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International

La Chine se positionne en sauveur de l’Europe

Par L'Economiste | Edition N°:3432 Le 27/12/2010 | Partager

. Objectif: asseoir sa puissance et sécuriser ses exportationsLA Chine investit en Europe pour asseoir sa puissance et sécuriser ses exportations, de l’avis des analystes. Avec une force de frappe financière de près de 2.000 milliards d’euros de réserves de change et 2.200 milliards d’euros d’échanges commerciaux réalisés en 2010, la Chine renforce ses positions mondiales. Lors de sa tournée européenne, en octobre, le Premier ministre chinois, Wen Jiabao, avait promis de faire un grand effort pour soutenir la zone euro. C’est chose faite. «L’Europe sera un de nos principaux marchés pour investir nos réserves de change », a annoncé le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Jiang Yu. Dotée des premières réserves de change au monde, estimées à 2.648 milliards de dollars (1.900 milliards d’euros), la Chine se positionne en sauveur de l’Europe. L’attitude laisse sceptiques ceux qui pensent qu’elle cherche en réalité à assurer sa montée en puissance, après avoir ravi la place de deuxième économie mondiale au Japon, d’après les analystes cités par les Echos. En Grèce, Wen Jiabao s’est engagé à participer à l’achat de nouvelles obligations lorsque Athènes reviendra sur les marchés financiers. En novembre, le président chinois, Hu Jintao, a accordé son soutien politique au Portugal, mais sans s’engager sur des promesses d’achat d’obligations d’Etat. La Chine serait aussi prête à acheter 4 à 5 milliards d’euros de dette souveraine portugaise. La Chine a d’autres ambitions que l’achat de dette européenne. Au-delà, par exemple, des 900 milliards de dollars de bons du Trésor américain qu’elle détient, elle cherche à prendre pied en Europe pour faciliter au mieux ses affaires. En contrepartie du soutien politique à Athènes, la Chine entend par exemple faire du Pirée -premier port grec -le centre de transit de ses marchandises vers l’Europe. Si Pékin aide Athènes à créer un fonds de soutien à la marine marchande grecque doté de 5 milliards de dollars, c’est pour acheter des bateaux construits en Chine. Chaque déplacement du président ou du Premier ministre chinois s’accompagne de promesses de contrats qui se chiffrent en milliards d’euros. Et qui ciblent souvent les infrastructures, pour faciliter l’accès des entreprises chinoises au marché européen. A Ankara, en octobre, le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a appelé de ses voeux la création d’une «nouvelle route de la soie» ferroviaire entre la Chine et l’Europe via la Turquie, sur le modèle des itinéraires des caravaniers avant le XVI e siècle.F. Z. T.

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