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Affaires

La Chine, vedette en Allemagne

Par L'Economiste | Edition N°:2350 Le 30/08/2006 | Partager

. Le 1er Salon des biens de consommation au monde lorgne le marché asiatique. La chasse aux copieurs s’organiseLA Chine a marqué l’événement, cette année, au Salon international des biens de consommation de Francfort. Ce 1er rendez-vous mondial des affaires, plaque tournante du négoce in situ, garde les yeux rivés sur un marché en vogue qui offre à la clé près de 1,5 million de consommateurs. Le salon «Interior Lifestyle», une manifestation-phare de la Foire internationale de Francfort, se tiendra extra-muros, dans l’empire du Milieu du 13 au 16 septembre 2007. Une «belle opportunité» pour les opérateurs dans le domaine des biens de consommation haut de gamme. Nicolette Naumann, vice-présidente de la Foire internationale de Francfort, multiplie les arguments dans ce sens: l’évolution politique et économique extrêmement rapide qu’a connue le pays ces dix dernières années, le PIB qui a plus que doublé durant la même période induisant un pouvoir d’achat de quelque 6.000 dollars en moyenne en 2005 et les effets de la mondialisation qui ont fait que le marché chinois s’est de plus en plus ouvert aux produits occidentaux. Ainsi, Naumann balaye d’un trait les craintes exprimées par un journaliste sur le manque d’adaptation du consommateur local à des produits tendance, conçus pour un consommateur à la fois branché et exigeant. «Ce profil commence à émerger parmi les consommateurs chinois», assure-t-elle. Mais la manifestation en Chine n’est pas exempte de risques. Un en particulier donne des sueurs froides aux opérateurs pourtant à l’affût des avantages qu’offre ce marché. Il s’agit de celui d’exposer leurs produits au danger de la contrefaçon. Au lieu de se déplacer, les champions de la copie auront un foisonnement d’articles à reproduire. Naumann se veut rassurante. Les responsables de la Foire internationale de Francfort ont prévu des mesures permettant à leurs clients de protéger leurs modèles.La qualité est, par ailleurs, le credo de la foire des biens de consommation de Francfort qui, au fil des ans, a réussi à fidéliser un large public, notamment parmi les professionnels VIP. La manifestation de cet été, tenue du 25 au 29 août 2006, n’a pas dérogé à la règle. 3.207 exposants de 78 pays ont fait le déplacement au parc des expositions de Francfort. Un concentré d’idées novatrices et de créativité dans l’air du temps. L’espace est des plus concurrentiels. Les gros producteurs de biens de consommation et les designers à la page se retrouvent à Francfort pour imposer leur style, se faire de nouveaux clients et repartir avec des contrats d’affaires scellées ou la besace pleine de nouvelles adresses. Le visiteur vient lui, à défaut d’acheter, faire le plein d’idées, d’images et de sensations fortes. Meubles et tissus d’intérieur, bijoux, bibelots, produits de beauté et de bien-être cohabitent dans cette grande exposition. Le tout dans un mélange subtil de produits et de couleurs. «Des valeurs anciennes, de nouvelles qualités». Le slogan affiché par les organisateurs entend faire la promotion d’un design qui mise sur «l’authenticité, la durabilité et l’écologie des produits». Des valeurs qui sont dans l’air du temps dans le monde et particulièrement en Allemagne. Un jeune créateur allemand propose des objets utilitaires pour le bureau et la table, dans des matières recyclables. Mais au-delà, le point commun à ses produits c’est l’ingéniosité. Les jeunes talents ont leur place dans cette foire qui se fait un point d’honneur de promouvoir la créativité. Une jeune designer marocaine, que nous avons rencontrée dans les dédales du parc des expositions, a fait le déplacement à Francfort, «sur ses propres frais et pour le plaisir», assure-t-elle. «C’est un lieu d’inspiration unique». La jeune femme déplore qu’il n’y ait rien, ou presque, pour encourager un secteur qui connaît certes ses premiers balbutiements au Maroc, mais qui est promu à un bel avenir.


Exposants français pour produits marocains

LES Marocains font pâle figure au salon francfortois. 5 exposants seulement sont présents sous la bannière du pays qui étalent leurs produits sur une superficie totale de 120 m2. Tous passent par la Maison de l’artisan qui prend en charge, à 50%, leurs frais de location des stands. Il y en a d’autres, également peu nombreux, qui préfèrent se débrouiller seuls et qui sont des habitués de la foire. Au stand Maroc, l’ambiance est plutôt maussade. Un jeune créateur de Marrakech, présent pour la première fois à la foire, se plaint du positionnement du stand Maroc. «C’est au fond du hall, les visiteurs sont fatigués lorsqu’ils arrivent à notre hauteur et n’ont plus envie de s’attarder pour discuter ou même pour regarder nos articles», confie-t-il. Sur un espace total de 9 m2, le jeune artisan de Marrakech propose un assortiment de bougies de décoration, converties en lampadaires. Elles se présentent dans des formes et des tailles variées. Les lampes sont incrustées dans des blocs de cierges où des formes en bois et en métal sculptés offrent le double emploi de décoration et d’aération. Un produit nouveau qui trouve aujourd’hui preneur. Le fabricant ayant derrière lui une longue expérience de représentant pour une firme internationale qui a des bureaux en Espagne et en Grande-Bretagne. Il déplore, toutefois, l’état de plus en plus stagnant du marché local. «L’artisan marocain est livré à lui-même. Il est confronté à la concurrence asiatique de plus en plus offensive en même temps qu’il se voit surclassé sur son propre terrain par des fabricants étrangers qui ont plus de moyens matériels et se voient offrir des avantages par l’Etat marocain». Ce sont ses artisans new-look que la Maison a invités en force cette année au salon de Francfort. Parmi eux, un industriel français qui a délocalisé sa société à Fès après avoir vendu ses 28 boutiques en France. Il paraissait content de cette expérience dans un salon qu’il connaît bien pour l’avoir fréquenté en tant que simple visiteur plusieurs fois dans le passé. La Maison du Maroc lui a offert la possibilité d’être «l’ambassadeur» du produit Maroc. Sa spécialité: le fer forgé. Ses articles prennent leur source d’inspiration dans la tradition marocaine, mais offrent des tons et des couleurs modernes. Mais surtout, ils misent sur la fonctionnalité et la qualité. Une table polie, induite d’un produit antirouille. Une petite plus-value mais qui fait toute la différence. Un acquéreur allemand s’est plaint à son ami marocain qui lui en avait fait cadeau que sa table en faïence et fer forgé laisse des taches de rouille chaque fois qu’il la déplace. La copie du même modèle au cachet marocain certain, mais fabriquée en Chine, fait fureur aujourd’hui. Elle se vend comme des petits pains dans les hypermarchés en Europe dans une forme pliable, facile à transporter. Former les artisans marocains à la qualité et à l’esprit marketing, c’est tout le défi que doivent relever les responsables du gouvernement. Adil Douiri en fait un pont d’honneur. C’est dans cet esprit qu’il aurait initié sa stratégie nationale pour l’artisanat. Un projet qui n’a pas encore démarré, mais qui se fixe le délai de 2015 pour faire de l’artisanat national un secteur compétitif.Khadija RIDOUANE

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