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    Economie

    La Météorologie Nationale ne craint pas Internet

    Par L'Economiste | Edition N°:295 Le 11/09/1997 | Partager

    Des sites Internet commencent à proposer gratuitement les prévisions météo de différents pays, y compris celles du Maroc.
    Le réseau des réseaux alimente le débat commercialisation/gratuité du service météo.


    Température: 29°C, humidité: 32%, vitesse du vent: 33 kilomètres par heure. Nous sommes sur le site Internet de la chaîne de télévision américaine CNN. Ces données météorologiques concernent la ville de Tanger au 2 septembre 1997 à 18 heures. D'une simple pression sur la souris, les internautes peuvent aussi connaître le temps qu'il fera pour les quatre jours à venir et avec un coût quasi nul. Du moins sauf le prix de la connexion au réseau des réseaux.

    Les prévisions ne concernent que quelques villes du pays. Par ailleurs, les données ne sont pas très exhaustives. Pour les prochains jours par exemple la CNN ne propose que les températures et l'état du ciel (nuageux ou pas). En revanche, l'existence de ce type de données gratuitement, sur Internet, ravive le débat sur le caractère commercial ou pas du service météo. Pour la Direction de la Météorologie Nationale, qui vend ces prévisions, sauf pour la Défense Nationale et la Protection Civile, l'enjeu est important. La commercialisation du service lui rapportera près de 40 millions de DH (prévisions 97). La Direction ne s'inquiète pas pour autant. Plus de 98% des recettes proviennent de demandes spécifiques auxquelles les services gratuits étrangers ne peuvent pas répondre. Un agriculteur, par exemple, sera intéressé de savoir si un chergui menace ses cultures ou pas ou alors voudrait connaître des précipitations quotidiennes pour une période donnée et une région déterminée (365 valeurs sont facturées au prix de 100 DH). «A ce titre, nous ne craignons donc pas la concurrence», explique M. Abdeslam Chaâchou, responsable de la Division de la Communication et de la Commercialisation à la Direction de la Météorologie Nationale (DMN).
    Plus spécifiques sont aussi les besoins émanant des grands clients de la météo nationale tels que l'ONDA, l'ONE, le Ministère de l'Agriculture et 2M.

    Si la Météo Nationale ne voit pas réellement pointer la menace d'Internet, elle ne cache pas en revanche son intérêt pour la «quatrième dimension» (Internet est aussi connu sous cette appellation). Un site Web, en cours d'élaboration, devrait bientôt proposer des prévisions très précises sur la situation météorologique du pays. La DMN compte à ce niveau profiter du champ libre laissé par les informations «très générales» fournies par les services étrangers.
    En fait, le débat sur la commercialisation du service météo n'est pas spécifique au Maroc. «La majeure partie des recettes de France météo proviennent du serveur vocal qui est payant», ajoute M. Chaâchou. Le même type de service existe au Maroc. Le serveur est gratuit, mais d'un contenu très général, bien qu'il diffuse aussi des avis d'alerte d'orages. La DMN envisage de le rendre payant moyennant une amélioration des prévisions fournies.

    Un été pas comme les autres


    L'été est en principe synonyme de vagues de chaleurs, de cumulus de beau temps et, depuis la tragique catastrophe de l'Ourika, de violents orages aussi. Les intempéries qui ont eu lieu entre les 20 et 26 août n'avaient peut être pas la même intensité, mais ont tout autant que l'Ourika provoqué des dégâts matériels et humains. Dans un communiqué de presse diffusé le 28 août dernier, le Ministère de l'Agriculture, de l'Equipement et de l'Environnement donne son explication du phénomène: la rencontre entre l'air froid d'altitude et l'air chaud de la surface du sol. Ce qui génère une forte convection, accentuée par les reliefs. Celle-ci donne naissance à de puissantes cellules nuageuses instables qui éclatent à leur tour en orages très forts accompagnés parfois d'averses et de grêle. «Malgré la violence de ces orages, il n'a pas été noté de dégâts importants aux infrastructures routières et hydrauliques», ajoute le communiqué. Le document ne dresse pas le bilan des dégâts humains.

    Mohamed BENABID

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