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    La BMAO consolide son fonds de commerce

    Par L'Economiste | Edition N°:271 Le 13/03/1997 | Partager

    En attendant l'issue de l'opération de privatisation de la BNDE, son actionnaire de référence, la BMAO s'engage dans une mise à niveau. Mais cette dernière a besoin de renflouer ses fonds propres pour prendre un nouvel élan.

    Les actionnaires de la Banque Marocaine pour l'Afrique et l'Orient (BMAO) ont nommé officiellement, mardi 11 mars, M. Saïd Ibrahimi directeur général.
    Classée parmi les cinq plus petites banques de la place, la BMAO est dotée d'un capital de 200 millions de DH, détenu à hauteur de 55% par la BNDE, moins de 5% par la Lyonnaise des Banques, le reliquat étant réparti entre des investisseurs privés.
    Par rapport aux banques de taille comparable, la BMAO est insuffisamment capitalisée, la moyenne étant en 1995 de l'ordre de 350 millions de DH. Le renforcement futur de ses fonds propres reste tributaire de l'issue de la privatisation de la BNDE, son actionnaire de référence.
    Le management de la banque a toutefois engagé un plan d'action triennal sur la période 1996/1998 pour une remise à niveau.
    Le premier axe vise la mise en place d'une filière de l'engagement. "Il fallait fiabiliser l'activité de l'évaluation du risque et revoir les organes de décision d'octroi de crédit", explique M. Ibrahimi.
    La création d'un département du risque et l'élaboration d'un rating des entreprises ont contribué à faciliter la gestion courante des dossiers.

    Le deuxième axe consiste à repositionner la BMAO sur le marché. Un département aux particuliers récemment créé a pour tâche d'enrichir l'offre de produits. Parallèlement, des politiques d'exploitation en faveur des entreprises ont été arrêtées.
    "La banque dispose d'un fonds de commerce et notre objectif immédiat est d'adapter l'offre aux exigences de la clientèle acquise", ajoute le nouveau directeur général. Il est prévu dans un second temps de cibler des niches spécifiques.
    La réalisation d'un programme de rénovation des agences constitue le troisième axe du plan d'action. La BMAO dispose d'un réseau de 31 points de vente. L'investissement global réalisé en 1996 par autofinancement, par cession d'actifs
    non liés à l'exploitation et apport de l'actionnaire principal s'est élevé à 24 millions de DH. Il a concerné entre autres l'aménagement des agences. Trois agences ont été rénovés en 1996 et 5 autres le seront en 1997.
    En outre, la refonte du système informatique central a requis une dépense de 7 millions de DH. La migration de l'ancien vers le nouveau système devra s'achever cette année.
    Quatrième axe: restaurer la capacité bénéficiaire de la banque, notamment par la maîtrise du coût des ressources, l'amélioration de la production de crédit et la réduction de l'engagement improductif.
    "La BMAO se porte mieux que ne le disent les rumeurs", précise M. Ibrahimi. En 1996, son produit net bancaire s'est accru de 8,3% et il devrait s'améliorer de10% en 1997. Le résultat brut d'exploitation après amortissement a, lui, gagné 28% en 1996 et est appelé à croître de 30% cette année.

    Par ailleurs, les ressources de la BMAO ont augmenté de 0,4% seulement. Cependant, l'accent a été mis sur les dépôts non rémunérés. Ainsi, les comptes chèques se sont accrus de 8% contre 3,3% pour la moyenne du marché. Les comptes courants ont, eux, augmenté de 2,5% contre -1,4% pour l'ensemble du secteur.
    En revanche, les dépôts à terme ont accusé une baisse de 2%, conformément à la volonté de la banque de réduire le coût moyen de la ressource.
    Les engagements se sont, eux, maintenus à 1,709 milliard de DH. "Nous avons engagé une politique de recouvrement des créances énergique qui a débouché sur la récupération de 80 millions de DH de créances douteuses et contentieuses (CDC)". Le montant global des CDC est évalué à quelque 383 millions de DH.
    La BMAO vient de demander à Bank Al-Maghrib un délai supplémentaire pour achever le classement de ses créances en souffrance.

    Mouna KABLY

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