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Le Canada apporte son expérience dans l'agro-alimentaire

Par L'Economiste | Edition N°:462 Le 12/03/1999 | Partager

· Un système de contrôle de la qualité en usine prochainement mis en place pour l'agro-alimentaire
· Le modèle sera calqué sur une expérience canadienne similaire
· Une filière-pilote pour commencer, la pêche


Dans l'agro-alimentaire, nul doute que la qualité sera dans un avenir proche la clé de la conquête des marchés internationaux. Or, à ce niveau, et selon tous les analystes, le Maroc accuse un retard certain.
C'est donc pour combler les lacunes enregistrées que sera mis en place prochainement le PGQ (Programme de Gestion de la Qualité), programme conjoint maroco-canadien. L'entente d'engagement a été signée le 26 février à Rabat. L'application du PGQ démarrera donc prochainement dans 25 unités de transformation de produits de la mer dans la région d'Agadir, choisies comme établissements-pilotes pour le démarrage du programme. Le coût estimé de la phase-pilote s'élèvera à près de 5,6 millions de DH, financés à parts égales par le Maroc et le Canada. Mais plus que le financement, le Canada apportera principalement son expertise et son savoir faire en matière de promotion de la qualité. En effet, le PGQ prévu au Maroc est calqué sur un programme similaire qui a déjà fait ses preuves.

Système d'inspection amélioré


Le PGQ canadien a été mis en place en février 1992. Il s'agissait du premier programme de contrôle des aliments du monde fondé sur les principes du HACCP. Au Canada aussi, l'application du programme a débuté par la filière de transformation des produits de la mer. Implanté avec succès dans plus de 1.200 établissements de transformation du poisson, le programme s'est révélé être, selon l'évaluation du Ministère de l'Agriculture canadien, "un excellent exemple de collaboration Etat-industrie".
Le PGQ de contrôle adopte un système d'inspection amélioré qui oblige toutes les installations de transformation inscrites à mettre en oeuvre une procédure de gestion de la qualité en usine. Il fait beaucoup donc plus appel aux notions de détection et de prévention qu'à celles de répression et de sanctions, les maîtres-mots du contrôle tel qu'il est pratiqué actuellement.
"L'approche actuelle du contrôle qualité se limite au produit fini. En fait, ce sont tous les maillons de la chaîne de production qui doivent être soumis au contrôle", explique M. Mohamed Majdi, chef de la DRF (Division de la Répression des Fraudes) qui dépend du ministère de l'Agriculture. Cette approche ne peut être obtenue qu'avec la pleine adhésion de l'entreprise contrôlée. D'où l'intérêt du PGQ. Ses autres avantages sont un processus simplifié de certification, une intervention limitée de l'Administration et la réduction des coûts de contrôle. Pour l'industrie de la pêche marocaine par exemple, le système de contrôle actuel mobilise pas moins de 14 millions de DH par an. L'application du PGQ permettrait de diviser ce chiffre par 10.

Ghassan KHABER







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