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    L'assurance export : Les demandes sur l'Algérie sont "mises à l'étude"

    Par L'Economiste | Edition N°:146 Le 22/09/1994 | Partager

    Les banques algériennes continuent de payer les livraisons marocaines effectuées avant les derniers incidents, mais sur le terrain la situation reste embrouillée: la règle est devenue le passage via l'Espagne ou la France ou Par avion.

    Si les échanges se poursuivent avec l'Algérie, la Smaex étudie "avec vigilance les demandes nouvelles de couverture " En clair, les dossiers sont gardés en instance en attendant une clarification de la situation.

    La détérioration des relations maroco-algériennes incite la Smaex (Société Marocaine d'Assurance à l'Exportation) à la prudence dans la délivrance des "agréments" d'assurance pour les opérations envisagées avec ce pays . L'institution souhaite ainsi éviter de se trouver confrontée aux mêmes difficultés financières occasionnées par le conflit irakien. Le montant des impayés s'était élevé à 140 millions de Dirhams. Depuis 1991, du fait de l'embargo, les échanges avec l'lrak sont suspendus. Les paiements sur l'Algérie et la Libye, principales destinations assurées par la Smaex, s'effectuent "normalement". Les échéances sur l'Algérie s'étalent sur 1994 et 1995.

    M. Abdelhamid Jouahri. président-directeur général de la Smaex, indique que les garanties antérieures sont maintenues en vigueur. Quant aux nouvelles demandes d'agréments d'assurance, elles sont à l'étude en attendant de voir I' évolution de la situation politique.

    Ce point de vue est confirmé par les opérateurs qui signalent que les banques algériennes n'ont reçu aucune directive particulière concernant les opérations avec le Maroc.

    Le volet risque politique est une activité que la Smaex gère pour le compte de l'Etat. Au moment où nous mettons sous presse, la Smaex n'avait reçu aucune instruction particulière concernant la couverture des opérations avec l'Algérie. Mais I'affaire irakienne l'incite a être circonspecte. Le risque politique a constitué en 1993 le quart du montant des capitaux assurés, soit 500 millions de Dirhams. Géographiquement. l'Algérie et la Libye sont les principaux pays sur lesquels est concentré ce type de risque. Les secteurs les plus concernés sont le textile et les produits pharmaceutiques .

    Le risque politique résulte du non-paiement par un débiteur étranger, que celui-ci soit un établissement public, une administration ou un client privé. Cette défaillance provient de l'impossibilité pour lui de tenir ses obligations suite à un moratoire, un fait de guerre, une émeute, une révolution....Le risque monétaire consiste, lui, en un risque de non-transfert.

    F.M

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