande sécheresse voient généralement des chutes de prix. Les agriculteurs vendent le bétail pour éviter les maladies consécutives au manque d'eau qui tuent les bêtes. Le prix est indicateur sur l'état du cheptel. La sécheresse provoque aussi un déficit en aliments consommés par le bétail, puisque les jachères et les parcours n'en produisent pas suffisamment.

    Le Ministère de l'Agriculture a pris l'année dernière une série de mesures visant à compenser ce déficit. D'Octobre à Décembre 91, 60.000 tonnes d'aliments composés ont progressivement été injectées sur le marché. Les aliments composés sont enrichis par différents produits qui complètent l'alimentation du bétail. Ils contiennent de l'orge, du son, des tourteaux, des vitamines, de la mélasse et du maïs. Pendant les six mois qui ont suivi Janvier, de Février à Juillet 92, la nouvelle mise sur le marché d'aliments composés a été effectuée de plus de 110.000 tonnes. Les prix étaient subventionnés. La dernière livraison, celle du mois d'Août, a été supérieure aux deux précédentes: 200.000 tonnes d'aliments compensés sont venus combler le déficit.

    Un second train de mesures a été décidé au niveau du Ministère. D'abord, il a été accordé au secteur privé l'autorisation d'importer deux produits d'alimentation de base: la pulpe sèche de betterave et la luzerne déshydratée. Ensuite l'ONICL, l'Office National Interprofessionnel de Commercialisation des Céréales, par l'intermédiaire des coopératives (SCAM et CAM) a importé de l'orge qui a été vendu à des prix subventionnés: 1,60DH le kilo.

    Combler le déficit alimentaire a finalement permis trois effets. D'abord les prix des aliments de bétail ont peu augmenté, grâce à la mise sur le marché d'aliments composés et aux importations de luzerne et de betterave par le secteur privé et d'orge par le secteur public. Le deuxième point positif est que les marchés de viande ont été normalement approvisionnés. Le taux de mortalité animale ne s'est pas accru. Si certaines parasitoses internes ou externes ont pu apparaître dans des foyers très localisés, "le problème a rapidement pu être réglé", affirme-t-on au Ministère de l'Agriculture, les conséquences les plus délicates de la sécheresse étant les maladies qui peuvent atteindre les bêtes et provoquer des épidémies. Enfin, sur les marchés des ovins et bovins, les prix n'ont pas chuté.

    Quoi qu'il en soit, les responsables du secteur agricole affirment néanmoins que le besoin de pluie se fait désormais sentir. Si avant la fin du mois d'octobre aucune précipitation n'est enregistrée, les conséquences risquent alors d'être importantes.

    H.H.

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