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La situation dans le monde

Par L'Economiste | Edition N°:460 Le 10/03/1999 | Partager

· 2 milliards de personnes n'ont pas accès à l'eau potable
· PVD: 90% des eaux usées rejetées sans traitement


Après des années de négligence, la planète terre mesure l'impact de son inconscience. Et il faudra beaucoup d'efforts et surtout beaucoup d'argent pour redresser la barre. Préoccupation apparue à la fin des années 60, la protection de l'environnement fut d'abord le combat d'idéalistes, amoureux de la nature, puis celui d'activistes. Aujourd'hui, les menaces se précisant, elle apparaît comme l'enjeu économique majeur du 21ème siècle.
Mais rien ne coûtera plus cher que la lutte contre le réchauffement de la planète. Ce fameux effet de serre est un énorme problème à lui seul. Actuellement, c'est le branle-bas de combat pour tenter de réduire ce "trou" de la couche d'ozone.
La mobilisation pour lutter contre ce phénomène a véritablement commencé en décembre 1997, à la Conférence de Kyoto au Japon, sur le changement climatique et où le Maroc a participé pour défendre sa position parmi les 160 pays présents. Les émissions annuelles de gaz à effet de serre du Maroc ne dépassent pas 1,3 tonne de CO2 par habitant.
Au Japon a été adopté un protocole à la Convention sur le climat imposant des réductions jugées juridiquement contraignantes de 5,2% en moyenne des émissions de gaz à effet de serre aux pays industrialisés en 2008-2012. En novembre 1998, à Buenos Aires, après de pénibles négociations, un plan d'action a été adopté. Objectif, concrétiser les dispositions du Protocole de Kyoto. Actuellement, l'Afrique toute entière produit pas moins de 700 millions de tonnes de CO2, soit moins que l'Inde (800 millions) et à peine plus que la Grande-Bretagne (600 millions). De plus, trois pays africains seulement émettent 460 de ces 700 millions de tonnes: l'Afrique du Sud (300 millions), l'Egypte (100) et l'Algérie (60). L'Afrique sera le continent le plus touché par le réchauffement, devant l'Asie, selon les pronostics des experts et scientifiques. Ce qui est d'autant plus alarmant que ses moyens pour préparer des stratégies d'adaptation sont extrêmement réduits. Même un réchauffement limité risque d'avoir des effets très graves.
Concernant l'eau potable, près de 2 milliards d'individus n'y ont pas accès, selon les données d'organisations internationales. Chaque année, 5 millions de personnes meurent à cause d'impureté et de germes présents dans l'eau qu'elles consomment. De plus, 70% de la consommation globale d'eau potable est absorbée par l'agriculture, avec une tendance à la hausse. Dans la majorité des grandes villes du tiers monde, 90% des eaux usées sont rejetées directement, sans traitement, dans la mer ou les fleuves. Fortement touchée par la désertification, l'Afrique est aussi la région du monde qui souffre du plus grand déficit en eau.


Le prix international de l'eau


C'est un fait. L'approvisionnement en eau est de plus en plus cher. Dans le monde, c'est en Allemagne que l'eau est la plus coûteuse. C'est ce que révèle une étude réalisée par le National Utility Services (NUS) et publiée chaque année aux Etats-Unis(1). Pour la période allant de juin 1997 à juillet 1998, les prix ont augmenté presque partout. En Allemagne, ils ont connu une hausse de 15,22%, passant à 3,44 DM (1DM= 5,4 DH) par m3 en moyenne, ce qui place le pays en tête de liste internationale. Arrivent ensuite le Danemark avec une hausse de 12,5%, la Belgique (22%) ou encore les Pays-Bas (2,105%). En revanche, la France enregistre un recul de 0,85% pour un prix du m3 à 2,22 DM. De l'autre côté de l'Atlantique, aux Etats-Unis plus précisément, le m3 d'eau ne coûte que 0,92 DM.

Meriem OUDGHIRI

(1) Source: IFAT 99, 12ème Salon International de l'Environnement et de la Dépollution.

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