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    Politique Internationale

    La rentrée dans les salles de sport : Le step et le stretching relèvent l'aérobic

    Par L'Economiste | Edition N°:145 Le 15/09/1994 | Partager

    La rentrée est l'occasion de toutes les résolutions de ne saine. Ceux qui ne cherchent pas les records mais veulent entretenir leur forme se dirigent vers les salles de sport Pour les femmes surtout, les gymnastiques y sont de plus en plus sophistiquées et connaissent des modes.

    Pour une "rentrée pleine forme" nourrie par de bonnes résolutions, les clubs et salles de gym sont encore vides. Quelques devanciers profitent de l'espace libre des salles de danse, du silence des saunas et des bains maures. Les cours ressemblent à des leçons particulières. C'est plutôt à partir d'octobre que les clubs se rempliront, disent les responsables.

    Après les vacances, la reprise de la vie professionnelle se veut difficile, capricieuse. Mais le besoin d'une remise d'aplomb existe. Il peut être atteint par une voie idéale: le sport, particulièrement la culture physique en salle. Même les personnes restant au foyer y trouveraient une occupation saine, lorsque les conjoints sont au travail et les enfants à l'école.

    L'entretien du corps par la gymnastique est un loisir et même une culture qui entre doucement dans les moeurs. "Le corps humain est fait de ligaments et de muscles qu'il faut entretenir par la gymnastique", affirme Hugo Broussard, kinésithérapeute et propriétaire du centre Paranfa-Sports. Celle-ci fait que l'on doive croquer la vie à pleines dents, nous sommes faits pour mourir. Mais mieux vaut mourir en forme que malade", suggère-t-il en s'esclaffant.

    Pour cela il faut s'entretenir dans tous les sens du terme: intellectuellement et physiquement. "Je trouve que c'est se respecter et respecter son prochain que de s'entretenir", surenchéri Monique Cohen Scali, esthéticienne paramédicale et professeur de gym du centre.

    Fais-moi maigrir

    Le mobile premier qui pousse une femme ou même un homme à s'inscrire dans un club est de maigrir. Désir qui frise parfois l'obsession. "Certaines me disent: fais-moi maigrir salis que je ne change rien à ma gourmandise et sans que j'y consacre trop d'efforts!", dit M. Broussard en riant Il existe d'autres aberrations: certains gros croient qu'avant de faire du sport il faut d'abord maigrir par un régime alimentaire, sinon la graisse risque de se durcir ou de se transformer en muscles; "Débile!", lance M. Broussard.

    Malgré les vieilles idées reçues sur le sport, l'irrégularité fréquente dans la pratique de la gym. Certains inconditionnels, surtout parmi les jeunes, ne manqueront un cours pour rien au monde, cultivent de manière assidue un corps affiné et musclé. Dans tous les clubs ouverts sans interruption tous les jours de la semaine de 7h ou 8h du matin jusqu'à 20h ou 21 h, ainsi que le samedi matin pour la plupart, sont dispensés obligatoirement au moins 3 disciplines de culture physique et des cours de danse orientale. Seuls les grands clubs disposent de salles de body building équipées d'appareils de musculation. Les autres ont pour instruments de musculation des altères, des masses (bracelets en fer de 1 à 2kg).

    L'aérobic, gymnastique rapide basée sur des sauts, dont le but est de brûler des calories et de faire transpirer au maximum. perd de sa popularité au profit du stretching axé sur le travail des muscles en élongation et ries exercices plus lents.

    Un homme enseigne la danse orientale

    En tant que gym plus tonique mais moins violente que l'acrobic, la gymdanse. encore appelée aéro-jazz ou parfois abusivement danse moderne. est un mélange de gym et de danse qui a le vent en poupe.

    Le funk-stretching est un cours composé de danse rythmée et d exercices d'étirement musculaire et de souplesse. Toutes ces disciplines sont pratiquées dans des styles plus ou moins différents dans tous les centres.

    "Espace" donne aussi des cours de danse brésilienne, danse de défoulement accompagnée de percussions, et "Les 7 merveilles" des cours de barre classique et de maintien. Au Printemps, club mixte (3 jours par semaine pour femmes alternés avec 3 jours par semaine pour hommes); un cours de zen quan do est donné le soir aux garçons de 6 à 12 ans, ainsi qu'un cours de karaté pour adultes. Chez Broussard, club essentiellement féminin, sont donnés des cours de maintien et de danse orientale pour enfants le mercredi après-midi et des cours de full-contact 2 fois par semaine pour hommes.

    La grande nouveauté cette année au Maroc est le step, du nom de l'instrument utilisé par cette gymnastique, qui fait fureur aux Etats-Unis et en Europe depuis 2 à 3 ans. A cause de la rareté des professeurs qualifiés, les cours de step sont dispensés dans très peu de clubs, comme, par exemple, chez Broussard, ou au centre Espace. Le step est un genre d'escabeau sans pied (700DH pièce à Makro avec la cassette vidéo de Jane Fonda) à l'aide duquel on peut faire de la marche en escaliers sur place.

    Cet exercice est la base de multiples autres exercices qui peuvent se pratiquer avec le step. C'est aussi une gymnastique violente, d'endurance et de musculation, destinée à des personnes relativement jeunes, sans antécédents cardio-vasculaires. Elle fait travailler surtout les membres inférieurs et toute la ceinture pelvienne.

    Le cours vedette de tous les clubs qui réunit en général le plus de monde, est incontestablement le cours de danse orientale bien que souvent cette discipline ne soit pas toujours sérieusement enseignée.

    Au Maroc elle est plutôt sous-estimée et n'a pas de statut. Pourtant, c'est une danse artistique et très féminine, codifiée, enseignée dans des écoles en Egypte, en Europe et aux Etats-Unis. Par ailleurs, elle exige une sensibilité par rapport à la musique orientale. Chez Espace, le professeur est un homme. C'est Nour "Cela impose peut-être plus de respect", fait remarquer Leïla Benjelloun, directrice du club.

    Le cours du professeur Nour se décline en une partie échauffement, en décomposition des mouvements, en un temps d'enchaînements et se termine par la relaxation. "Pour danser l'oriental, il faut aussi bien ressentir la musique n'y a des femmes qu'il est difficile de faire bouger de leur place. C est pourquoi, en plus de la musique, un percussionniste accompagne le cours", ajoute Mme Benjelloun.

    B.L.

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