×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Dossiers

    La CNCA cherche ses marques

    Par L'Economiste | Edition N°:300 Le 16/10/1997 | Partager

    La CNCA lime ses outils afin de mieux servir l'agriculture. Plusieurs chantiers annoncés: bonification des taux d'intérêt, recapitalisation et nouveaux statuts.


    En 1998, le financement du secteur agricole sera totalement rénové. Toutes les décisions y afférentes ont déjà été annoncées et un nouveau DG installé. En attendant, le gouvernement devra mettre en oeuvre les mesures d'urgence permettant d'engager la campagne dans de bonnes conditions.
    Premier point: le gouvernement a décidé de consolider les créances de la CNCA sur les agriculteurs avec une bonification des taux d'intérêt variant entre 5 points pour les petits et 1 point pour les grands. Les concernés sont cependant tenus de régler une partie de leurs dettes pour pouvoir bénéficier de cet allégement. L'impayé du secteur agricole s'élève à 5 milliards de DH au 31 août 1997 contre 3,4 milliards en décembre 1996. Cette enveloppe concerne au total 228.000 agriculteurs, qui n'étaient donc pas éligibles à de nouveaux crédits.
    La CNCA va par ailleurs abandonner les intérêts de retards et les frais de poursuite pour tous les clients qui adhèrent au plan. Point important: l'opération d'allégement des dettes des agriculteurs devra être clôturée au plus tard le 31 décembre prochain. Cette opération, qui ne concerne pas les créances non agricoles, devrait coûter à l'Etat 950 millions de DH sur une période de 10 ans.
    Pour ce faire, l'Etat va encore mettre la main à la poche.

    Deuxième point, le Trésor va avancer 250 millions de DH pour la recapitalisation de la CNCA. Cette enveloppe constitue une première tranche destinée à reconstituer la trésorerie de la Caisse en vue du démarrage de la campagne. L'effort de recouvrement permettra de renforcer les moyens. Une rallonge sera décidée en fonction des besoins futurs. En attendant, la Caisse a déjà adopté les techniques bancaires avec la tarification des services et la réduction du poids des ressources externes grâce au relèvement du niveau des dépôts. A fin août, ce poste totalisait 5,1 milliards de DH, en hausse de 15% par rapport à la même période de l'année précé-dente.
    Les pouvoirs publics ont décidé, en troisième lieu, de favoriser la reconstitution de la capacité productive des agriculteurs, condi-tion essentielle pour le traitement durable du surendettement. A cet effet, une prime à l'investissement a été instituée au profit de l'agrumiculture, de l'oléiculture, de l'équipement des exploitations en matériel agricole, de l'économie de l'eau d'irrigation et de la valorisation de la production agricole. Cette prime consiste en la prise en charge par l'Etat d'une partie des intérêts relatifs aux emprunts contractés auprès du Crédit Agricole. Un budget de 500 millions de DH est prévu pour les cinq prochaines années.

    Autre mesure d'ordre structurel: les statuts de la Caisse seront profondément redéfinis. L'objectif est de lui permettre de jouer son rôle de banque. L'Etat devra prendre le relais pour la mission de service public. De même, les relations entre le siège et les agences devront être revues avec un renforcement de la décentralisation et de la régionalisation. D'ailleurs, le Ministère de l'Agriculture a annoncé la création d'une Banque Nationale de Crédit Agricole (BNCA) à capitaux publics. A côté, il sera créé des banques régionales de crédit agricole détenues à part égales par la BNCA et les agriculteurs.o

    Mohamed CHAOUI

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc