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Meknès-Tafilalet: Grand-messe sur le tourisme

Par L'Economiste | Edition N°:2350 Le 30/08/2006 | Partager

. Une rencontre régionale organisée les 2 et 3 septembre. Débats et ateliers sur le potentiel inexploité de la région. Un nouveau président pour le CRT Nichée entre remparts, monuments et sites historiques, la région de Meknès - Tafilalet se débarrasse peu à peu de sa nonchalance et se cherche une place parmi les destinations touristiques les plus prisées du Royaume. Elle abrite, les 2 et 3 septembre, la première rencontre régionale sur le tourisme sous le thème «La région Meknès-Tafilalet: une destination touristique d’avenir». Au menu figurent des interventions plénières et débats sur le potentiel touristique régional et les perspectives de développement, le repositionnement du produit cultuel, le tourisme rural et l’investissement touristique. Des thèmes qui seront animés par des spécialistes en la matière et par les opérateurs de la région. Pour Hassan Bahi, directeur du Centre régional d’investissement (CRI) de la région Meknès-Tafilalet, il s’agit de la plus importante rencontre sur le tourisme dans la région. «Avec son produit riche et diversifié et son équilibre intra et inter-régional, le processus de mise à niveau de la ville, la réhabilitation des monuments historiques et l’adhésion des opérateurs , la région possède tous les ingrédients pour mettre en avant son potentiel et s’inscrire avec force dans l’esprit et les orientations de «La Vision 2010», indique-t-il.Du même avis, de nombreux opérateurs touristiques de la région estiment que Meknès-Tafilalet est une destination délaissée depuis plusieurs années. Et certains dénoncent ouvertement l’indifférence affichée par l’ONMT (Office national marocain du tourisme) à l’égard de la région. C’est le cas de Nidal Lahlou, hôtelier à Meknès. Pour résumer, il pointe du doigt la faiblesse des associations professionnelles, le manque de l’investissement et donc de la capacité d’hébergement et des infrastructures touristiques (restaurants, parcs d’animation, etc.). Aujourd’hui, en organisant cette rencontre sur le tourisme, les autorités et les opérateurs espèrent mettre en avant les potentialités touristiques de la région, bénéficier de l’embellie qui s’opère au niveau national. Meknès-Tafilalet regorge de potentialités multiples et variées qui lui permetront de devenir une destination à part entière. De l’avis de nombreux spécialistes, l’équilibre qui caractérise son offre lui permet de satisfaire plusieurs types de demandes et durant toute l’année. La région dispose en effet d’un fort potentiel culturel, notamment avec le produit ville impériale classé par l’Unesco comme patrimoine universel de l’humanité, le site de Volubilis, la médina, les ksours. Elle constitue un carrefour d’échanges culturels avec ses moussems, ses manifestations, festivals, artisanats, arts populaires… La région est aussi réputée par la diversité des paysages et leur contraste (forêts, cédraies, palmeraies, lacs, sources, montagnes, dunes…). Elle offre aussi la possibilité d’exercice de plusieurs activités touristiques: trekking, randonnées pédestres et équestres, VTT, chasse-pêche... Sans oublier les autres produits de niches prometteurs: thermalisme, bains de sable, écotourisme, agrotourisme, sports, incentives, aventure… Pour l’ensemble des opérateurs, la richesse et la diversité du potentiel de la région exigent l’engagement d’une réflexion de positionnement très délicate. Toutes les déclinaisons de cette richesse ou de ce potentiel présentent un intérêt et il est difficile de porter l’attention pour l’une au détriment de l’autre. «La réflexion est engagée, nous espérons seulement que les autorités de tutelle comme les grands investisseurs s’y intéresseront parce que force est de constater qu’aucun n’est présent sur la région (CDG, Risma, Accor Maroc, Tikida, CMKD, Atlas Hospitality etc.)», déplore Nidal Lahou.


Remous

De nombreux opérateurs de Meknès-Tafilalet ont tablé sur le Centre régional du tourisme (CRT), qui a succédé au GRIT en 1999, pour promouvoir la région. Mais ils ont été déçus. Certains ont même coupé tout lien avec l’instance. «Depuis 2002, il n’y a eu ni assemblées générales ni réunions avec le bureau. Il n’y a pas non plus de structure juridique, ni de programme, ni de plan d’action. Ce qui a poussé nombre d’opérateurs à déserter le CRT et l’Office à suspendre ses subventions», indique Adil Terrab, opérateur touristique meknassi et vice-président du CRT.Aujourd’hui, un nouveau président vient d’être désigné par Hassan Aourid, le wali de Meknès-Tafilalet pour justement redynamiser le CRT et promouvoir la région. Même s’il ne fait pas l’unanimité, les opérateurs sont tout de même nombreux à tabler sur le nouveau bureau pour reprendre les choses en main. De son côté, Mustapha Meskini, nouveau président du CRT, hôtelier sur Azrou, indique qu’il est important aujourd’hui pour les opérateurs de dépasser les intérêts personnels et de participer activement au développement touristique de leur région et surtout de rattraper le temps perdu. De notre correspondante,Rachida BAMI

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