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Politique

L'Algérie secouée par la grève des enseignants

Par L'Economiste | Edition N°:1655 Le 04/12/2003 | Partager

. Vague de radiations, établissements scolaires paralysés… Le verdict est tombé. Les enseignants grévistes ont été radiés. Les lycées de la capitale sont, hier encore, restés fermés. Pour la presse algérienne, les élèves refusent “la logique suicidaire” du gouvernement.Hier matin, devant la plupart des lycées de la wilaya d'Alger, les enseignants étaient rassemblés accompagnés de leurs élèves. L'accès à l'intérieur des établissements est interdit aux enseignants au motif qu'ils sont considérés comme radiés. Sitôt la nouvelle sue, les élèves des différents établissements du secondaire sont sortis dans les rues pour manifester leur colère contre la tournure prise par la crise, qui dure depuis près de huit semaines. Les manifestants, pour la plupart futurs bacheliers, scandaient: “Nous voulons nos enseignants. Nous ne voulons pas de stagiaires”.“Depuis le début de la crise personne ne nous a sollicités pour connaître notre point de vue, ni ce que nous pensons de cet épineux problème dont nous sommes les premiers concernés”, a déclaré un élève au journal algérien Al Watan.Mais les manifestants ont été dispersés par les services de sécurité présents en force sur les lieux de regroupement des élèves. Toutefois, et selon les observateurs, les policiers ont été corrects avec les lycéens. Ils ont essayé à maintes reprises de les persuader de rejoindre leurs classes ou de rentrer chez eux.Des actions similaires ont été enregistrées dans plusieurs wilayas, comme celle d'Oran où 17 élèves ont été embarqués par la police. Les contestataires criaient à tue-tête “houkouma hagara” (gouvernement rabaissant). Le terme “hogra” utilisé dans les évènements de Kabylie est revenu en force. La grève a aussi gagné d'autres niveaux. Les enseignants de l'école complémentaire Ayadi-Chérif à Bir Labiod, au sud-est de Sétif, sont entrés, depuis lundi dernier, dans une grève illimitée. Protestant contre l'absence totale de chauffage, les enseignants revendiquent l'installation de la chaudière du chauffage central, afin de leur permettre d'accomplir leurs tâches dans des conditions décentes.Les grévistes s'élèvent contre le fait qu'au moment où les élèves et enseignants grelottent, transis par le froid glacial que connaît la région, l'administration elle, est, surchauffée. L'administration du CEM, dans le but de dénouer cette crise, a procédé, hier, à l'installation de poêles à mazout, mais les enseignants voient que cette solution provisoire est insuffisante, car ces poêles ne seront mis en marche que pendant une ou deux heures par jour et ce, vu la non-disponibilité du gasoil, très demandé pendant cette période hivernale.Synthèse L'Economiste

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